Louis Benoît Alphonse RÉVIAL

 

Révial dans les actes I et II du Remplaçant (Georges)

 

 

Marie Pauline Françoise Louis Benoît Alphonse REVIAL dit Louis Benoît Alphonse RÉVIAL

 

ténor et professeur de chant français

(Toulouse, Haute-Garonne, 29 mai 1810* – Paris 9e, 14 octobre 1871*)

 

Fils de Charles Marie REVIAL (Narbonne, Aude, 03 juillet 1776 ), employé aux droits réunis, et de Victorine Maurice BANSE (Périers, Manche, 19 mars 1786 ), mariés à Toulouse le 25 février 1808*.

 

 

Il se rendit à Paris, où il entra au Conservatoire en 1829, et obtint un second prix de chant (1831), un 2e prix (1831), puis un 1er prix (1832) de vocalisation. Engagé en 1833 à l'Opéra-Comique, il débuta dans le rôle de Fra Diavolo. « La voix de cet artiste n'était pas belle, dit M. Fétis ; elle manquait de timbre dans le registre de poitrine, mais il se servait avec habileté de la voix mixte. Il avait de l'âme, du feu, chantait avec goût et avec expression. » Il chanta également aux Concerts du Conservatoire (sociétaire le 02 février 1835). Pendant quelques années, il fut premier ténor du théâtre de l'Opéra-Comique ; mais, après les débuts de Roger, il quitta ce théâtre (avril 1838). Peu après il se rendit en Italie pour y perfectionner sa voix. En 1840, il chanta les rôles de premier ténor au théâtre de Varèse. L'année suivante, il se fit entendre dans des concerts dans quelques villes de France, puis fut engagé comme premier ténor à La Haye (1842). De retour à Paris en 1843, il renonça à la scène pour se livrer à l'enseignement. Il chanta encore en Belgique, et à Londres (1844). Le 26 juin 1846, il fut nommé professeur de chant au Conservatoire. « Il posa alors, dit un biographe, les bases de son enseignement si rationnel. Ce qui le caractérise, c'est un esprit éminemment observateur, qui tient compte de toutes les aptitudes, utilise toutes les facultés, met au service de la voix les aspirations dont chaque sujet porte en lui le germe. Sa méthode, qui consiste dans l'absence de tout système préconçu, est la révélation de l'homme intérieur par les nuances de la diction, par les inflexions variées de l'organe vocal. » Révial forma, entre autres élèves, Bonnehée, Renard, Merly, etc., et fut décoré de la Légion d'honneur en 1860. Il démissionna de son poste au Conservatoire le 06 novembre 1868.

Il est décédé, célibataire, en son domicile, 13 rue du Conservatoire à Paris 9e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 15 avril 1833 dans Fra Diavolo (Fra Diavolo).

 

Il y a créé le 20 juillet 1833 la Prison d'Edimbourg (George) de Michele Enrico Carafa ; le 14 janvier 1834 le Château d'Urtuby d'Henri François Berton ; le 24 mai 1834 Lestocq (Dimitri Lapoukin) d'Esprit Auber ; le 23 mars 1835 le Cheval de bronze (Yang) d'Esprit Auber ; le 23 janvier 1836 Actéon (Léoni) d'Esprit Auber ; le 11 août 1837 le Remplaçant (Georges) d'Alexandre Batton.

 

 

 

 

 

Il entra au Conservatoire de Paris, comme élève, le 23 octobre 1829. Il y reçut des leçons de solfège de Kuhn, de vocalisation de Henry, et après deux années d'études dans le pensionnat de cette institution, il obtint le second prix de chant au concours de 1831. Le premier prix lui fut décerné en 1832. Le 15 avril 1833 il débuta au théâtre de l'Opéra-Comique dans Fra Diavolo, d’Auber. Le premier rôle qu'il créa fut dans la Prison d'Édimbourg, de Carafa, ouvrage représenté le 20 juillet de la même année. La voix de cet artiste n'était pas belle : elle manquait de timbre dans le registre de poitrine, mais il se servait avec habileté de la voix mixte. Il avait de l’âme, du feu, chantait avec goût et avec expression. Pendant quelques années il fut premier ténor du théâtre de l'Opéra-Comique ; mais après les débuts de Roger, que la nature avait doué d'une belle voix et d'avantages extérieurs qui lui procurèrent les plus brillants succès, Révial ne put rester en possession de son emploi ; il se retira au mois d'avril 1838, et partit peu de temps après pour l’Italie, où il travailla au perfectionnement de son organe et de son mécanisme de la vocalisation. En 1840 il chanta au théâtre de Varèse, en qualité de premier ténor. De retour à Paris au commencement de l'année 1841, il se fit entendre dans les concerts de quelques villes de France et à Londres, puis il fut engagé comme premier ténor du théâtre de La Haye en 1842. Retourné à Paris dans l'année suivante, il prit la résolution de renoncer à la scène, et se livra avec succès à l'enseignement. Au mois de juillet 1846, il fut nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris ; il occupe encore cette position (1863).

(François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1866-1868)

 

Il avait, depuis quelques années, donné sa démission de professeur au Conservatoire. Révial était chevalier de la Légion d'honneur. On lui doit un recueil de 12 Études pour le chant, destinées aux voix de soprano, mezzo-soprano et ténor.

(François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, suppl. d’Arthur Pougin, 1878-1880)

 

 

 

 

Encylopédie