Berthe MENDÈS DE LÉON

 

Berthe Mendès de Léon dans Thaïs (la Charmeuse) à l'Opéra en 1898

 

Berthe MENDÈS DE LÉON

 

soprano français

(Paris 17e, 22 janvier 1878* – Paris 17e, 09 octobre 1961*)

 

Fille de Joseph Victor Jacob MENDÈS DE LÉON (1847 –), employé, et de Berthe Marie NICOLAS (1851 –).

Epouse à Paris 17e le 28 décembre 1931* Alexandre Lucien Albert GÉRARD (Château-Regnault-Bogny, Ardennes, 26 avril 1861 – Paris 17e, 31 janvier 1943), sénateur des Ardennes (1903-1930).

 

 

En 1905, elle habitait 10 rue Armand-Ledoux à Courbevoie (Hauts-de-Seine) ; en 1931, elle habitait 69 rue Jouffroy à Paris 17e, où elle est décédée.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle a débuté le 13 avril 1898 en créant le rôle chanté et dansé de la Charmeuse dans le ballet de la version définitive de Thaïs de Jules Massenet.

 

Elle a créé également le 15 février 1901 Astarté (Séano) de Xavier Leroux ; le 26 avril 1901 le Roi de Paris (un Page) de Georges Hüe ; le 31 octobre 1906 Ariane (Eunoé) de Jules Massenet.

 

Elle a été affichée dans Joseph (une Jeune Fille, 1899) ; Faust (Siébel, 1901 ; Marguerite, 1910) ; Siegfried (Voix de l'Oiseau, 1902) ; Armide (Amante heureuse, 1905 ; Naïade, 1906) ; les Huguenots (Urbain, 1905 ; la Reine, 1908) ; Rigoletto (Gilda, 1910) ; Roméo et Juliette (Juliette, 1910) ; Guillaume Tell (Mathilde, 1910) ; le Cid (l'Infante, 1911) ; Hamlet (Ophélie, 1913) ; Parsifal (Fille-fleur, 1914).

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a débuté le 12 mai 1907 dans Lakmé (Lakmé).

 

Elle a chanté Philémon et Baucis (Baucis), Mireille (Mireille), Carmen (Micaëla) et Mignon (Philine).

 

 

 

 

Berthe Mendès de Léon dans Thaïs (la Charmeuse) à l'Opéra en 1904

 

 

 

 

Un sourire enchanteur, un vrai « sourire d'avril » celui-là, des yeux de lumière et de joie, un accueil affable et spirituel, très intelligente : telle apparaît Mlle Berthe Mendès de Léon, la séduisante artiste du chant de l'Opéra.

Elle est née le 22 janvier... l'année, je l'ignore, mais il n'y a pas bien longtemps, car on n'est pas plus jeune ni plus jolie ; elle adore son théâtre de l'Opéra où elle est entrée à l'âge de huit ans, comme élève, dans l'école de la danse ; elle se voua donc tout d'abord à l'art chorégraphique et devint bientôt « mime », ayant pour camarades, dans cet emploi, Mlles Torri, Ixart et Piron ; mais, étant douée d'une fort jolie voix et passionnée pour l'art lyrique, elle abandonna la danse, prit des leçons de chant avec l'excellent Ed. Duvernoy, professeur au Conservatoire,  M. Lhérie lui enseigna la déclamation lyrique et, l'adorable artiste fut en état de débuter, comme chanteuse, à l'Opéra dans Thaïs (rôle de la Charmeuse) en 1898 ; puis elle chanta Siebel dans Faust ; une jeune fille dans Joseph ; créa Siano dans Astarté (15 février 1901) et enfin chanta la Voix de l'Oiseau dans Siegfried lors des inoubliables représentations de Jean de Reszké.

Mlle Berthe Mendès de Léon reçut, dans tous ses rôles, des abonnés et du public, l'accueil le plus flatteur ; artiste consciencieuse, convaincue et très travailleuse, elle est appelée à un brillant avenir.

(Annuaire des Artistes, 1903)

 

Toute de grâce et de charme, délicate et précieuse comme un « Saxe » d'étagère, Mlle Berthe Mendès est une des plus séduisantes artistes de l'Opéra.

Son visage est joli, sa personne est un petit modèle ; gaie, modeste, affable, on la prendrait pour la reine d'une allégorie.

C'est la plus gentille, la plus aimable petite créature qui soit jamais sortie d'un œuf de fée !

Mlle Berthe Mendès de Léon fait partie depuis l'âge de huit ans, de la troupe de l'Opéra où elle entra comme élève dans l'Ecole de la danse ; elle se voua donc tout d'abord à l'art chorégraphique et devint bientôt « mime », ayant pour camarades, dans cet emploi, Mlles Torri, Ixart et Piron.

Devenue jeune fille, on lui découvrit une fort jolie voix, très pure et très facile à développer.

Son professeur pour le chant fut l'excellent Edmond Duvernoy, le réputé professeur du Conservatoire ; pour la déclamation lyrique, elle reçut les précieuses leçons de Lhérie, professeur aussi au Conservatoire.

Sous la direction de ces deux savants maîtres, elle ne tarda pas à briller dans son nouvel art et, au bout de deux ans d'études, elle fut en état de débuter, comme chanteuse, à son cher Opéra, dans le rôle de la Charmeuse de Thaïs (1898) ; puis elle chanta Siebel de Faust ; une jeune fille de Joseph ; créa Siano d'Astarté (15 février 1901) ; créa la Voix de l'Oiseau de Siegfried lors des inoubliables représentations de Jean de Reszké ; puis chanta le page Urbain des Huguenots ; créa une Amante heureuse et un Echo d'Armide (12 avril 1905), et enfin créa Ennoé d'Ariane (31 octobre 1906).

Très travailleuse, Mlle Berthe Mendès possède à fond tout le répertoire de son emploi, qu'elle ne peut pas chanter à l'Opéra, à cause des titulaires plus anciennes ; elle possède aussi le répertoire de l'Opéra-Comique.

Son directeur M. Gailhard, qui affectionne beaucoup sa gentille pensionnaire, l'a autorisée, en 1905, à contracter, tout en faisant « son service » à l'Opéra, un engagement « en représentation » avec le théâtre de Reims (direction Rachet).

Les débuts de Mlle Berthe Mendès à Reims ont eu lieu, avec le succès le plus flatteur et le plus légitime, en novembre 1905, dans Lakmé.

La délicieuse artiste doit y chanter successivement : Manon, Werther, Roméo et Juliette, Faust, Thaïs, etc.

Obligeamment prêtée par M. Gailhard à M. Carré, elle vient de donner à l'Opéra-Comique des représentations de Lakmé où elle eut le plus grand succès.

(Annuaire des Artistes, 1908)

 

 

 

 

 

 

Berthe Mendès de Léon dans Armide (une Amante heureuse) de Gluck à l'Opéra en 1905

 

 

 

 

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