Augustin RIBES

 

 

 

Jacques-Augustin RIBES dit Augustin RIBES

 

baryton français

(Limoux, Aude, 15 octobre 1824* )

 

Fils de Pierre Jacques RIBES (1790), boulanger, et d’Anne RECH.

 

 

Elève de Bordogni au Conservatoire de Paris, il y obtint en 1847 un accessit de chant ; en 1848, un premier prix de chant et un second prix d’opéra-comique ; en 1849 le premier prix d’opéra-comique et un accessit d’opéra ; enfin, en 1850, le premier prix d’opéra. Il chanta au Théâtre-Lyrique du boulevard du Temple (1851-1855) ; à Lille (1857-1859) ; Strasbourg (1860-1861), ayant eu, en cette ville, un procès en diffamation, il versa 100 fr. à la caisse de la Société des artistes ; Le Havre (1862-1868) ; Lyon (1869-1871). Il chanta également aux Concerts du Conservatoire (sociétaire du 09 décembre 1850 au 28 décembre 1856). En 1875, il habitait Lyon et était professeur de chant au Conservatoire de cette ville.

En 1855, il habitait 45 rue des Petites-Ecuries à Paris 10e.

 

 

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Il y débuta en 1851.

 

Il y créa le 23 octobre 1851 Murdock le bandit d’Eugène Gautier ; le 02 octobre 1852 Flore et Zéphire (Saturnin) d’Eugène Gautier ; le 22 octobre 1853 le Danseur du roi d’Eugène Gautier ; le 31 octobre 1854 Schahabaham II (Curtius) d’Eugène Gautier ; le 16 décembre 1854 le Muletier de Tolède (don Salluste) d’Adolphe Adam ; le 24 décembre 1854 A Clichy d’Adolphe Adam ; le 13 juin 1855 l’Inconsolable d’Alberti [Fromental Halévy].

 

Il participa aux premières : le 28 septembre 1851 du Maître de chapelle de Paer ; le 17 octobre 1851 des Rendez-vous bourgeois (Jasmin) de Niccolo Isouard ; le 23 avril 1852 de la Pie voleuse de Gioacchino Rossini [version française de Caignez, Daubigny et Castil-Blaze].

 

Il y revint au Théâtre-Lyrique du Châtelet le 16 mai 1863 chanter une reprise d’Obéron (Shérasmin).

 

 

 

 

 

M. Ribes, baryton, lauréat du Conservatoire, a déjà recueilli plus d’un succès dans nos concerts. C’est que la voix de M. Ribes, qui a bien la rondeur et le registre du baryton, n’en a cependant ni la rudesse traditionnelle, ni les qualités absolument spéciales. Excellent musicien et talent souple, M. Ribes sait mettre dans sa voix ce qui n’y est pas ; il confirme par là ce vieil adage : « Les bons ouvriers font les bons outils. »

(le Ménestrel, 01 décembre 1850)

 

 

 

 

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