Amélie REY

 

Amélie Rey (photo Dagron)

 

 

Marie Émilie Guillemette REY dite Amélie REY

 

soprano français

(Toulouse, Haute-Garonne, 30 août 1834* –)

 

Fille de Jean Marie REY (Toulouse, 06 décembre 1808 –), coiffeur [fils d’André REY, perruquier], et d’Antoinette Louise Augustine SEGONZAC (Toulouse, 12 novembre 1810 –), ménagère [mariés à Toulouse le 27 mai 1831*].

Elle est peut-être parente de Claire Noémie REY (Toulouse, 21 décembre 1841* –), fille de Mathieu REY, coiffeur, qui obtint au Conservatoire de Paris un premier prix de chante et un second prix d'opéra-comique en 1863.

 

 

Au Conservatoire de Paris, elle obtint en 1852 les premiers accessits de chant et d’opéra et un 2e accessit d’opéra-comique, et en 1853 le premier prix d’opéra et le second prix d’opéra-comique (élève de Révial). Elle débuta à l'Opéra-Comique en 1854, au Théâtre-Lyrique en 1857, puis à l'Opéra en 1859. Elle ne doit pas être confondue avec Mme Rey-Balla.

En 1855, elle habitait 23 rue de la Victoire à Paris.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta en avril 1854 dans la Dame blanche (Anna).

 

Elle y créa le 05 juillet 1855 l’Anneau d’argent de Louis Deffès.

 

Elle y chanta la Fille du régiment (Marie, 1854) ; Richard Cœur de Lion (Marguerite, 1856).

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Elle y débuta en participant à la première le 01 septembre 1857 d’Euryanthe de Weber [version française de Saint-Georges et Leuven].

 

Elle y créa le 30 décembre 1857 la Demoiselle d’honneur de Théophile Semet.

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 30 septembre 1859 dans la Juive (Rachel).

 

Elle y créa le 07 décembre 1860 la cantate Ivan IV d’Emile Paladilhe.

 

Elle y chanta le Trouvère (Léonore, 1859) ; le Prophète (Berthe, 1860) ; les Huguenots (Marguerite de Valois, 1861 ; Valentine) ; Guillaume Tell (Jemmy).

 

 

 

 

 

[Opéra-Comique]

De la gentillesse, une voix d'un timbre flatteur, en attendant le talent, — qui viendra, gardez-vous d'en douter ! — Mlle Rey est assez jeune pour avoir le temps d'attendre longtemps.... s'il le fallait ! — Débuts heureux dans la Fille du Régiment ; total : 3.600 francs par an et un engagement de deux années.

(H. de Villemessant et B. Jouvin, Figaro, 22 octobre 1854)

 

 

Opéra. — L’interruption apportée aux représentations de Roméo et Juliette a permis les débuts de Mlle Amélie Rey à l’Académie impériale de musique. Cette jeune chanteuse, que nous avions vue tour à tour à l’Opéra-Comique et au Théâtre-Lyrique, s’est produite dans le rôle de Rachel, dans la Juive, et une si longue maladie a tenu Mlle Rey éloignée pendant quelque temps de la scène, nous devons le féliciter de son brillant début. L’épreuve lui a été favorable. Suivant nous, la nature de sa voix, l’excellence de sa méthode aussi bien que les qualités de son organisation ont prouvé qu’elle avait conquis sa véritable place. Nous mentionnerons surtout la romance : Il va venir, le duo avec Léopold, et enfin le grand trio du deuxième acte, où elle a montré un magnifique talent de tragédienne lyrique ; aussi les applaudissements ne lui ont-ils pas fait défaut. Du reste, la représentation du chef-d’œuvre de M. Halévy a été excellente, et Renard, Belval, Dufrêne, Mlle Marie Dussy peuvent sincèrement revendiquer leur part de bravos.

(le Ménestrel, 13 octobre 1859)

 

 

 

 

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