Roger RICO

 

Roger Rico dans Faust (Méphistophélès) de Gounod

 

 

Roger Max dit Roger RICO

 

basse française

(Oran, Algérie française, 02 mai 1910* – en Algérie, 1964)

 

Epouse à Paris 16e le 17 février 1938* (divorcent le 20 mars 1944 et se remarient ensemble à Paris 7e le 25 novembre 1948) Solange Marie Henriette SALOMON-KŒCHLIN (Bourges, Cher, 23 juillet 1913 ).

 

 

Il participa à l'enregistrement intégral de Faust (Méphistophélès) de Gounod en 1949 sous la direction de sir Thomas Beecham.

En 1938, il habitait 7 rue Murillo à Paris 8e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il a débuté le 17 novembre 1937 dans la Samaritaine (André) de Max d'Ollone.

 

Il y chante Salammbô (Autharite, 1938) ; la Prise de Troie (Priam, 1938) ; les Troyens (Priam, 1939) ; Faust (Méphistophélès, 1939) ; la Damnation de Faust (Méphistophélès, 1947) ; Boris Godounov (Boris, 1947) ; Rigoletto (Sparafucile, 1950) ; les Indes galantes (Osman, 1954).

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il débuta le 11 novembre 1945 dans Lakmé (Nilakantha).

 

Il chanta le Barbier de Séville (Bazile) ; les Contes d’Hoffmann (Dappertutto) ; Manon (le Comte des Grieux).

 

 

 

 

Roger Rico dans Faust (Méphistophélès) de Gounod

 

 

 

Les Algériens à l’Opéra.

M. Paul Cabanel, basse chantante de l'Opéra, de l’avis de tous les critiqués, est l'un de nos meilleurs tragédiens lyriques. Il a une autorité scénique extraordinaire, un jeu très expressif et il démontre dans la composition de ses personnages la plus vive intelligence.

Cet Algérien de naissance, à la carrure athlétique, au regard profond et doux, avec un sourire qui n'avait rien de satanique, nous accueillit très cordialement dans sa loge.

— Ah ! un collaborateur de l'A.N.I. [l'Afrique du Nord Illustrée], vous me voyez ravi de vous recevoir dans cette maison dirigée par le très sympathique M. René Chauvet.

Et Paul Cabanel, après avoir évoqué des souvenirs d'enfance, d'oublier sa propre gloire et de nous parler des succès du ténor Mario Podesta, un enfant de Mostaganem qui doit sa belle formation à l'Ecole du « bel canto », et de son jeune élève Roger Rico, d'Oran.

— Il a obtenu tous les prix. Basse-chantante, Roger Rico a 27 ans. Premier prix de chant d'opéra et d'opéra-comique, il vient de débuter à l'Opéra.

Et le personnage unique et universellement aimé des « Contes d'Hoffmann » et de « Méphistophélès » de Boito, d'ajouter, en les scandant bien, ces mots :

— Roger Rico, c'est une étoile algérienne qui se lève au firmament du grand Théâtre National.

(René-Elie Amar, l’Afrique du Nord Illustrée n° 839, 01 décembre 1937)

 

Faust au Théâtre Municipal d’Alger.

M. Carrié en affichant, une fois de plus Faust mais, avec une nouvelle distribution, a été bien inspiré. Un public venu en foule, se disputa jusqu'au moindre strapontin et un bon nombre de spectateurs postulants s'en retourna sans avoir réussi à obtenir satisfaction.

Cette nombreuse assistance ne fut d'ailleurs pas déçue, au contraire, car la représentation fut des plus brillantes. M. Roger Rico (Méphisto) dès son apparition s'imposa par les qualités les plus riches de chanteur et de comédien. Sa voix merveilleusement anchée, son art parfait du chant, sa diction nette et mordante et le caractère dramatique qu'il sut prêter à son personnage firent tout de suite une profonde impression sur le public, qui bientôt, entièrement conquis, lui prodigua ovations sur ovations. Ajoutons que M. Rico est servi par une plastique parfaitement adéquate à son emploi et qu'il s'était grimé avec un art remarquable — choses qui ont leur importance.

M. Mallabrera (Faust) a lui aussi vite conquis les faveurs du public, grâce à une voix très timbrée, bien extériorisée et particulièrement solide dans le registre aigu où elle réalise des performances surprenantes ; les notes graves sont moins fermes. Il fut acclamé après son air « A moi, la jeunesse !... » qu'il lança avec une fougue magnifique. C'est encore à pleine voix qu'il « devina la présence d'une âme innocente et divine » dans la demeure de Marguerite. C'est plus brillant, certes, mais c'est moins joli que la « mezza voce » plus indiquée ici.

Mme Luccioni (Marguerite) affirme tous les jours davantage son très beau tempérament d'artiste. Sa déclamation lyrique, bien scandée et intelligemment conduite a fait merveille dans ce rôle qu'elle a ainsi marqué d'une intéressante et émouvante personnalité. Bravo !

De même M. Nougaro arrive à conférer au rôle de Valentin une vie si intense qu'il le plaça au tout premier plan. Félicitons-le de n'avoir pas chanté l' « Invocation », qui ne figure d'ailleurs pas sur la partition et que l'Académie nationale de musique ignore — à juste titre. — De nouveau compliments aux chœurs qui se distinguèrent et furent bissés au quatrième tableau.

(G.-S. Mercier, l’Echo d’Alger, 10 février 1941)

 

 

 

 

 

 

 

Strophes "le Veau d'Or est toujours debout"

extrait de l'acte II de Faust de Gounod

Roger Rico (Méphistophélès), Chœurs et Orchestre Philharmonique de Londres dir. Sir Thomas Beecham

Intégrale His Master's Voice, enr. Londres en décembre 1949

 

 

 

Scène de l'Eglise "Seigneur, daignez permettre"

extrait de l'acte IV de Faust de Gounod

Roger Rico (Méphistophélès), Geori Boué (Marguerite), Chœurs et Orchestre Philharmonique de Londres dir. Sir Thomas Beecham

Intégrale His Master's Voice, enr. Londres en décembre 1949

 

 

 

Sérénade "Vous qui faites l'endormie"

extrait de l'acte IV de Faust de Gounod

Roger Rico (Méphistophélès), Georges Noré (Faust) et Orchestre Philharmonique de Londres dir. Sir Thomas Beecham

Intégrale His Master's Voice, enr. Londres en décembre 1949

 

 

 

 

 

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