Marie ROZIÈS

 

 

 

Marie Adèle ROZIERS dite Marie ROZIÈS

 

soprano français

(Beaumont-de-Lomagne, Tarn-et-Garonne, 15 décembre 1835* –)

 

Epouse à Maisons-Laffitte, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], le 10 février 1904* Jean Joseph SAMOUILHAN (Port-Louis, île Maurice, 29 juin 1845 – Maisons-Laffitte, 10 janvier 1915).

 

 

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Elle a débuté le 05 septembre 1860 dans les Dragons de Villars (Rose Friquet).

 

Elle a participé à la première le 15 octobre 1860 du Val d'Andorre (Georgette) de Fromental Halévy.

 

Elle a créé le 08 février 1861 Madame Grégoire (Madame Grégoire) de Louis Clapisson.

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle a chanté uniquement le 27 août 1861 dans l'Etoile du Nord (Catherine) de Giacomo Meyerbeer.

 

 

 

 

 

Débuts de mademoiselle Roziès, rôle de Rose Friquet, des Dragons de Villars. Si mademoiselle Roziès continue comme elle a commencé, elle arrivera vite. Elle sait déjà jouer et chante sans efforts, avec beaucoup de simplicité et de naturel. Elle a peu de voix, du reste, et si elle n'abuse pas de ce peu de voix, l'expérience aidant, elle tiendra une place fort honorable au Théâtre-Lyrique. Mademoiselle Roziès, tout entière à son rôle, saute avec un tel entrain, que nous apercevons ses jarretières.

(Alexis Dureau, Notes pour servir à l'histoire du théâtre et de la musique en France, 1860)

 

Battaille faisait sa rentrée et mademoiselle Roziès accomplissait ses premières armes sur la scène de M. de Beaumont dans l'Etoile du Nord. Battaille, que nous avions entendu, la veille, chanter au Grand Théâtre de Bordeaux le Songe d'une nuit d'été, nous est revenu avec une voix qui a perdu quelque peu de sa force, mais avec cette science de musicien et ce talent de comédien qui en font encore l'un de nos artistes lyriques les plus complets et les plus remarquables. Quant à mademoiselle Roziès, elle est tout simplement impossible : le rôle l'écrase, l'Etoile du Nord demande une autre Catherine ; elle l'aura ce soir, avec madame Ugalde.

(Charles de Lorbac, l'Actualité littéraire, artistique, scientifique, n° 14, 01 septembre 1861)

 

Opéra-Comique. - Rien de bien nouveau à ce théâtre [...]. Il a bien le temps de s'occuper des débuts de Mlle Roziès ; nous ne l'aimions guère au Théâtre-Lyrique, nous l'aimons moins encore à l'Opéra-Comique. La vraie place de Mlle Roziès est en province, où elle peut obtenir de très légitime succès ; mais il faut d'autres artistes à la capitale.

(L. Geoffroy, le Journal des coiffeurs, 01 octobre 1861)

 

Gand. - La seconde métropole belge attend la réouverture de sa grande scène avec une certaine impatience. L'impresario est connu, et l'on peut se fier à ses promesses. Deux artistes viennent de fixer son choix : Irène Lambert, qui créa avec tant de succès l'Africaine au théâtre de Liège, et qu'il faut demander au Théâtre-Lyrique, et Mlle Roziès, une prima donna qui, à une partie de son brillant répertoire, ajoutera cette année les plus grands rôles de dugazon. Cette artiste, pour qui le Théâtre-Lyrique a repris expressément les Dragons de Villars et le Val d'Andorre, est pour le théâtre de Gand une conquête précieuse, et l'on doit tout attendre d'un pareil talent.

(Paul Ferry, la Comédie n° 231, 25 août 1867)

 

Anvers, 3 février. - On annonce pour demain une représentation très intéressante : Mlle Roziès, qui a tenu avec succès, sur notre scène, il y a quelques années, l'emploi de première chanteuse légère, revient se faire entendre dans le répertoire d'Offenbach. Mlle Roziès fera sa première apparition dans la "Grande-Duchesse" et elle sera secondée par le baryton M. Lepers, de Gand, dont la "Comédie" a déjà constaté le succès dans le rôle du général Boum.

(Léon Lacour, la Comédie n° 368, 06 février 1870)

 

[Débuts à l'Opéra-Comique] 27 août, Mlle Roziès, venue du Théâtre-Lyrique et originaire d'une petite ville du Midi, Beaumont-de-Lomagne ; elle ne chanta qu'un seul soir, dans l'Etoile du Nord, le rôle de Catherine, apparemment trop lourd pour elle. Dès la seconde fois, elle fut remplacée par Mme Ugalde.

(Albert Soubies et Charles Malherbe, Histoire de la seconde salle Favart, 1892)

 

[Théâtre-Lyrique] La reprise la plus fructueuse fut celle du Val d'Andorre qui trouva un sérieux regain de succès avec Battaille dans le rôle du vieux chevrier, sa plus brillante création à la salle Favart, Meillet, Monjauze, Fromant, Mme Meillet, et, dans le personnage de Georgette, Mlle Roziès ; cette dernière, dont on avait récemment remarqué les débuts dans les Dragons de Villars, était originaire d'une petite ville du Midi, Beaumont-de-Lomagne, à laquelle un souvenir est bien dû par celui qui a signé « B. de Lomagne » tant d'articles de critique [il s'agit d'Albert Soubies lui-même].
(Albert Soubies, Histoire du Théâtre-Lyrique, 1899)

 

 

 

 

 

 

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