Jeanne PAULIN

 

 

 

 

Eléonore Jeanne dite Jeanne ou Jane PAULIN

 

soprano français

(19 rue du Petit-Carreau, Paris 2e, 09 août 1866* –)

 

Fille de Théodore Régis PAULIN (Le Puy-en-Velay, Haute-Loire, 10 janvier 1842* –), voyageur de commerce, et de Martine Clotine DELATTRE (Mametz, Pas-de-Calais, 20 août 1840* –) lingère [veuve de Jean Joachim CLOUZET (– 27 juillet 1865)], légitimée par leur mariage à Paris 10e le 10 septembre 1870*.

Epouse 1. à Paris 10e le 03 mai 1890* (divorce le 16 novembre 1894) Joseph ARCHAINBAUD, chef d'orchestre.

Epouse 2. à Gagny, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], le 16 août 1906 Louis Paul DESSAULT.

 

 

Elève au Conservatoire de Paris (2e accessit de chant en 1888, 1er accessit d’opéra-comique en 1888, second prix d’opéra-comique en 1889). Elle a chanté à Monte-Carlo ; Bruxelles, 1891 ; Cannes ; Bruxelles, 1892-1893 ; La Haye, 1894 ; Folies-Dramatiques à Paris, 1895 ; Lyon, Paris, Anvers ; Monnaie de Bruxelles entre 1903 et 1912.

Elle habitait 137 rue du Faubourg-Saint-Denis à Paris 10e avant son mariage en 1890.

 

 

 

 

Entrée au Conservatoire en 1887, élève de MM. Boulanger, Mocker et Achard. Lauréat en 1888, 1889 et 1890, où elle obtint son 1er prix d'opéra-comique, fut engagée la même année à Monte-Carlo, comme première Dugazon et débuta dans le Médecin malgré lui puis Joli Gilles, Galathée, Fête au village ; créa avec Soulacroix, le Pilote de J. Ulrick, fut engagée en 1891 au théâtre de la Monnaie à Bruxelles pour le même emploi, et les travestis d'opéra ; se fit entendre dans Cavalleria rusticana, Lakmé, Mireille, et créa un des rôles de Maître Martin de J. Blockx, et le rôle de Sophie de Werther ; la même année partit pour Cannes pour l'inauguration du nouveau casino. Parut dans les rôles de Martha, l'Eclair, et créa l'Ondine de Rosenbecker. Engagée de nouveau par MM. Stoumon et Calabresi en 1892, resta deux années encore pensionnaire à la Monnaie de Bruxelles ; en 1894, M. Mertens, directeur à La Haye, l'engagea comme première chanteuse, et elle fit une très brillante saison. Voulant, après cette saison, entreprendre l'opérette, elle est devenue pensionnaire de M. Peyrieux des Folies-Dramatiques, où elle a repris François les bas-bleus, a créé Arséno du Baron tzigane et repris le rôle de Saffi du même ouvrage ; envoyée à Lyon en représentation aux Célestins par le même directeur, joua à nouveau François les bas-bleus, puis la Timbale d'argent ; de retour à Paris, elle devait créer le rôle de Thérèse dans la Falote, de Varney, aux Folies-Dramatiques, pièce dont elle a fait presque toutes les représentations en scène, lorsque la résiliation d'une des pensionnaires de M. Peyrieux qui devait créer Saffi du Baron Tzigane à Lyon, la força d'abandonner les études de la Falote, pour aller remplacer dans son emploi l'artiste résiliée. Entre les diverses saisons de Monte-Carlo, les théâtres royaux de Bruxelles et de La Haye, Mlle Paulin a joué plusieurs fois à Paris au théâtre de la Gaîté dans Orphée aux Enfers, à la Porte-Saint-Martin dans le Petit Faust. Engagée pour la saison de 1896 au casino de Royat ; rentrée à Paris, elle a créé à l'Olympia, France et Russie, puis est revenue aux Folies-Dramatiques.

(Annuaire des Artistes, 1897)

 

 

 

 

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