Louise PERROLD

 

Louise Perrold, photo de Paul Mejat [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

Jeanne Marie Louise PERROT dite Louise PERROLD

 

mezzo-soprano français

(rue des Aqueducs, Dijon, Côte-d'Or, 01 novembre 1891* – Arnay-le-Duc, Côte-d'Or, 14 mars 1981)

 

Fille de Pierre PERROT (Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire, 23 avril 1865* – Dijon, Côte-d'Or, 13 février 1927), employé au chemin de fer, et de Jeanne BOLOT (Dijon, 27 novembre 1868* – Dijon, 21 avril 1931), mariés à Dijon le 29 novembre 1890*.

Epouse à Paris 15e le 16 août 1923 Louis Paul FABRE, ingénieur électricien.

 

 

En 1913, elle demanda conseil auprès de la cantatrice Léonie Courbières. Au Conservatoire de Paris, elle obtint les prix suivants : en chant (classe d'Emile Cazeneuve) : 2e accessit en 1915, 1er accessit en 1916, rappel de 1er accessit en 1917 ; en déclamation lyrique : 1er accessit en 1916, second prix en 1917 ; en solfège : 3e médaille en 1917 ; en histoire de la musique : 1er accessit en 1916, second prix en 1917. Elle débuta à l'Opéra-Comique le 30 octobre 1917. Dès 1922, nous la retrouvons au théâtre du Trianon-Lyrique à Paris, où elle poursuivit sa carrière (elle y a créé le 21 février 1924 la Farce du chaudronnier d'André Fijan, et participé le 06 mai 1927 à la première de Monsieur Dumollet, opérette de Mme Louis Urgel, et à la reprise en août 1929 de Rip de Robert Planquette). Elle chanta également en province (Casino de La Baule, 1924) et pour la radio (Radio-Paris, 1926 ; Petit Parisien, 1926, 1927 ; etc.). En dehors de l'Opéra-Comique, elle a chanté, entre autres, à Paris et en province : les Cloches de Corneville (Serpolette) : 87 fois ; la Fille de Madame Angot (Mademoiselle Lange) : 82 fois ; les Saltimbanques (Marion) : 73 fois ; Véronique (Agathe Coquenard) : 55 fois ; Rip (Jacinthe) : 34 fois [à la Gaîté du 02 au 30 août 1929].

Au début de sa carrière, elle habitait chez son oncle le docteur Paul Ropiteau, 21 boulevard Haussmann à Paris 9e. En 1924, elle habitait 2 rue Belloni [auj. rue d'Arsonval] à Paris 15e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a débuté le 30 octobre 1917 dans Louise (la Balayeuse).

 

Elle a créé le 12 janvier 1920 la Rôtisserie de la Reine Pédauque (Madame Ménétrier) de Charles Levadé.

 

Elle a participé à la première le 08 avril 1920 du Sauteriot (une Marchande, une Femme) de Sylvio Lazzari.

 

Elle a chanté Carmen (Mercédès), les Contes d’Hoffmann (Nicklausse), la Fille de Madame Angot (Amaranthe), Lakmé (Mallika), Madame Butterfly (Kate).

 

 

 

 

 

courrier de l'Opéra-Comique adressé le 09 mars 1918 à Louise Perrold, l'informant qu'elle chantera le jeudi 14 mars dans Au beau jardin de France de Francis Casadesus [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

 

lettre du 21 novembre 1919 de Louis Ganne, adressée à Louise Perrold, à propos du rôle de Marion dans son opérette les Saltimbanques [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

 

Louise Perrold dans la Rôtisserie de la Reine Pédauque (Madame Ménétrier) en janvier 1920 [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

 

lettre du 04 juin 1921 de la Direction de l'Opéra-Comique (Albert Carré et les frères Isola, directeurs) adressée à Louise Perrold, à propos de la Rôtisserie de la Reine Pédauque [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

 

Concours du Conservatoire. Déclamation lyrique. – Mlle Perrold, Aïda. Jolie robe. Belle prestance. Tempérament dramatique. Belle voix, chante avec intelligence. Bon concours, quoique pouvant faire mieux.

(Guy de Téramond, la Presse, 07 juillet 1917)

 

Concours du Conservatoire. – Passons aux seconds prix des femmes. Elles ne sont que trois pour la déclamation lyrique : deux mezzo-sopranos, Mlles Carle et Perrold, toutes les deux grandes, se destinant à l'opéra et donnant déjà tout ce qu'elles ont de voix dans le répertoire de Verdi, la première en Azucena, la seconde en Amnéris ; puis un soprano léger, Mlle Myrris.

(Adolphe Jullien, Journal des débats, 20 juillet 1917)

 

La Farce du chaudronnier d'André Fijan au Trianon-Lyrique. – M. Sainprey est le jovial chaudronnier, sonore et cordial, Mlle Perrold, l'accorte et maligne épouse, à la voix fraîche et rieuse, et M. Cardon le vilain mari. Et tous articulent si bien qu'on ne perd pas un mot.

(Henri de Curzon, la Nouvelle Revue, mars-avril 1924)

 

Bouffes-Parisiens. La Mascotte va reparaître aux Bouffes plus pimpante et plus gaie que jamais, grâce à l'interprétation que lui donneront la brillante divette Louise Perrold, du Trianon-Lyrique et les artistes du théâtre, qui pourront donner toute la mesure de leur grande valeur.

(le Ballon rond, 29 novembre 1924)

 

 

 

 

Louise Perrold chez son oncle le docteur Paul Ropiteau, 21 boulevard Haussmann à Paris [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

Louise Perrold [coll. part. de Françoise Villaume]

 

 

 

 

 

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