Jane MÉREY

 

 

Marie Jeanne LA TOUR dite Jane MÉREY

 

soprano belge

(Gand, Belgique, 12 octobre 1872 – ap. 1923)

 

Fille de Henri Louis Marin LA TOUR ( av. 1908) et de Marie Jeanne HORSTMANSHOFF ( ap. 1908).

ép. 1. en 1897 (divorce à Bruxelles, Belgique, le 26 juillet 1902) Armand Philippe LEDOCTE (1859 ), industriel belge.

ép. 2. à Paris 16e le 28 avril 1908* Arthur Saül VALABRÈGUE (Carpentras, Vaucluse, 14 juillet 1864 – Menton, Alpes-Maritimes, 17 novembre 1953), avocat.

 

 

Elle a étudié le chant à Paris avec Rosine Laborde. Elle a débuté à Versailles en novembre 1893 dans Lakmé (Lakmé). En mai 1894, elle a participé à la création d'Aréthuse de Lucy de Montgomery à Monte-Carlo, et fut engagée à la Monnaie de Bruxelles où elle a débuté en 1894 dans Mireille (Mirelle). Le 28 décembre 1895, elle y a créé Evangéline (Evangéline) de Xavier Leroux. Le 10 décembre 1897, elle a débuté à l'Opéra-Comique. Durant la saison 1898-1899, elle chanta à Bordeaux. En 1903, elle devait faire sa rentrée à la Monnaie de Bruxelles dans Lakmé, mais, blessée à la main par son ex-mari, elle fut remplacée par Lalla Miranda. A partir de 1906, elle enseigna le chant à Paris.

 

=> sa discographie

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y a débuté le 10 décembre 1897 dans Mireille (Mireille).

 

 

 

 

 

 

Ce matin-là, mélodie de Jules Darien dédiée à Jane Mérey

 

 

 

 

De Versailles : Samedi, au Grand-Théâtre, un début à sensation, celui de Mlle Jeanne Mérey, dont le nom sera bientôt célèbre.

Mademoiselle Mérey, qui est une élève de madame Laborde, faisait ses premières armes dans une remarquable représentation de Lakmé.

Le succès a été immense pour cette jeune cantatrice et pour M. Lepage, un délicieux ténor qu’on a longtemps applaudi à l’Opéra-Comique.

(Gil Blas, mercredi 29 novembre 1893)

 

M. Carvalho vient d’engager, à de belles conditions, Mlle Jane Mérey, qui débutera la saison prochaine sur la scène de l’Opéra-Comique.

Mlle Mérey vient du théâtre de la Monnaie, de Bruxelles, où elle a créé, cette année, le principal rôle d’Evangéline, avec le succès que l’on sait.

(la Lanterne, 10 juin 1896)

 

Bruxelles. — Cet après-midi, les choristes et figurants du théâtre de la Monnaie bavardaient sur le trottoir en attendant le coup de sonnette, quand devant eux descendit d’un fiacre Mme Jane Mérey, engagée pour un mois de représentations.

Au même moment un homme, qui se tenait à l’angle de la rue, vis-à-vis du café Riche, tirait sur elle, presque à bout portant, un coup de révolver, qui lui fit au bras une très légère blessure.

On se précipita sur lui et on l’enferma chez le concierge du théâtre, où la police vint le chercher pour l’emmener au commissariat.

Jane Mérey s’appelle en réalité Marie-Jeanne La Tour. Elle avait épousé, il y a quelque huit ans, Armand Philippe Ledocte, qui habitait un faubourg de Bruxelles. Le ménage ne fut pas heureux. La jeune femme, estimant trop modestes les ressources de son mari, fit du théâtre. Le mari, furieux d’abord, désespéré ensuite, intenta des procès aux directeurs qui engageaient sa femme, prétendant que son autorisation était indispensable. Les tribunaux ne purent que lui donner raison. Obsédée, la jeune femme demanda le divorce, et, ce matin, le divorce fut en effet prononcé par la 3e Chambre. Quelques heures après, M. Ledocte tirait sur elle une balle presque inoffensive.

(Argus, le Figaro, 06 septembre 1903)

 

De Bruxelles : Mme Jane Mérey du théâtre de la Monnaie qui devait débuter dans Lakmé en a été empêchée, ayant été l’objet d’une tentative d’assassinat de la part de son mari.

Celui-ci refusait à sa femme l’autorisation de faire du théâtre. Mme Mérey demanda et obtint le divorce. Libre, elle s’engagea à la Monnaie et c’est alors que la fureur de l’ex-mari se manifesta aussi violente qu’auparavant. A la sortie du théâtre il déchargea sur elle plusieurs balles dont une lui transperça la main.

(Journal de Musique n° 23, 02 octobre 1903)

 

Mme Jane Mérey-La Tour, 1re chanteuse légère du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles et de l’Opéra-Comique, élève de Mme Rosine Laborde de l’Opéra, commence des cours et des leçons de chant (méthode française et italienne), 5, rue Henri-Heine.

(le Ménestrel, 21 octobre 1906)

 

Pour les réfugiés. — Mme Jane Mérey, du Théâtre Royal de la Monnaie, et de l’Opéra-Comique, ouvrira le 1er février 1916, son école gratuite de chant, à l’usage des réfugiés du Nord, des réfugiés belges et des réfugiés serbes.

Les inscriptions seront reçues jusqu’au 15 janvier prochain, 35, rue Boissy-d’Anglas, 7, cité du Retiro.

Les cours sont rigoureusement gratuits, aucun droit d’inscription n’est demandé.

Les cours une fois organisés, Mme Jane Mérey ira avec ses élèves dans les hôpitaux, chanter pour les blessés, ainsi que pour les œuvres de la guerre.

(le Gaulois, 21 décembre 1915)

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Duetto "Ton cœur m'attend ! le mien t'appelle !"

extrait de l'acte II de la Flûte enchantée de Mozart [version française de Nuitter et Beaumont]

Jane Mérey (Pamina), Albert Piccaluga (Papageno) et Piano

Pathé cylindre 2030, enr. à Paris en 1903/1904

 

 

 

 

 

Encylopédie