Léontine MENDÈS

 

 

Léontine MENDÈS

 

mezzo-soprano français

(New York, Etats-Unis, 05 janvier 1852 –)

 

 

Le 16 janvier 1876, Claude Debussy participa pour la première fois à un concert public à Chauny (Aisne), organisé par la Fanfare des Manufactures de glaces ; il y accompagna Léontine Mendès, alors élève de Mme Viardot et de Ponchard au Conservatoire de Paris, dans un programme composé d'extraits d'opéras (un air de la Juive d'Halévy, un air de Mignon d'Ambroise Thomas) et de pièces instrumentales. Mendès a obtenu au Conservatoire un deuxième accessit de chant et un second prix d'opéra-comique en 1876, puis un premier accessit de chant et un premier prix d'opéra-comique en 1877. Engagée à l'Opéra-Comique puis à l'Opéra, elle quitta ce théâtre pour aller chanter à Marseille, Rouen, Bordeaux, Lille, Lyon, en Belgique, en Hollande, en Grèce, etc. Elle abandonna le théâtre en 1892 pour se consacrer au professorat à Paris.

En 1897, elle habitait 14 rue de Constantinople à Paris 8e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a débuté le 18 janvier 1878 dans le Char (Fernande) d'Emile Pessard.

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 16 septembre 1878 dans Faust (Siébel).

 

Elle y chanta en 1879 les Huguenots (Urbain) et le Prophète (Berthe).

 

 

 

 

 

 

 

 

Mlle Léontine Mendès (et non pas Mme Mendez ainsi qu'on l'avait écrit dimanche dernier) prend, (elle aussi comme tant d'autres excellentes cantatrices qui ne peuvent se faire faire place à Paris) la carrière italienne. Elle travaille l'italien avec M. Silvio Moschini, et reçoit déjà de superbes propositions pour l'Italie, où elle aura bientôt un brillant engagement.

(l'Europe artiste, 23 septembre 1883)

 

Mlle Léontine Mendès, le gentil mezzo-soprano dont nous avons parlé, vient d'être engagé à Milan pour y interpréter les Dragons de Villars.

(le Ménestrel, 30 septembre 1883)

 

Mlle Léontine Mendès est engagée au théâtre Manzoni, de Milan, à de très belles conditions, pour chanter les Dragons de Villars, interprétés pour la première fois en italien.

Tous nos vœux accompagnent la jeune et sympathique artiste que nos directeurs parisiens ont eu la maladresse de laisser partir.

(l'Europe artiste, 21 octobre 1883)

 

Bayonne. Depuis notre dernier courrier, nous avons eu deux représentations de M. Guillemet et une de Mlle Léontine Mendès, ces deux artistes ont eu du succès et nous savons gré à M. Guffroy de nous avoir procuré le plaisir de les entendre. Mlle Mendès a paru dans Mignon et a su s'y faire apprécier. [...]

La Favorite, annoncée pour ce soir avec le concours de Mme Appia, de Bordeaux, se trouve retardée par indisposition, nous avons eu à la place l'avantage de revoir Mlle Mendès dans les Dragons de Villars. Mlle Léontine Mendès, qui a remarquablement chanté Rose Friquet, a été vivement applaudie après chacun de ses morceaux, et notamment après le grand air du troisième acte, dans lequel son talent a brillé de tout son éclat. Mme Lévy-Brun jouait Georgette, c'est dire que ce rôle a été bien tenu ; nous n'en sommes plus d'ailleurs à compter les succès de notre sympathique Dugazon. M. Brissac (Sylvain) a été assez bon, ce qui prouve qu'il peut bien faire s'il veut s'en donner la peine. M. Chazaux (Belamy) a été au-dessous de la moyenne, nous espérions mieux pour cet artiste que le répertoire n'a pas fatigué depuis quelque temps. Les chœurs et l'orchestre continuent à bien marcher sous la direction de M. Thaon.

(l'Europe artiste, 17 février 1884)

 

Mlle Léontine Mendès, l'ex-pensionnaire de notre Opéra, est en train de faire son tour de France, avec les partitions de Mignon, de Carmen et des Dragons de Villars. Déjà Pau, Bayonne et Reims ont pu applaudir la gentille artiste. Elle se dirige maintenant sur Besançon, et ce n'est pas fini, à moins que quelque directeur de Paris n'ait la bonne idée de l'arrêter au passage.

(le Ménestrel, 09 mars 1884)

 

Mlle Léontine Mendès s'en va chanter Carmen à Strasbourg, où elle est engagée spécialement pour cet ouvrage. Nous ne doutons pas que la charmante Dugazon n'y ait le même succès que dans toutes les villes où elle a passé.

(l'Europe artiste, 03 mai 1885)

 

 

 

 

 

 

 

 

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