Eugène SCRIBE

 

Eugène Scribe, photo de Nadar

 

 

Augustin Eugène SCRIBE dit Eugène SCRIBE

 

auteur dramatique français

(rue Saint-Denis, Paris, 24 décembre 1791 – Paris 9e, 20 février 1861*), enterré au Père-Lachaise (35e division).

 

Fils de Jean-François SCRIBE (Saint-Laurent-Blangy, Pas-de-Calais, 26 septembre 1742 – Paris 8e, 28 janvier 1806), marchand d’étoffes, et d’Adélaïde NOLLEAU (vers 1758 – Paris 3e, 04 juillet 1807).

Epouse à La Villette le 08 juin 1842 Marie Julie Clarisse MARDUEL (Paris 7e, 19 avril 1808 – Paris 9e, 20 avril 1884*) [veuve de Claude Benoît BIOLLAY, mariés à Paris 5e le 14 juin 1828].

 

 

Son père était marchand drapier, rue Saint-Denis, à l'enseigne du Chat noir ; sa mère, restée veuve, et son tuteur, l'avocat Bonnet, le défenseur du général Moreau, voulurent lui faire suivre la carrière du droit. Il s'en dégoûta vite et débuta au théâtre des Variétés (1810) par une petite pièce, le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron, qui n'eut aucun succès. Sans se décourager de cet échec, ni de quelques autres qui suivirent, il continua à écrire pour le théâtre et, de 1820 à 1825, parurent ces petites pièces si pleines de mouvement, ces comédies légères : l'Ours et le Pacha (1820), le Secrétaire et le Cuisinier (1821), Mon oncle César, le Ménage de garçon (1821), la Petite Sœur (1821), qui représentent ce qu'on peut appeler la première manière de Scribe, c'est-à-dire l'art de donner à des riens un charme et un intérêt réels. Son grand art a toujours consisté à suivre les courants de l'opinion et à s'emparer du public, non en le dominant, mais en subissant la tyrannie de ses caprices et de ses modes. Comme auteur de livrets d'opéra ou d'opéra-comique, il a montré une habileté que bien peu ont égalée, et son coup d'essai en ce genre, la Dame blanche (1825), peut passer pour un coup de maître. Dans la comédie sérieuse, Valérie (Théâtre-Français, 1822), le Mariage de raison (1826), le Mariage d'argent (1827), donnent à peu près la mesure de ce qu'il a pu faire en ce genre. L'observation et la peinture des caractères sont trop superficielles ; mais Scribe est passé maître dans l'art de prolonger sans fatigue une situation, d'en présenter même et d'en faire admettre à force d'habileté de fort scabreuses. A ses comédies du Théâtre-Français les amateurs de Scribe préfèrent son répertoire ordinaire, le genre de pièces qu'il donnait à la même époque au Gymnase : Michel et Christine (1821), Frontin, mari garçon (1821), la Veuve du Malabar (1822), le Baiser au porteur (1823), la Loge du portier (1823), l'Héritière, les Premières Amours (1825), la Demoiselle à marier (1826), le Diplomate (1827), etc., simples bluettes dont la donnée est souvent originale. En même temps, il remportait ses plus grands succès à l'Opéra-Comique et au Grand Opéra avec la Muette de Portici (1828), Fra Diavolo (1830), le Philtre (1830), Robert le Diable (1831), la Juive (1835), les Huguenots (1836), l'Ambassadrice (1836).

Avec Bertrand et Raton, comédie en cinq actes (Théâtre-Français, 1833), Scribe commença la série de ses comédies historiques ou politiques : Bertrand et Raton, l'Ambitieux (1834), la Camaraderie (1836), les Indépendants (1837), la Calomnie (1840), le Verre d'eau (1840), toutes représentées à la Comédie-Française. Il y rapetisse énormément la politique et l'histoire, mais il montre toujours beaucoup d'esprit. Dans la dernière partie de sa carrière, il fit représenter au Théâtre-Français : Une Chaîne (1841), le Puff (1848), Adrienne Lecouvreur (1849), les Contes de la reine de Navarre (1850), Bataille de dames (1851), la Czarine (1855) ; à l'Opéra ou à l'Opéra-Comique : la Favorite (1840), les Diamants de la couronne (1841), la Part du diable (1843), Haydée (1847), le Prophète (1849), l'Etoile du Nord (1854). Bien d'autres pièces encore continuèrent le succès de leurs aînées ; mais la mode avait changé et ses procédés, comme son langage, avaient vieilli. Le style de Scribe, vif et naturel, est déparé par de nombreuses incorrections, dont on s'est souvent moqué. Il n'en occupe pas moins une place considérable au théâtre. Il n'a pas écrit moins de trois cent cinquante pièces, avec l'aide, il est vrai, de nombreux collaborateurs. Le 27 novembre 1834, il avait été reçu membre de l'Académie française.

Scribe a publié lui-même diverses éditions de ses Œuvres (1827, en 10 volumes ; 1833-1837, en 20 volumes ; 1840-1842, en 5 volumes ; 1853, en 16 volumes illustrés par Johannet, Gavarni). On a publié en outre en 1856-1859 son Théâtre en 10 volumes ; et en 1845 Œuvres choisies, en 6 volumes. Enfin l’édition des Œuvres complètes a paru de 1874 à 1885 en 76 volumes. On doit à Ernest Legouvé un Eugène Scribe (1874).

Il fut nommé chevalier (30 octobre 1827), officier (08 mai 1835), puis commandeur (19 janvier 1848) de la Légion d’honneur.

En 1829, il acheta le domaine de Séricourt, commune de Bussières, près de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne). Il est décédé en son domicile, 12 rue Pigalle à Paris 9e.

 

 

 

 

Eugène Scribe

 

 

 

livrets

 

la Chambre à coucher ou Une demi-heure de Richelieu, opéra-comique en 1 acte, musique de Luc Guénée (Opéra-Comique, 29 avril 1813)

la Redingote et la perruque, opéra-comique en 3 actes, musique de Rodolphe Kreutzer et Frédéric Kreubé (Opéra-Comique, 25 janvier 1815)

la Comtesse de Troun, opéra-comique en 3 actes, musique de Luc Guénée (Opéra-Comique, 17 janvier 1816)

les Frères invisibles, mélodrame en 3 actes, avec Mélesville et Delestre-Poirson, musique de Schaffner (Porte-Saint-Martin, 10 juin 1819)

la Meunière, opéra-comique en 1 acte, avec Mélesville, musique de Manuel Garcia (Gymnase-Dramatique, 16 mai 1821)

le Paradis de Mahomet ou la Pluralité des femmes, opéra-comique en 3 actes, avec Mélesville, musique de Frédéric Kreubé et Rodolphe Kreutzer (Opéra-Comique, 23 mars 1822)

la Petite lampe merveilleuse, opéra-comique-féerie en 3 actes, avec Mélesville, musique d'Alexandre Piccinni (Gymnase, 29 juillet 1822)

les Adieux au public, intermède mêlé de couplets, musique anonyme (Opéra-Comique, 19 décembre 1822)

Leicester ou le Château de Kenilworth, opéra-comique en 3 actes, avec Mélesville, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 25 janvier 1823)

le Valet de chambre, opéra-comique en 1 acte, avec Mélesville, musique de Michele Carafa (Opéra-Comique, 16 septembre 1823)

la Neige ou le Nouvel Eginhard, opéra-comique en 4 actes, avec Germain Delavigne, musique d’Esprit Auber (Opéra-Comique, 08 octobre 1823)

les Trois genres, prologue en trois tableaux, avec Dupaty et Pichat, musique d'Esprit Auber et François-Adrien Boieldieu (Odéon, 27 avril 1824)

le Concert à la cour ou la Débutante, opéra-comique en 1 acte, avec Mélesville, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 03 juin 1824)

le Baiser au porteur, vaudeville en 1 acte, avec Justin Gensoul et Frédéric de Courcy, musique d'Adolphe Adam (Gymnase, 09 juin 1824)

Peau d'âne, opéra-comique en un acte (Théâtre de la rue Pigalle, 02 octobre 1824)

Léocadie, drame lyrique en 3 actes, avec Mélesville, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 04 novembre 1824)

le Maçon, opéra-comique en 3 actes, avec Germain Delavigne, musique d’Auber (Opéra-Comique, 03 mai 1825)

le Comte Ory, mélodrame bouffe en 2 actes, avec Delestre-Poirson, musique de Gioacchino Rossini (Théâtre-Italien, été 1825 ; Opéra, 20 août 1828)

la Dame blanche, opéra-comique en 3 actes, musique de François-Adrien Boieldieu (Opéra-Comique, 10 décembre 1825)

la Vieille, opéra-comique en 1 acte, avec Germain Delavigne, musique de François-Joseph Fétis (Opéra-Comique, 14 mars 1826)

le Timide ou le Nouveau séducteur, opéra-comique en 1 acte, avec Xavier Saintine, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 30 mai 1826)

Fiorella, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 28 novembre 1826)

le Loup-garou, opéra-comique en 1 acte, avec Edouard-Joseph Mazères, musique de Louise Bertin (Opéra-Comique, 10 mars 1827)

la Lettre posthume, opéra-comique en 1 acte, avec Mélesville, musique de Frédéric Kreubé (Opéra-Comique, 24 avril 1827)

la Somnambule ou l'Arrivée d'un nouveau seigneur, ballet-pantomime en 3 actes, musique de Ferdinand Herold (Opéra, 19 septembre 1827)

le Mal du pays ou la Batelière de Brientz, vaudeville en 1 acte, avec Mélesville, musique d'Adolphe Adam (Gymnase, 28 décembre 1827)

la Muette de Portici, opéra en 5 actes, avec Germain Delavigne, musique d’Auber (Opéra, 29 février 1828)

la Fiancée, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 10 janvier 1829)

la Belle au bois dormant, ballet-féerie en 4 actes, musique de Ferdinand Herold (Opéra, 27 avril 1829)

les Deux nuits, opéra-comique en 3 actes, avec Jean Nicolas Bouilly, musique de François-Adrien Boieldieu (Opéra-Comique, 20 mai 1829)

Alcibiade, opéra en 2 actes, musique de Charles-L.-J. Hanssens (Grand-Théâtre de Bruxelles, 30 octobre 1829)

Fra Diavolo ou l’Hôtellerie de Terracine, opéra-comique en 3 actes, avec Germain Delavigne, musique d’Auber (Opéra-Comique, 20 janvier 1830)

Manon Lescaut, ballet-féerie en 3 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra, 03 mai 1830)

le Dieu et la bayadère, opéra-ballet en 2 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 13 octobre 1830)

l'Enlèvement ou les Guelfes et les Gibelins, opéra-comique en 3 actes, avec Jacques Bins de Saint-Victor et Jean-Baptiste Violet d'Epagny, musique de Pierre Zimmerman (Opéra-Comique, 26 octobre 1830)

l'Amazone, opéra-comique en 2 actes, avec Delestre-Poirson et Mélesville, musique d'Amédée de Beauplan (Opéra-Comique, 15 novembre 1830)

le Philtre, opéra en 2 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 20 juin 1831)

l'Orgie, ballet-pantomime en 3 actes, musique de Michele Carafa (Opéra, 18 juillet 1831)

la Marquise de Brinvilliers, drame lyrique en 3 actes, avec Castil-Blaze, musique d'Esprit Auber, Batton, Henri Montan Berton, Blangini, Boieldieu, Carafa, Luigi Cherubini, Herold et Paer (Opéra-Comique, 31 octobre 1831)

Robert le Diable, opéra en 5 actes, avec Germain Delavigne, musique de Giacomo Meyerbeer (Opéra, 21 novembre 1831)

Zémire et Azor, opéra-comique en 2 actes, musique de Modeste Grétry (Opéra-Comique, 21 février 1832)

le Serment ou les Faux-monnayeurs, opéra en 3 actes, avec Edouard-Joseph Mazères, musique d’Esprit Auber (Opéra, 01 octobre 1832)

la Médecine sans médecin, opéra-comique en 1 acte, avec Alfred Bayard, musique de Ferdinand Herold (Opéra-Comique, 18 octobre 1832)

Gustave III ou le Bal masqué, opéra historique en 5 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 27 février 1833)

la Prison d'Édimbourg, opéra-comique en 3 actes, avec Eugène de Planard, musique de Michele Carafa (Opéra-Comique, 20 juillet 1833)

Ali-Baba ou les Quarante voleurs, opéra en 4 actes et 1 prologue, avec Mélesville, musique de Luigi Cherubini (Opéra, 22 juillet 1833)

Lestocq ou l'Intrigue et l'amour, opéra-comique en quatre actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 24 mai 1834)

le Fils du prince, opéra-comique en 2 actes, musique du comte Alphonse de Feltre (Opéra-Comique, 28 août 1834)

le Chalet, opéra-comique en 1 acte, avec Mélesville, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 25 septembre 1834)

la Juive, opéra en 5 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra, 23 février 1835)

le Cheval de bronze, opéra-féerie en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 23 mars 1835)

le Portefaix, opéra-comique en 3 actes, musique de José-Melchior Gomis (Opéra-Comique, 16 juin 1835)

Actéon, opéra-comique en 1 acte, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 23 janvier 1836)

les Huguenots, opéra en 5 actes, avec Emile Deschamps, musique de Giacomo Meyerbeer (Opéra, 29 février 1836)

les Chaperons blancs, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 09 avril 1836)

le Mauvais œil, opéra-comique en 1 acte, avec Gustave Lemoine, musique de Loïsa Puget (Opéra-Comique, 01 octobre 1836) => fiche technique

l'Ambassadrice, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d’Esprit Auber (Opéra-Comique, 21 décembre 1836)

le Remplaçant, opéra-comique en 3 actes, avec Alfred Bayard, musique d'Alexandre Batton (Opéra-Comique, 11 août 1837)

le Domino noir, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 02 décembre 1837)

le Fidèle berger, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 11 janvier 1838)

Guido et Ginevra ou la Peste de Florence, opéra en 5 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra, 05 mars 1838)

la Volière ou les Oiseaux de Boccace, ballet-pantomime en 1 acte, musique de Casimir Gide (Opéra, 05 mai 1838)

Marguerite, opéra-comique en 3 actes, avec Eugène de Planard, musique d'Adrien Boieldieu (Opéra-Comique, 18 juin 1838)

la Figurante ou l'Amour et la danse, opéra-comique en 5 actes, avec Henri Dupin, musique de Louis Clapisson (Opéra-Comique, 24 août 1838)

Régine ou Deux nuits, opéra-comique en 2 actes, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 17 janvier 1839)

le Lac des fées, opéra en 5 actes, avec Mélesville, musique d'Esprit Auber (Opéra, 01 avril 1839)

les Treize, opéra-comique en trois actes, avec Paul Duport, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 15 avril 1839)

Polichinelle, opéra-comique en 1 acte, avec Charles Duveyrier, musique d'Alexandre Montfort (Opéra-Comique, 14 juin 1839)

la Tarentule, ballet-pantomime en 2 actes, musique de Casimir Gide (Opéra, 24 juin 1839)

le Shérif, opéra-comique en 3 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 02 septembre 1839)

la Reine d'un jour, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 19 septembre 1839 ; Théâtre-Lyrique, 25 avril 1854)

la Xacarilla, opéra en 2 actes, musique d'Aurelio Marliani (Opéra, 28 octobre 1839)

le Drapier, opéra en 3 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra, 06 janvier 1840)

les Martyrs, opéra en 4 actes, musique de Gaetano Donizetti (Opéra, 10 avril 1840)

Zanetta ou Jouer avec le feu, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d’Esprit Auber (Opéra-Comique, 18 mai 1840)

l'Opéra à la cour, opéra-comique en 4 parties, avec Henri de Saint-Georges, musiques arrangées par Albert Grisar et Adrien-Louis Boieldieu (Opéra-Comique, 16 juillet 1840)

la Favorite, opéra en 4 actes, avec Alphonse Royer et Gustave Vaez, musique de Gaetano Donizetti (Opéra, 02 décembre 1840)

le Guitarrero, opéra-comique en 3 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 21 janvier 1841)

les Diamants de la couronne, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d’Esprit Auber (Opéra-Comique, 06 mars 1841)

le Comte de Carmagnola, opéra en 2 actes, musique d'Ambroise Thomas (Opéra, 19 avril 1841)

l'Ingénue, opéra-comique en 1 acte, avec Henri Dupin, musique d’Hippolyte Colet (Opéra-Comique, 02 juin 1841)

la Main de fer ou Un mariage secret, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 26 octobre 1841)

le Diable à l'école, opéra-comique en 1 acte, musique d'Ernest Boulanger (Opéra-Comique, 17 janvier 1842) => fiche technique

le Duc d'Olonne, opéra-comique en 3 actes, avec Xavier Saintine, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 04 février 1842)

le Code noir, opéra-comique en 3 actes, musique de Louis Clapisson (Opéra-Comique, 09 juin 1842)

le Kiosque, opéra-comique en 1 acte, avec Paul Duport, musique de Jacques Féréol Mazas (Opéra-Comique, 02 novembre 1842)

la Part du Diable, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 16 janvier 1843)

le Puits d'amour, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe de Leuven, musique de Michael William Balfe (Opéra-Comique, 20 avril 1843)

Lambert Simnel, opéra-comique en 3 actes, avec Mélesville, musique d'Hippolyte Monpou achevée par Adolphe Adam (Opéra-Comique, 14 septembre 1843) ; musique de Charles Van der Does (La Haye, janvier 1851)

Dom Sébastien, roi de Portugal, opéra en 5 actes, musique de Gaetano Donizetti (Opéra, 13 novembre 1843)

Cagliostro, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam (Opéra-Comique, 10 février 1844)

Oreste et Pylade, opéra-comique en 1 acte, avec Henri Dupin, musique d'Alphonse Thys (Opéra-Comique, 28 février 1844)

la Sirène, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 26 mars 1844 ; Théâtre-Lyrique, 19 juin 1855)

la Barcarolle ou l'Amour et la musique, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 22 avril 1845)

le Ménétrier ou les Deux duchesses, opéra-comique en 3 actes, musique de Théodore Labarre (Opéra-Comique, 09 août 1845)

la Charbonnière, opéra-comique en 3 actes, avec Mélesville, musique d'Alexandre Montfort (Opéra-Comique, 13 octobre 1845)

Ma mère l'Oie, pantomime en douze tableaux (Funambules)

Ne touchez pas à la reine !, opéra-comique en 3 actes, avec Gustave Vaez, musique de Xavier Boisselot (Opéra-Comique, 16 janvier 1847)

le Sultan Saladin, opéra-comique en 1 acte, avec Henri Dupin, musique de Luigi Bordèse (Opéra-Comique, 08 février 1847)

Haydée ou le Secret, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 28 décembre 1847)

la Nuit de Noël ou l'Anniversaire, opéra-comique en 3 actes, musique d'Henri Reber (Opéra-Comique, 09 février 1848)

Jeanne la folle, opéra en 5 actes, musique de Louis Clapisson (Opéra, 06 novembre 1848)

le Prophète, opéra en 5 actes, musique de Giacomo Meyerbeer (Opéra, 16 avril 1849)

la Fée aux roses, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 01 octobre 1849)

la Statue équestre, à-propos en 1 acte, musique de Louis Clapisson (Grand-Théâtre de Lyon, 1850)

la Tempesta, opéra en 2 actes, version italienne de P. Giannone, musique de Fromental Halévy (Londres, 07 juin 1850)

Giralda ou la Nouvelle Psyché, opéra-comique en 3 actes, musique d'Adoplphe Adam (Opéra-Comique, 20 juillet 1850)

la Chanteuse voilée, opéra-comique en 1 acte, avec Adolphe de Leuven, musique de Victor Massé (Opéra-Comique, 26 novembre 1850)

l'Enfant prodigue, opéra en 5 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 06 décembre 1850)

la Dame de pique, opéra-comique en 3 actes, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 28 décembre 1850)

Zerline ou la Corbeille d'oranges, opéra en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 16 mai 1851)

Florinda ou les Maures en Espagne, opéra en 4 actes, version italienne de P. Giannone, musique de Sigismond Thalberg (Her Majesty's Theatre, Londres, 03 juillet 1851)

Mosquita la sorcière, opéra-comique en 3 actes, avec Gustave Vaez, musique de Xavier Boisselot (Opéra-National, 27 septembre 1851)

le Juif errant, opéra en cinq actes, avec Henri de Saint-Georges, musique de Fromental Halévy (Opéra, 23 avril 1852)

le Vieux château, opéra-comique en 1 acte, musique de Charles Van der Does (Théâtre de La Haye, mai 1852)

les Mystères d’Udolphe, opéra-comique en 3 actes, avec Germain Delavigne, musique de Louis Clapisson (Opéra-Comique, 04 novembre 1852)

Marco Spada, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 21 décembre 1852)

la Lettre au bon Dieu, opéra-comique en 2 actes, avec Frédéric de Courcy, musique de Gilbert Duprez (Opéra-Comique, 28 avril 1853)

le Nabab, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique de Fromental Halévy (Opéra-Comique, 01 septembre 1853)

l'Étoile du Nord, opéra de demi-caractère en 3 actes, musique de Giacomo Meyerbeer (Opéra-Comique, 16 février 1854)

la Fiancée du Diable, opéra-comique en 3 actes, avec Hippolyte Romand, musique de Victor Massé (Opéra-Comique, 05 juin 1854)

la Nonne sanglante, opéra en 5 actes, avec Germain Delavigne, musique de Charles Gounod (Opéra, 18 octobre 1854) => fiche technique

Jacqueline ou la Fille du soldat, opéra-comique en 1 acte, avec Léon Battu et Edouard Fournier, musique du comte d'Osmond et Jules Costé (Théâtre-Italien, 15 mai 1855 ; Opéra-Comique, 08 juin 1855)

Jenny Bell, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 02 juin 1855)

les Vêpres siciliennes, opéra en 5 actes, avec Charles Duveyrier, musique de Giuseppe Verdi (Opéra, 13 juin 1855)

Manon Lescaut, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 23 février 1856)

Marco Spada ou la Fille du bandit, ballet-pantomime en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra, 01 avril 1857)

la Chatte métamorphosée en femme, opérette en 1 acte, avec Mélesville, musique de Jacques Offenbach (Bouffes-Parisiens, 19 avril 1858)

Broskovano, opéra-comique en 2 actes, avec Henry Boisseaux, musique de Louis Deffès (Théâtre-Lyrique, 29 septembre 1858)

les Trois Nicolas, opéra-comique en 3 actes, avec Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu, musique de Louis Clapisson (Opéra-Comique, 16 décembre 1858)

les Petits violons du roi, opéra-comique en 3 actes, avec Henry Boisseaux, musique de Louis Deffès (Théâtre-Lyrique, 30 septembre 1859)

Yvonne, drame lyrique en 3 actes, musique d'Armand Limnander (Opéra-Comique, 29 novembre 1859)

le Nouveau Pourceaugnac, opérette en 1 acte, avec Delestre-Poirson, musique d’Aristide Hignard (Bouffes-Parisiens, 14 janvier 1860)

Barkouf, opéra bouffe en 3 actes, avec Henry Boisseaux, musique de Jacques Offenbach (Opéra-Comique, 24 décembre 1860)

la Circassienne, opéra-comique en 3 actes, musique d'Esprit Auber (Opéra-Comique, 02 février 1861)

Madame Grégoire, opéra-comique en 3 actes, avec Henry Boisseaux, musique de Louis Clapisson (Théâtre-Lyrique, 08 février 1861)

la Beauté du diable, opéra-comique en 1 acte, avec Emile de Najac, musique de Jules Alary (Opéra-Comique, 28 mai 1861)

la Fiancée du roi de Garbe, opéra-comique en 3 actes, avec Henri de Saint-Georges, musique d’Esprit Auber (Opéra-Comique, 11 janvier 1864)

l'Africaine, opéra en 5 actes, musique de Giacomo Meyerbeer (Opéra, 28 avril 1865)

l'Ours et le pacha, opéra-comique en 2 actes, avec Xavier Saintine, musique de François Bazin (Opéra-Comique, 21 février 1870)

 

 

 

 

 

portrait-charge d'Eugène Scribe, lithographie de Benjamin pour le Panthéon charivarique (1841)

 

 

 

Son père était marchand drapier, rue Saint-Denis, à l'enseigne du Chat noir ; sa mère, restée veuve, essaya de lui faire faire son droit, et son tuteur, l'avocat Bonnet, défenseur du général Moreau, pressait vivement le jeune Scribe de suivre la même carrière que lui. Mais en même temps qu'il suivait les cours de l'école, celui-ci se sentait beaucoup plus de goût pour le vaudeville et débutait au théâtre des Variétés (13 janvier 1810) par une petite pièce, le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron, qui n'eut aucun succès. Des sifflets accueillirent la chute du rideau, et Potier, qui jouait un des rôles, n'osa pas même nommer l'auteur. « Messieurs, dit-il au milieu des éclats de rire et des applaudissements ironiques, la pièce que nous venons d'avoir l'honneur de vous donner est d'un très jeune littérateur ; c'est son coup d'essai. Il reçoit avec reconnaissance les applaudissements que vous voulez bien lui donner comme gage d'encouragement et vous prie de vouloir bien lui permettre de garder l'anonyme. » La pièce fut néanmoins imprimée et elle figure au nom de Scribe dans le catalogue de la bibliothèque de Soleinne. Scribe ne se découragea pas, et une douzaine d'autres échecs successifs n'ébranlèrent en rien la foi qu'il avait dans sa vocation dramatique. Tout ce qu'il fit jouer jusque vers 1815 : les Dervis, l'Auberge ou les Brigands sans le savoir, Koulikan, Thibault, comte de Champagne, Thomas le chanceux ou les Trois bossus, Barbanera ou la Nuit de noce, le Gascon ou la Pompe funèbre, etc., eut le sort du Prétendu sans le savoir. La Chambre à coucher, opéra-comique (29 avril 1813), la Redingote et la perruque, autre opéra-comique (1815), Une nuit de la garde nationale, vaudeville pu plutôt pochade en un acte (1815), ne réussirent guère non plus, quoiqu'elles continssent en germe toutes les qualités du futur auteur du Domino noir et de l'Ours et le pacha. Ces pièces, pour quelques-unes desquelles Scribe garda encore l'anonyme, ne révélaient pas seulement sa ténacité ; elles montraient aussi sa fertilité d'invention, l'art qu'il devait porter si loin de remplir la scène, d'occuper l'attention, de mettre en œuvre d'une façon habile toutes sortes d'idées que lui apportaient de zélés collaborateurs, Dupin, Delestre-Poirson, Varner, Imbert, Mélesville et jusqu'à Désaugiers. Il faut dire aussi que son stoïcisme à supporter les échecs était entretenu non seulement par la confiance propre à la jeunesse, mais aussi par une dizaine de mille livres de rente, qui lui permettaient d'attendre des jours meilleurs. A force de travailler pour le théâtre, de se rendre compte de l'optique particulière à la scène, d'étudier le jeu et les ressources des acteurs, il parvint bien vite à savoir ce qu'il fallait donner au public pour en être bien venu et il ne compta presque plus dès lors que des succès : Flore et Zéphire, le Comte Ory, vaudeville qu'il transforma plus tard en opéra, le Nouveau Pourceaugnac, le Solliciteur, la Fête du mari, les Deux précepteurs, Une visite à Bedlam, etc. Tous ces vaudevilles recelaient assez de bon comique et même d'observation pour que Schlegel, qui n'aimait pas Molière, préférât l'un d'eux, le Solliciteur, au Misanthrope. Cependant, c'est à peine si on les compte dans l'œuvre du fécond écrivain dramatique.

De 1820 à 1825 parurent ces petites pièces si pleines de mouvement, ces comédies légères qui portèrent si haut la fortune du Vaudeville et surtout du Gymnase : l'Ours et le pacha, le Secrétaire et le cuisinier, Mon oncle César, le Ménage de garçon, la Petite sœur, Valérie, etc. Toutes ces pièces représentent ce qu'on peut appeler la première manière de Scribe, c'est-à-dire l'art de donner à des riens un charme et un intérêt réels, celui de s'emparer de l'actualité quelle qu'elle soit et de la présenter à un public tout disposé à entendre à demi-mot et qui arrive à se croire le collaborateur de l'auteur. De là un certain dédain pour le côté élevé des choses, et la glorification suprême des intérêts matériels. Les types de Scribe, à défaut de la vérité absolue, avaient surtout l'avantage de flatter la bourgeoisie, dont le règne allait commencer ; ses intéressantes veuves et ses fringants colonels de vingt-cinq ans, ses pères, ses oncles, ses tuteurs n'existent pas dans la vie réelle ; ils ne prennent consistance que devant le feu de la rampe ; mais tout ce monde-là est fils de ses œuvres et l'auteur a toujours soin de placer dans la bouche de ses personnages quelque maxime propre à flatter le libéralisme à fleur de peau de son auditoire. Son grand art a toujours consisté à suivre les courants de l'opinion et à s'emparer du public, non en le dominant, mais en subissant la tyrannie de ses caprices et de ses modes. La recette est sans doute bonne, puisqu'elle a toujours réussi à Scribe, et sous la Restauration son influence littéraire fut telle que sa langue, cette langue incorrecte et banale où le manque d'art simule à s'y méprendre le naturel, fut sur le point de devenir la langue courante ; on voulait pouvoir causer comme les veuves et les colonels du Gymnase !

La position de Scribe était alors fort belle, eu égard surtout au genre inférieur qu'il exploitait. Aux termes de son traité avec Delestre-Poirson, le directeur du Gymnase, il avait une rente viagère de 10,000 francs, un bénéfice proportionnel sur les recettes, bénéfice évalué à 8,000 francs, et une prime de 750 francs par acte. Ce traité, tout lucratif qu'il était pour Scribe, fut au moins aussi profitable au théâtre, qui s'assura de cette manière une suite non interrompue de succès ; le répertoire du théâtre de Madame, c'est le nom que prit le Gymnase quand il fut placé sous le patronage de la duchesse de Berry (1823), passa pour l'idéal dramatique durant toute la seconde période de la Restauration. En outre, Scribe ne se contentait pas d'être le fournisseur attitré du Gymnase ; il s'essayait, sur d'autres scènes, à tous les autres genres, opéra-comique, ballet, opéra, comédie, si bien qu'il finit par être le fournisseur ordinaire de presque tous les théâtres de Paris. Comme auteur de livrets d'opéra ou d'opéra-comique, il a montré une habileté, que bien peu ont égalée, et son coup d'essai en ce genre, la Dame blanche (1825), peut passer pour un coup de maître. Sa première tentative dans la comédie sérieuse, Valérie (Théâtre-Français, 1822), se ressent encore beaucoup des habitudes du vaudevilliste ; Valérie était un vaudeville en un acte, destiné au Gymnase, et que Scribe, pour le transférer au Théâtre-Français, se contenta d'allonger en intercalant des conversations. Il prit sa revanche avec le Mariage de raison (1826) et le Mariage d'argent (1827), qui donnent à peu près la mesure de ce qu'il a pu faire dans la comédie de mœurs. Ce n'est assurément pas de la haute comédie, comme on entendait ce genre au XVIIe siècle ; Scribe a une observation trop superficielle et il ne sait dégager des mœurs de son époque que

les éléments passagers ; mais il masque son infériorité par l'entente de la scène, l'art de prolonger sans fatigue une situation, d'en présenter même de fort scabreuses qu'une autre main que la sienne eût été inhabile à dénouer. A ses comédies du Théâtre-Français les amateurs de Scribe préfèrent son répertoire ordinaire, le genre de pièces qu'il donnait à la même époque au Gymnase : Michel et Christine, la Demoiselle à marier, le Diplomate, l'Héritière, les Premières amours, la Veuve du Malabar, le Baiser au porteur, Frontin, mari garçon, la Loge du portier, etc., simples bluettes construites sur la pointe d'une aiguille et dont la donnée est souvent originale. Scribe, dans son ambition de toucher à tout ce qui regarde l'art dramatique, s'essaya même aussi dans la comédie en vers : le Solliciteur, pièce plus que médiocre, et dans le gros drame du boulevard : Dix ans de la vie d'une femme ; mais ces deux genres étaient en dehors de ses moyens et il y renonça. En même temps, il remportait ses plus grands succès à l'Opéra-Comique et au Grand-Opéra avec Fra Diavolo (1830), le Philtre (1830), Robert le Diable (1831), la Juive (1835), les Huguenots (1836), l'Ambassadrice (1836).

Avec Bertrand et Raton, comédie en cinq actes (Théâtre-Français, 1833), Scribe inaugura une nouvelle manière et commença la série de ses comédies historiques ou politiques, où la politique et l'histoire véritables n'ont pas grand chose à voir, mais qui sont restées les modèles d'un genre nouveau. Cette série se compose de Bertrand et Raton, de l'Ambitieux (Théâtre-Français, 1834), de la Camaraderie (Théâtre-Français, 1836), des Indépendants (Théâtre-Français, 1837), de la Calomnie (Théâtre-Français, 1840), du Verre d'eau (Théâtre-Français, 1840), toutes comédies en cinq actes, développant largement un thème plus ou moins original. Il est certain que dans ces pièces Scribe rapetisse énormément la politique et l'histoire, en ne faisant voir dans la première qu'une suite de petites intrigues et de petits moyens mis en branle par de tout petits hommes, et dans la seconde qu'une suite de faits dérivés des causes les plus intimes ; mais il montre beaucoup d'esprit dans les situations qu'il fait dériver de ces prémisses contestables, dans ses Bertrands politiques gobant les marrons que tirent du feu les Ratons révolutionnaires, dans ses camarades qui se font la courte échelle et barrent la route au talent en faveur de leurs propres médiocrités ; l'Ambitieux, les Indépendants et la Calomnie sont même des œuvres assez fortes, bien conçues et bien développées, auxquelles il ne manque qu'un peu plus de profondeur dans les caractères, un peu plus de sévérité dans le style, pour être classées parmi les comédies vraiment sérieuses ; mais la facilité gâtait Scribe. Quant à sa théorie historique des petites causes et des grands effets, Scribe n'en était pas l'inventeur ; Voltaire l'a spirituellement énoncée dans quelques passages de l'Essai sur les mœurs, et elle a quelque chose de séduisant. C'est dans le Verre d'eau que Scribe en a tiré les plus grands effets. « Vous croyez peut-être, dit le Machiavel de la pièce, vous croyez comme tout le monde que les catastrophes politiques, les révolutions, les chutes d'empires viennent de causes graves, profondes, importantes ? Erreur ! Les Etats sont subjugués par des héros, des grands hommes, mais ces grands hommes sont menés eux-mêmes par leurs passions, leurs caprices, leur vanité, c'est-à-dire par ce qu'il y a de plus petit et de plus misérable au monde. Moi qui vous parle, moi qui jusqu'à vingt-six ans fus regardé comme un élégant, un étourdi, un homme incapable d'occupations sérieuses, savez-vous comment tout d'un coup je devins un homme d'Etat, comment j'arrivai à la Chambre, aux affaires, au ministère ? Eh bien, je devins ministre parce que je savais danser la sarabande, et je perdis le pouvoir parce que j'étais enrhumé. » C'est Bolingbroke, le ministre de la reine Anne, qui parle ainsi. Dans la pièce de Scribe, conformément à l'anecdote historique, c'est un verre d'eau répandu sur la robe de la reine qui met la brouille entre les puissances et le feu aux quatre coins de l'Europe ; dans la Calomnie, c'est la parole d'un garçon de bain qui décide du sort des empires. Une école historique aurait tort d'user de ces procédés ; l'historien est tenu de rechercher les causes profondes qui font que le moindre accident a des conséquences énormes ; mais l'écrivain dramatique est plus libre, et un grain de paradoxe assaisonne agréablement ses fictions ; il n'est tenu que de plaire, d'amuser, d'intéresser, et Scribe s'est assez bien acquitté de cette tâche pour qu'on n'ait rien à lui reprocher.

La seconde partie de la carrière de Scribe, de 1840 à 1861, fut tout aussi remplie et tout aussi glorieuse que la première. Au Théâtre-Français : Une chaîne (1841), le Puff (1848), Adrienne Lecouvreur (1849), les Contes de la reine de Navarre (1850), Bataille de dames (1851), la Czarine (1855) ; à l'Opéra ou à l'Opéra-Comique : la Favorite (1840), les Diamants de la couronne (1841), la Part du diable (1843), Haydée (1847), le Prophète (1849), l'Etoile du Nord (1854) et une foule d'autres pièces continuèrent dignement le succès de leurs aînées. Pour mener de front tant d'œuvres diverses, imaginer tant de sujets, combiner tant d'intrigues et de moyens dramatiques, il est vrai que Scribe usa largement de la collaboration. Le nombre des pièces qu'il a signées seul est très restreint, comparé au chiffre de celles où son nom ne figure qu'avec deux ou trois autres. Cependant la plus grande part du succès lui revient légitimement, et ses collaborateurs ont toujours été unanimes à lui rendre la plus entière justice. Lui qui avait le don de voir des sujets de pièces partout, pour qui une anecdote qu'il entendait raconter, un bout de conversation qu'il saisissait étaient un point de départ suffisant, il avait encore plus le talent de deviner l'idée dramatique demeurée à l'état latent dans les canevas souvent informes qu'on lui apportait. Lorsqu'en 1836 il fut reçu membre de l'Académie française, car cette suprême consécration de ses succès ne lui a même pas manqué malgré son insuffisance comme écrivain, on disait plaisamment qu'à côté de son fauteuil il faudrait au moins donner une banquette à ses collaborateurs. Villemain fut plus juste : « Sans eux, dit-il dans sa réponse au discours de réception de Scribe, vous n'auriez peut-être pas fait toutes vos pièces, mais sans vous elles n'auraient pas réussi. »

Scribe avait acquis, par le théâtre, une fortune considérable et il en était justement fier. Nommé commandeur de la Légion d'honneur, il prit pour armoiries une plume avec cette devise : Inde fortuna et libertas. Sur la porte de son domaine de Séricourt, acheté avec le produit de ses pièces de théâtre, il avait fait graver ces deux vers :

     Le théâtre a payé cet asile champêtre ;

     Vous qui passez, merci ! je vous le dois peut-être.

Administrant sa fortune avec la même habileté qu'il combinait ses cinquièmes actes, il était devenu plus que millionnaire et continuait à travailler comme dans sa jeunesse. Il avait encore sur le chantier des comédies, des vaudevilles, des opéras, l'Africaine, qu'il remaniait avec Meyerbeer, la Circassienne, dont il surveillait les premières représentations, lorsque la mort le saisit inopinément. Le 20 février 1861, il allait en voiture à un rendez-vous d'affaires, lorsque son cocher ouvrant la portière, ne trouve plus qu'un cadavre ; Scribe avait succombé à une attaque d'apoplexie. Son théâtre, dont nous donnons ci-après la liste chronologique complète, ne comprend pas moins de trois cent cinquante pièces ; quelques-unes, aux titres bizarres, doivent leur existence à ce que Scribe voulut que le catalogue alphabétique de ses œuvres couvrît, sans lacune, toutes les lettres de l'alphabet. On lui doit aussi quelques romans ou nouvelles : Carlo Bioschi, Maurice, Judith, le Roi de carreau, la Maîtresse anonyme (1840, 2 vol. in-8°), Piquillo Alliaga (1847, 11 vol. in-8°), qui n'ont rien ajouté à sa renommée.

M. E. Legouvé, qui a été souvent le collaborateur de Scribe et l'un des plus heureux, l'a apprécié de la manière suivante : « J'avouerai sans hésitation que, dans l'œuvre de Scribe, il y a deux parties plus faibles que les autres et que ces deux parties sont la peinture des caractères et le style. Seulement, nos qualités et nos défauts sont tellement liés ensemble et la prédominance d'une faculté maîtresse réduit si souvent les autres à l'état de subordonnées, que l'infériorité relative de Scribe comme écrivain et comme peintre de caractères tient en partie à sa supériorité comme auteur dramatique. La vie humaine ne lui apparaissait qu'à la lueur de la rampe ; il connaissait très bien les hommes, mais il les voyait à l'état de personnages de théâtre. De là ce fait singulier qu'il a créé une foule de jolis rôles et qu'il a produit très peu de types généraux.et profonds. Ce n'est pas que la vie et la vérité manquent aux êtres qu'il jette sur la scène ; sa finesse d'observation démêle à merveille et met bien en relief leurs travers, leurs prétentions, leurs passions ; ils parlent comme ils doivent parler, ils agissent comme ils doivent agir dans la situation donnée, mais ils ne sont que les hommes de cette situation ; ils la remplissent, ils ne la dépassent pas. Au contraire, quand vous lisez Shakespeare, vous sentez courir autour de ses personnages un si grand souffle de vie générale, ils portent une empreinte si caractéristique, qu'ils vous apparaissent non seulement tels qu'ils sont dans les circonstances présentes, mais tels qu'ils devront être dans toutes les circonstances possibles. Ce ne sont pas seulement des rôles, mais des hommes, des hommes complets. Rien de pareil chez Scribe ; il a rarement le sentiment de ces fortes individualités qu'on appelle des caractères, et, sauf dans Bertrand et Raton, Rantzau et Burgstraf, sauf une admirable dernière scène dans l'Ambitieux, on peut dire que ses comédies offrent moins la peinture que la mise en scène du cœur humain.

Son style donne lieu à la même remarque. La langue de la comédie doit être à la fois une langue parlée et une langue écrite. Lisez l'Avare, le Festin de Pierre, George Dandin ; sans doute, c'est bien toujours don Juan ou Harpagon qui parlent, mais vous y sentez toujours aussi Molière qui les fait parler. Scribe ne possédait que la moitié de ses dons. Son style a toutes les qualités de la conversation, le mouvement, la vivacité, le naturel, l'esprit ; mais on y regrette trop souvent cette richesse de coloris et cette fermeté de dessin qui constituent seules le grand écrivain. Il a un autre tort. Tout poète comique, mettant en scène les personnages de son époque, est bien forcé de leur prêter le langage de son époque ; mais il y a bien du jargon, c'est-à-dire bien des éléments éphémères dans ce langage. L'art des maîtres est de démêler dans l'idiome courant les éléments périssables, de telle sorte qu'ils ne lui empruntent que juste ce qui est nécessaire pour donner à leur dialogue l'accent et la saveur du moment ; Molière écrit à la fois dans la langue de son temps et dans la langue de tous les temps. Scribe, en raison même de son instinct scénique, se sert trop du dictionnaire de la Restauration. Enfin, l'impétuosité, le despotisme de son instinct dramatique lui faisaient tout subordonner à l'action théâtrale, tout, même parfois la grammaire, non par ignorance, personne ne connaissait mieux sa langue que lui ; quand il péchait contre elle, c'était sciemment et avec préméditation. La France compte certainement des génies, des gloires plus éclatants ; mais nulle part, pas plus en France qu'à l'étranger, pas plus autrefois qu'aujourd'hui, vous ne retrouverez l'équivalent de cette organisation phénoménale, de cette prodigieuse puissance dramatique qui s'appelait Eugène Scribe. Le prodige n'est pas qu'il ait abordé successivement tous les genres, c'est qu'il les ait tous menés de front pendant vingt ans ; c'est que pendant vingt ans il ait écrit de la même main et presque le même jour un vaudeville et une grande comédie, un couplet et un poème, un libretto et un ballet ; c'est qu'enfin, devenu grand poète tragique et lyrique, sans devenir grand versificateur et sans cesser d'être un chansonnier, il ait pendant vingt ans parcouru dans tous les sens le domaine dramatique à la façon des pionniers, cherchant toujours quelque coin de terre inconnue où planter son drapeau, et enrichissant par ses conquêtes même les deux arts limitrophes du sien, la musique et la danse. »

Nous ne reprendrons à cet éloge que ce que M. Legouvé dit des défaillances de style chez Scribe, défaillances, suivant lui, toujours voulues et calculées. C'est aller beaucoup trop loin : Au moment où Scribe fut reçu académicien, les petits journaux s'amusèrent à reprendre dans son nombreux répertoire des phrases comme celles-ci : « Je ne la connaissais pas, cette jeune femme ; je ne savais pas l'intérêt que vous y portez. » (La Calomnie.) « Dans ce siècle d'argent, ceux qui en ont... » (Le Mariage d'argent.) « C'est plus que de l'esprit, c'est celui des affaires. » (Le Mariage d'argent.) « Je pensais qu'on ne pouvait mettre trop de réflexion ; toutes les miennes sont faites. » (Le Mariage d'argent.) « Je ferais mieux de rester, dans votre intérêt. Ne songez qu'à ceux de votre mari. » (La Camaraderie.) On vit alors réapparaître le fameux couplet :

     D'avoir pu le tuer vivant

     Je me glorifierai sans cesse

(Michel et Christine.)

et le vers monstrueux des Huguenots :

     Ses jours sont menacés ! ah ! je dois l'y soustraire !

Dételles négligences ne peuvent pas avoir été calculées en vue d'un effet à produire, il vaut mieux dire que Scribe, tout en connaissant la syntaxe, la dédaignait profondément, et qu'il lui semblait au-dessous de lui de s'occuper de ces vétilles : De minimis non curat prætor !

Voici la liste, par ordre chronologique, de toutes les pièces de Scribe : le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron, vaudeville en un acte, sous le pseudonyme d'Antoine (Variétés, 13 janvier 1810) ; les Dervis, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Vaudeville, 2 septembre 1811) ; l'Auberge, ou les Brigands sans le savoir, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 19 mai 1812) ; la Chambre à coucher ou Une demi-heure de Richelieu, opéra-comique en un acte, musique de Guénée (Opéra-Comique, 29 avril 1813) ; Koulikan ou les Tartares, avec Dupin, sous le pseudonyme de Saint-Marc, mélodrame en trois actes (Gaîté, 13 mai 1813) ; Thibault, comte de Champagne, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Vaudeville, 27 septembre 1813) ; Thomas le chanceux ou les Trois bossus, avec Dupin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 21 février 1814) ; Barbanera ou la Nuit des noces, avec Dupin, folie-vaudeville en un acte (Vaudeville, 21 juin 1814) ; le Bachelier de Salamanque, avec Dupin et Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Variétés, 18 janvier 1815) ; la Redingote et la perruque, opéra-comique en trois actes, musique de Kreutzer et Kreubé (Opéra-Comique, 25 janvier 1815) ; la Mort et le Bûcheron, avec Dupin, folie-vaudeville en deux actes (Vaudeville, 29 mai 1815) ; le Gascon ou la Pompe funèbre, avec Dupin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 14 octobre 1815), repris sous le titre des Héritiers de M. de Crac (Gymnase, 11 juillet 1829) ; Une nuit de la garde nationale, avec Delestre-Poirson, tableau-vaudeville en un acte (Vaudeville, 4 novembre 1815) ; Paolo ou les Amoureux sans le savoir, avec Dupin, sous le pseudonyme de Deschamps, comédie en un acte et en prose (Odéon, 9 novembre 1815) ; Encore une nuit

de la garde nationale ou le Poste de la barrière, avec Delestre-Poirson, tableau-vaudeville en un acte (Porte-Saint-Martin, 15 décembre 1815) ; la Comtesse de Troun, opéra-comique en trois actes, musique de Guénée (Opéra-Comique, 17 janvier 1816) ; Flore et Zéphire, avec Delestre-Poirson, à-propos-vaudeville en un acte (Vaudeville, 8 février 1816) ; le Valet de son rival, avec Germain Delavigne, comédie en un acte et en prose (Odéon, 19 mars 1816), mise en vaudeville et représentée sous le titre des Nouveaux jeux de l'amour et du hasard (Gymnase, 21 juin 1822) ; Hamlet de M. le public, avec Delestre-Poirson, pantomime tragique en trois actes (Vaudeville, 4 avril 1816) ; Farinelli ou la Pièce de circonstance, avec Dupin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 25 juillet 1816) ; Tivoli, aujourd'hui fête extraordinaire, avec Moreau et Delestre-Poirson, scènes épisodiques mêlées de vaudevilles (Vaudeville, 8 août 1816) ; Gusman d'Alfarache, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 22 octobre 1816) ; les Montagnes russes ou le Temple de la Mode, avec Delestre-Poirson, Merle et Dupin, à-propos-vaudeville en un acte (Vaudeville, 31 octobre 1816) ; la Jarretière de la mariée, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 12 novembre 1816) ; le Comte Ory, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 16 décembre 1816) ; Une nuit d'Ispahan, avec Delestre-Poirson, comédie en trois actes et en prose (Odéon, 19 décembre 1816) ; la Princesse de Tarare ou les Contes de ma mère l'Oie, avec Dupin et Delestre-Poirson, folie-vaudeville en un acte (Vaudeville, 31 décembre 1816), reprise sous le titre du Prince Charmant ou les Contes de fées (Gymnase, 14 février 1828) ; Encore un Pourceaugnac ou les Limousins vengés, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 18 février 1817), repris sous le titre du Nouveau Pourceaugnac (Gymnase, 28 septembre 1822) ; le Solliciteur ou l'Art d'obtenir des places, avec Imbert et Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 7 avril 1817) ; Wallace ou la Barrière Mont-Parnasse, avec Désaugiers et Delestre-Poirson, à-propos-vaudeville en un acte (Vaudeville, 8 mai 1817) ; les Deux précepteurs ou Asinus asinum fricat, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 19 juin 1817) ; le Combat des montagnes ou la Folie-Beaujon, avec Dupin, folie-vaudeville épisodique en un acte (Variétés, 12 juillet 1817) ; le Café des Variétés, avec Dupin, prologue en vaudevilles (Variétés, 5 août 1817) ; Tous les vaudevilles ou Chacun chez soi, avec Désaugiers et Delestre-Poirson, à-propos-vaudeville en un acte (Vaudeville, 16 août 1817) ; le Petit dragon, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 18 septembre 1817), mis en musique par Amédée de Beauplan et représenté à l'Opéra-Comique sous le titre de l'Amazone (15 novembre 1830) ; les Comices d'Athènes ou les femmes orateurs, avec Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 7 novembre 1817) ; les Nouvelles Danaïdes, vaudeville en un acte (Variétés, 3 décembre 1817) ; l'Homme vert, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 20 décembre 1817) ; le Carnaval de Cocagne ou Rien qu'un jour, avec Imbert et Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 31 janvier 1818) ; Chactas et Atala, drame en quatre tableaux et en style mêlé (Variétés, 9 mars 1818) ; les Dehors trompeurs ou Boissy chez lui, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 6 avril 1818) ; Une visite à Bedlam, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 23 avril 1818) ; les Vélocipèdes ou la Poste aux chevaux, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 2 mai 1818) ; la Volière de Frère Philippe, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 15 juin 1818) ; le Songe ou la Chapelle de Glenthorn, avec Mélesville et Delestre-Poirson, mélodrame en trois actes (Ambigu-Comique, 22 juillet 1818) ; l'Ecole du village ou l'Enseignement mutuel, avec Brazier, Dumersan et Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Variétés, 5 septembre 1818) ; le Nouveau Nicaise, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 15 octobre 1818) ; l'Hôtel des Quatre-Nations, avec Brazier et Dupin, à-propos-vaudeville en un acte (Variétés, 7 novembre 1818) ; le Fou de Péronne, avec Dupin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 18 janvier 1819) ; les Deux maris, avec Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 3 février 1819) ; le Spectre de Grasville ou le Spectre du Mardi gras, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 16 février 1819) ; le Mystificateur, avec Delestre-Poirson et Alphonse Cerfbeer, vaudeville en un acte et en vers (Vaudeville, 22 février 1819) ; Caroline, avec Constant (Ménissier), vaudeville en un acte (Vaudeville, 15 mars 1819) ; les Frères invisibles, avec Delestre-Poirson et Mélesville, mélodrame en trois actes (Porte-Saint-Martin, 10 juin 1819) ; la Pluie d'or ou les Mystères de la rue Montesquieu, avec Dupin et Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 22 septembre 1819) ; les Bains à la papa, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 9 octobre 1819) ; les Vêpres siciliennes, avec Mélesville, parodie-vaudeville en un acte (Vaudeville, 17 novembre 1819) ; la Somnambule, avec Germain Delavigne, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 6 décembre 1819) ; l'Ennui ou le Comte Derfort, avec Dupin et Mélesville, vaudeville en deux actes (Variétés, 2 février 1820) ; l'Ours et le Pacha, avec Xavier Saintine, folie-vaudeville en un acte (Variétés, 10 février 1820) ; le Spleen, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 20 mars 1820) ; le Dîner de garçons, avec Imbert et Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 4 avril 1820) ; le Chat botté, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville-féerie en deux actes (Vaudeville, 10 avril 1820) ; Marie Jobard, avec Dupin et Carmouche (imitation burlesque de Marie Stuart, tragédie de Lebrun), en six actes et en vers, avec des chœurs (Variétés, 11 juin 182) ; le Vampire amoureux, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 15 juin 1820) ; la Suite du folliculaire ou l'Article en suspens, sous le pseudonyme de Ramond, avec Théaulon, Armand et Ferdinand Langlé, vaudeville en un acte (Vaudeville, 8 août 1820) ; l'Eclipse totale, avec Dupin, sous le pseudonyme de Nicomède, vaudeville en un acte (Variétés, 6 septembre 1820) ; le Témoin, avec Mélesville et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Variétés, 21 septembre 1820) ; le Déluge ou les Petits acteurs, avec Mélesville et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Variétés, 12 octobre 1820) ; l'Homme noir, sous le pseudonyme de Félix, avec Dupin, vaudeville-énigme en un acte (Vaudeville, 18 novembre 1820) ; l'Hôtel des bains, avec Dupin, tableau-vaudeville en un acte (Variétés, 22 novembre 1820) ; le Beau Narcisse, avec Xavier Saintine et de Courcy, sous le pseudonyme de Clairefontaine, vaudeville en un acte (Porte-Saint-Martin, 9 décembre 1820) ; le Boulevard Bonne-Nouvelle, avec Moreau et Mélesville, prologue en vaudevilles (Gymnase, 23 décembre 1820) ; l'Amour platonique, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 décembre 1820) ; le Secrétaire et le cuisinier, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 janvier 1821) ; Frontin mari-garçon, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 18 janvier 1821), mis en musique par Carafa et représenté sous le titre du Valet de chambre (Opéra-Comique, 16 septembre 1823) ; le Colonel, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 29 janvier 1821) ; l'Intérieur d'une étude ou l'Avoué et le procureur, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 1er février 1821) ; Mon oncle César, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 3 février 1821), repris en trois actes, sans couplets, sous le titre du Vieux fou (Ambigu, 19 mars 1830) ; le Gastronome sans argent, avec Brulay, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 mars 1821) ; le Parrain, avec Delestre-Poirson et Mélesville, comédie en un acte et en prose (Gymnase, 23 avril 1821) ; le Ménage de garçon, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 avril 1821) ; la Campagne, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 7 mai 1821) ; la Meunière, avec Mélesville, musique de Garcia, opéra-comique en un acte (Gymnase, 16 mai 1821) ; la Petite sœur, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 juin 1821) ; le Mariage enfantin, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 août 1821) ; les Petites misères de la vie humaine, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 octobre 1821) ; l'Amant bossu, avec Mélesville et Vandière, dit Chapais, vaudeville en un acte (Gymnase, 22 octobre 1821) ; l'Artiste, vaudeville en un acte (Gymnase, 23 novembre 1821) ; Michel et Christine, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 décembre 1821) ; Philibert marié, avec Moreau, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 décembre 1821) ; la Pagode indienne ou les Deux génies, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 29 décembre 1821) ; Avis aux goutteux, avec Vial et Gabriel, vaudeville en un acte (Vaudeville, 4 février 1822) ; le Plaisant de société, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 février 1822) ; les Mémoires d'un colonel de hussards, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 21 février 1822) ; la Demoiselle et la dame ou Avant et après, avec Dupin et de Courcy, vaudeville en un acte (Gymnase, 11 mars 1822) ; le Paradis de Mahomet ou la Pluralité des femmes, avec Mélesville, musique de Kreutzer et Kreubé, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 23 mars 1822) ; la Petite folle, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 6 mai 1822) ; la Fiancée de Windsor ou les Indemnités anglaises, vaudeville en un acte (Variétés, 7 mai 1822) ; le Vieux garçon et la petite fille, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 24 mai 1822) ; les Eaux du mont Dore, avec de Courcy et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Gymnase, 25 juillet 1822) ; la Petite lampe merveilleuse, avec Mélesville, musique d'Alexandre Piccinni, opéra-féerie en trois actes (Gymnase, 29 juillet 1822) ; la Veuve du Malabar, avec Mélesville et Saint-Arnaud (Gymnase, 19 août 1822) ; la Nouvelle Clary, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 11 novembre 1822) ; l'Ecarté ou Un coin du salon, avec Mélesville et de Saint-Georges, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 14 novembre 1822) ; le Bon papa ou la Proposition de mariage, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 décembre 1822) ; les Adieux au public, intermède mêlé de couplets (Opéra-Comique, 19 décembre 1822) ; Valérie, avec Mélesville, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 21 décembre 1822) ; l'Enfer dramatique, folie-vaudeville en un acte (Vaudeville, 30 décembre 1822) ; la Loge du portier, avec Mazères, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 14 janvier 1823) ; Leicester ou le Château de Kenilworth, avec Mélesville, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 25 janvier 1823) ; l'Intérieur d'un bureau ou la Chanson, avec Imbert et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 25 février 1823) ; Trilby ou le Lutin d'Argail, avec Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 mars 1823) ; le Plan de campagne ou le Bourgeois de la rue Saint-Jacques, avec Dupin et Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 avril 1823) ; le Menteur véridique, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 24 avril 1823) ; la Pension bourgeoise, avec Dupin et Dumersan, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 mai 1823) ; le Marchand d'amour, avec Carmouche, vaudeville en un acte (Gaîté, 3 juin 1823) ; la Maîtresse du logis, sous le pseudonyme de Céricour, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 juin 1823) ; Partie et revanche, avec Francis et Brazier, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 juin 1823) ; les Assureurs dramatiques ou la Pièce nouvelle, avec Varner, comédie en un acte et en vers (Gymnase, 30 juin 1823) ; l'Avare en goguette, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 juillet 1823) ; la Rosière de Rosny, vaudeville-impromptu en un acte, en prose et en vers (théâtre des Tuileries, 15 juillet 1823) ; Stanislas, sous le pseudonyme d'Eugène, vaudeville en un acte (Variétés, 8 août 1823) ; les Grisettes, avec Dupin, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 8 août 1823) ; la Neige ou le Nouvel Eginhard, avec Germain Delavigne, musique d'Auber, opéra-comique en quatre actes (Opéra-Comique, 8 octobre 1823) ; la Vérité dans le vin ou le Déjeuner d'huîtres, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 octobre 1823) ; le Retour ou la Suite de Michel et Christine, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 octobre 1823) ; Un dernier jour de fortune, avec Dupaty, vaudeville en un acte (Gymnase, 11 novembre 1823) ; Rodolphe ou Frère et sœur, avec Mélesville, drame en un acte et en prose (Gymnase, 20 novembre 1823) ; le Grand dîner ou Rossini à Paris, avec Mazères, à-propos-vaudeville en un acte (Gymnase, 29 novembre 1823) ; Une heure à Port-Sainte-Marie, à-propos-vaudeville en un acte, en prose et en vers (palais des Tuileries); l'Héritière, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 décembre 1823) ; le Coiffeur et le perruquier, avec Mazères et Saint-Laurent, vaudeville en un acte (Gymnase, 15 janvier 1824) ; le Fondé de pouvoir, avec Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 février 1824) ; la Mansarde des artistes, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 avril 1824) ; les Trois genres, avec Dupaty et Pichat, prologue en trois tableaux, en vers et en prose, musique d'Auber, de Boieldieu et d'Hérold (Odéon, 27 avril 1824) ; le Leicester de faubourg ou l'Amour et l'ambition, avec Xavier Saintine et Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, 1er mai 1824) ; le Concert à la cour ou la Débutante, avec Mélesville, musique d'Auber, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 3 juin 1824), arrangé en deux actes et joué à l'Hôtel de Ville (14 avril 1856), lors de la fête offerte aux membres du congrès ; le Baiser au porteur, avec Justin Gensoul et de Courcy, vaudeville en un acte

(Gymnase, 9 juin 1823) ; le Dîner sur l'herbe, avec Mélesville, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 2 juillet 1824) ; les Adieux au comptoir, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 août 1824) ; Peau d'âne, opéra-comique en un acte (théâtre de la rue Pigalle, 2 octobre 1824) ; le Château de la Poularde, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 octobre 1824) ; le Bal champêtre ou les Grisettes à la campagne, avec Dupin, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 21 octobre 1824) ; Léocadie, avec Mélesville, drame lyrique en trois actes, musique d'Auber (Opéra-Comique, 4 novembre 1824) ; le Parlementaire, avec Mélesville et Vibert, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 novembre 1824) ; Coraly ou la Sœur et le frère, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 19 novembre 1824) ; Monsieur Tardif, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 1er décembre 1824) ; Robin des bois ou les Trois balles, avec Sauvage et Castil-Blaze, musique de Weber, opéra fantastique en trois actes (Odéon, 7 décembre 1824) ; la Haine d'une femme ou le Jeune homme à marier, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 décembre 1824) ; Vatel ou le Petit-fils d'un grand homme, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 18 janvier 1825) ; la Quarantaine, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 février 1825) ; le Plus beau jour de la vie, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 22 février 1825) ; la Charge à payer ou la Mère intrigante, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 avril 1825) ; les Inséparables, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 mai 1825) ; le Maçon, avec Germain Delavigne, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 3 mai 1825) ; le Charlatanisme, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 mai 1825) ; les Empiriques d'autrefois, avec Alexandre, pseudonyme de Mme Friedelle, vaudeville en un acte (Gymnase, 11 juin 1825) ; le Mauvais sujet, avec Camille, pseudonyme de Pillet, drame en un acte (Gymnase, 16 juillet 1825) ; les Premières amours ou les Souvenirs d'enfance, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 novembre 1825) ; la Dame blanche, musique de Boieldieu, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 10 décembre 1825) ; le Médecin des dames, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 décembre 1825) ; le Confident, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 5 janvier 1826) ; la Demoiselle à marier ou la Première entrevue, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 18 janvier 1826) ; le Testament de Polichinelle, avec Moreau et Lafortelle, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 février 1826) ; les Manteaux, avec Dupin et Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 20 lévrier 1826) ; la Belle-mère, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 1er mars 1826) ; la Vieille, avec Germain Delavigne, musique de Fétis, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 14 mars 1826) ; l'Oncle d'Amérique, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 mars 1826) ; la Lune de miel, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Gymnase, 31 mars 1826) ; la Demoiselle de compagnie, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 6 mai 1826) ; Simple histoire, avec de Courcy, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 mai 1826) ; le Timide ou le Nouveau séducteur, avec Xavier Saintine, musique d'Auber, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 30 mai 1826) ; l'Ambassadeur, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 juillet 1826) ; le Mariage déraison, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 10 octobre 1826) ; Fiorella, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 28 novembre 1826) ; la Famille du faubourg, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 février 1827) ; la Chatte métamorphosée en femme, avec Mélesville et Bouchard, folie-vaudeville en un acte (Gymnase, 3 mars 1827) ; le Loup-garou, avec Mazères, musique de Louise Bertin, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 10 mars 1827) ; les Elèves du Conservatoire, avec Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Gymnase, 28 mars 1827) ; la Lettre posthume, avec Mélesville, musique de Kreubé, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 24 avril 1827) ; la Somnambule ou l'Arrivée d'un nouveau seigneur, avec Aumer, ballet-pantomime en trois actes, musique d'Herold (Opéra, 19 septembre 1827) ; le Diplomate, avec Germain Delavigne, vaudeville en deux actes (Gymnase, 23 octobre 1827) ; la Marraine, avec Lockroy et Chabot de Bouin, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 novembre 1827) ; le Mariage d'argent, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 3 décembre 1827) ; le Mal du pays ou la Batelière de Brientz, avec Mélesville, musique d'Adolphe Adam, vaudeville en un acte (Gymnase, 28 décembre 1827) ; la Muette de Portici, avec Germain Delavigne, musique d'Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 29 février 1828) ; Yelva ou l'Orpheline russe, avec de Villeneuve et Desvergers, vaudeville en deux actes (Gymnase, 18 mars 1828) ; le Vieux mari, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 mai 1828) ; la Manie des places ou la Folie du siècle, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 19 juin 1828) ; Avant, pendant et après, avec Rougemont, esquisses historiques en trois parties (Gymnase, 28 juin 1828) ; le Comte Ory, avec Delestre-Poirson, musique de Rossini, opéra en deux actes (Opéra, 20 août 1828) ; le Baron de Trenck, avec Germain Delavigne, vaudeville en deux actes (Gymnase, 14 octobre 1828) ; les Moralistes, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 22 novembre 1828) ; Malvina ou un Mariage d'inclination, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8 décembre 1828) ; la Fiancée, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 10 janvier 1829) ; Théobald ou le Retour de Russie, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 février 1829) ; Mme de Sainte-Agnès ou la Femme à principes, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 février 1829) ; Aventures et voyages du petit Jonas, avec Dupin, pièce romantique en trois actes, mêlée de couplets (Nouveautés, 28 février 1829) ; la Belle au bois dormant, avec Aumer, musique d'Hérold, ballet-pantomime en quatre actes (Opéra, 27 avril 1829) ; les Deux nuits, avec Bouilly, musique de Boieldieu, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 mai 1829) ; la Bohémienne ou l'Amérique en 1775, avec Mélesville, comédie en cinq actes (Gymnase, 1er juin 1829) ; la Famille du baron, avec Mélesville, vaudeville épisodique en un acte (Gymnase, 31 août 1829) ; les Actionnaires, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 22 octobre 1829) ; Alcibiade, musique de Charles Hanssens, opéra en deux actes (Grand-Théâtre de Bruxelles, 30 octobre 1829) ; Louise ou la Réparation, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 16 novembre 1829) ; les Inconsolables, comédie en un acte et en prose (Comédie-Francaise, 8 décembre 1829) ; la Cour d'assises, avec Varner, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 28 décembre 1829) ; la Seconde année ou A qui la faute ?, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 janvier 1830) ; Fra Diavolo ou l'Hôtellerie de Terracine, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 28 janvier 1830) ; Zoé ou l'Amant prêté, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 mars 1830) ; l'Assurance ou le Coucher de la mariée, sous le pseudonyme de Félix S..., vaudeville en deux actes (Gymnase, 1er avril 1830) ; Philippe, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 19 avril 1830) ; Manon Lescaut, avec Aumer, musique d'Halévy, ballet-pantomime en trois actes (Opéra, 3 mai 1830) ; le Foyer du Gymnase, avec Mélesville et Bavard, prologue mêlé de couplets (Gymnase, 17 août 1830) ; Une faute, drame-vaudeville en deux actes (Gymnase, 17 août 1830) ; le Dieu et la bayadère, musique d'Auber, opéra-ballet en deux actes (Opéra, 13 octobre 1830) ; l'Enlèvement ou les Guelfes et les Gibelins, musique de Zimmermann, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 26 octobre 1830) ; la Protectrice et le ministre, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 novembre 1830) ; Fra Ambrosio ou les Mœurs de Rome, proverbe en deux tableaux (Gymnase, 3 novembre 1830) ; Jeune et vieille ou le Premier et le dernier chapitre, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 18 novembre 1830) ; la Famille Riquebourg ou le Mariage mal assorti, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 janvier 1831) ; les Trois maîtresses ou Une cour d'Allemagne, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 24 janvier 1831) ; le Budget d'un jeune ménage, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 mars 1831) ; le Quaker et la danseuse, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 28 mars 1831) ; la Favorite, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 mai 1831) ; le Philtre, musique d'Auber, opéra en deux actes (Opéra, 20 juin 1831) ; le Comte de Saint-Ronan ou l'Ecole et le château, avec Dupin, sous le pseudonyme de Gratien, vaudeville en deux actes (Palais-Royal, 21 juin 1831) ; l'Orgie, avec Corali, musique de Carafa, ballet-pantomime en trois actes (Opéra, 18 juillet 1831) ; la Marquise de Brinvilliers, avec Castil-Blaze, musique de Boieldieu, Berton, Auber, Herold, Batton, Blangini, Carafa, Paer et Cherubini, drame lyrique en trois actes (Opéra-Comique, 31 octobre 1831) ; le Clerc de la basoche, drame en cinq actes et en prose (Odéon, 14 novembre 1831) ; le Suisse de l'hôtel, avec de Rougemont, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 novembre 1831) ; Robert le Diable, avec Germain Delavigne, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 21 novembre 1831) ; le Soprano, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 30 novembre 1831) ; Dom Miguel ou le Luthier de Lisbonne, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 7 décembre 1831) ; la Vengeance italienne ou Un Français à Florence, avec Delestre-Poirson et Charles Desnoyers, vaudeville en deux actes (Gymnase, 23 janvier 1832) ; le Chaperon, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 6 février 1832) ; Zémire et Azor, opéra-comique en deux actes, musique de Grétry (Opéra-Comique, 21 février 1832) ; le Savant, avec Monvel, vaudeville en deux actes (Gymnase, 22 février 1832) ; Schahabaham II ou les Caprices d'un autocrate, avec Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 mars 1832) ; Dix ans de la vie d'une femme ou les Mauvais conseils, avec Terrier, drame en cinq actes et en prose (Porte-Saint-Martin, 17 mars 1832) ; l'Apollon du Réverbère ou les Conjectures de carrefour, avec Mélesville et Xavier Saintine, tableau populaire en un acte (Variétés, 24 mars 1832) ; le Premier président, avec Mélesville, drame en trois actes, mêlé de chant (Gymnase, 21 août 1832) ; Une monomanie, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 août 1832) ; le Paysan amoureux, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 17 septembre 1832) ; le Serment ou les Faux-monnayeurs, avec Mazères, musique d'Auber, opéra en trois actes (Opéra, 1er octobre 1832) ; la Médecine sans médecin, avec Bayard, musique d'Herold, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 18 octobre 1832) ; la Grande aventure, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 novembre 1832) ; Toujours ou l'Avenir d'un fils, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 13 novembre 1832) ; Camilla ou la Sœur et le frère, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 décembre 1832) ; les Vieux péchés, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 5 janvier 1833) ; le Voyage dans l'appartement ou l'Influence des localités, avec Paul Duport, comédie-vaudeville en cinq tableaux (Variétés, 18 janvier 1833) ; les Malheurs d'un amant heureux, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 janvier 1833) ; Une répétition générale, avec Desvergers et Varin, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 février 1833) ; Gustave III ou le Bal masqué, musique d'Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 27 février 1833) ; la Nouvelle madame Evrard, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 mars 1833) ; le Gardien, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 11 mars 1833) ; le Moulin de Javelle, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8 juillet 1833) ; la Prison d'Edimbourg, avec Planard, musique de Carafa, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 juillet 1833) ; Ali-Baba ou les Quarante voleurs, avec Mélesville, musique de Cherubini, opéra en quatre actes, précédé d'un prologue (Opéra, 22 juillet 1833) ; Jean de Vert, avec Mélesville et Carmouche, féerie en cinq parties, mêlée dé vaudevilles (Variétés, 19 août 1833) ; Un trait de Paul Ier ou le Csar et la vivandière, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 septembre 1833) ; la Dugazon ou le Choix d'une maîtresse, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 30 octobre 1833) ; Bertrand et Raton ou l'Art de conspirer, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 novembre 1833) ; le Lorgnon, vaudeville en un acte (Gymnase, 21 décembre 1833) ; la Chanoinesse, avec Francis Cornu, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 décembre 1833) ; Une passion secrète, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 13 mars 1834) ; Salvoisy ou l'Amoureux de la reine, avec de Rougemont et Alexis de Comberousse, vaudeville en deux actes (Gymnase, 18 avril 1834) ; Lestocq ou l'Intrigue et l'amour, musique d'Auber, opéra-comique en quatre actes (Opéra-Comique, 24 mai 1834) ; la Frontière de Savoie, avec Bayard et Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 août 1834) ; le Fils du prince, musique du comte Alphonse de Feltre, opéra-comique en deux actes (Opéra-Comique, 28 août 1834) ; le Chalet, avec Mélesville, musique d'Adolphe Adam, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 25 septembre 1834) ; Estelle ou le Père et la fille, vaudeville en un acte (Gymnase, 7 novembre 1834) ; l'Ambitieux, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 27 novembre 1834) ; la Femme qu'on n'aime plus, avec Narcisse Fournier, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 décembre 1834) ; la Juive, musique d'Halévy, opéra en cinq actes (Opéra, 23 février 1835) ; le Cheval de bronze, musique d'Auber, opéra-féerie en trois actes (Opéra-Comique, 23 mars 1835) ; Une chaumière et son cœur, avec Alphonse de Laforest, vaudeville en deux actes (Gymnase, 12 mai 1835) ; le Portefaix, musique de Gomis, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 juin 1835) ; la Pensionnaire mariée, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 novembre 1835) ; Valentine, avec Mélesville, drame-vaudeville en deux actes (Gymnase, 4 janvier 1836) ; Actéon, musique d'Auber, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 23 janvier 1836) ; les Huguenots, avec Emile Deschamps, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 29 février 1836) ; Chut, vaudeville en deux actes (Gymnase, 26 mars 1836) ; les Chaperons blancs, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 avril 1836) ; Marie Seymour ou le Dévouement filial, avec Mélesville, drame en un acte, en prose (non représenté) ; le Mauvais œil, avec Gustave Lemoine, musique de Loïsa Puget, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 1er octobre 1836) ; Sir Hugues de Guilfort, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 5 octobre 1836) ; Avis aux coquettes ou l'Amant singulier, avec Alexis de Comberousse, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 octobre 1836) ; le Fils d'un agent de change, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 29 novembre 1836) ; l'Ambassadrice, avec de Saint-Georges, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 21 décembre 1836) ; la Camaraderie ou la Courte échelle, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 19 janvier 1837) ; les Dames patronnesses ou A quelque chose malheur est bon, avec Félix Arvers, vaudeville en un acte (Gymnase, 15 février 1837) ; l'Outrage, avec Dupin, vaudeville en un acte (Palais-Royal, 25 février 1837) ; César ou le Chien du château, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 5 mars 1837) ; l'Etudiant et la grande dame, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Variétés, 30 mars 1837) ; le Bout de l'an ou les Deux cérémonies, avec Varner, vaudeville en un acte (Palais-Royal, 2 juin 1837) ; le Remplaçant, avec Bayard, musique de Batton, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 11 août 1837) ; les Indépendants, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 20 novembre 1837) ; le Domino noir, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 2 décembre 1837) ; le Fidèle berger, avec de Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 11 janvier 1838) ; Guido et Ginevra ou la Peste de Florence, musique d'Halévy, opéra en cinq actes (Opéra, 5 mars 1838) ; Clermont ou Une femme d'artiste, avec Emile Vanderburch, vaudeville en deux actes (Gymnase, 30 mars 1838) ; la Volière ou les Oiseaux de Boccace, avec Thérèse Elssler, musique de Casimir Gide, ballet-pantomime en un acte (Opéra, 5 mai 1838) ; Marguerite, avec de Planard, musique d'Adrien Boieldieu, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 18 juin 1838) ; la Figurante ou l'Amour et la danse, avec Dupin, musique de Clapisson, opéra-comique en cinq actes (Opéra-Comique, 24 août 1838) ; Un ministre sous Louis XV ou le Secret de rester en place, le Tête-à-tête ou Trente lieues en poste, Potemkin ou Un caprice impérial, le Jeune docteur ou le Moyen de parvenir, comédies en prose, publiées en volume sous le titre de Tonadillas (1838, in-8°) ; Régine ou Deux nuits, musique d'Adolphe Adam, opéra-comique en deux actes (Opéra-Comique, 17 janvier 1839) ; le Lac des fées, avec Mélesville, musique d'Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 1er avril 1839) ; les Treize, avec Paul Duport, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 15 avril 1839) ; Polichinelle, avec Charles Duveyrier, musique de Montfort, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 14 juin 1839) ; la Tarentule, avec Corali, musique de Gide, ballet-pantomime en deux actes (Opéra, 24 juin 1839) ; le Shérif, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 2 septembre 1839) ; la Reine d'un jour, avec de Saint-Georges, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 19 septembre 1839) ; la Xacarilla, musique de Marliani, opéra en deux actes (Opéra, 28 octobre 1839) ; le Drapier, musique d'Halévy, opéra en trois actes (Opéra, 6 janvier 1840) ; la Calomnie, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 20 février 1840) ; la Grand' mère ou les Trois amours, comédie en trois actes (Gymnase, 14 mars 1840) ; les Martyrs, musique de Donizetti, opéra en quatre actes (Opéra, 10 avril 1840) ; Zanetta ou Jouer avec le feu, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 18 mai 1840) ; l'Opéra à la cour, avec de Saint-Georges, musique arrangée par Grisar et Adrien Boieldieu, opéra-comique en quatre actes (Opéra-Comique, 16 juillet 1840) ; Japhet ou la Recherche d'un père, avec Emile Vanderburch, comédie en deux actes et en prose (Comédie-Française, 20 juillet 1840) ; le Verre d'eau ou les Effets et les causes, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 17 novembre 1840) ; la Favorite, avec Alphonse Royer et Gustave Vaez, musique de Donizetti, opéra en quatre actes (Opéra, 2 décembre 1840) ; Cicily ou le Lion amoureux, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8 décembre 1840) ; le Guitarrero, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 21 janvier 1841) ; le Veau d'or, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 février 1841) ; les Diamants de la couronne, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 6 mars 1841) ; Carmagnola, musique d'Ambroise Thomas, opéra en deux actes (Opéra, 19 avril 1841) ; la Main de fer ou Un mariage secret, avec de Leuven, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 26 octobre 1841) ; Une chaîne, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 29 novembre 1841) ; le Diable à l'école, musique d'Ernest Boulanger, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 17 janvier 1842) ; le Duc d'Olonne, avec Xavier Saintine, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 4 février 1842) ; Oscar ou le Mari qui trompe sa femme, avec Charles Duveyrier, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 21 avril 1842) ; le Code noir, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 juin 1842) ; le Kiosque, avec Paul Duport, musique de Mazas, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 2 novembre 1842) ; le Fils de Cromwell ou Une restauration, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 29 novembre 1842) ; la Part du diable, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 janvier 1843) ; le Puits d'amour, avec de Leuven, musique de Balfe, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 avril 1843) ; Lambert Simnel, avec Mélesville, musique de Monpou, achevée par Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 14 septembre 1843) ; Dom Sébastien, roi de Portugal, musique de Donizetti, opéra en cinq actes (Opéra, 13 novembre 1843) ; la Tutrice ou l'Emploi des richesses, avec Paul Duport, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 29 novembre 1843) ; Cagliostro, avec de Saint-Georges, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 10 février 1844) ; Oreste et Pylade, avec Dupin, musique d'Alphonse Thys, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 28 février 1844) ; la Sirène, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 26 mars 1844) ; les Surprises, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 juillet 1844) ; Babiole et Joblot, avec Xavier Saintine, vaudeville en deux actes (Gymnase, 11 octobre 1844) ; Rebecca, vaudeville en deux actes (Gymnase, 2 décembre 1844) ; l'Image, avec Thomas Sauvage, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 avril 1845) ; la Barcarolle, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 22 avril 1845) ; Jeanne et Jeanneton, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 avril 1845) ; le Ménétrier ou les Deux duchesses, musique de Théodore Labarre, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 août 1845) ; la Charbonnière, avec Mélesville, musique de Montfort, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 13 octobre 1845) ; Ma mère l'Oie, pantomime en douze tableaux (Funambules) ; la Loi salique, vaudeville en deux actes (Gymnase, 30 décembre 1845) ; Geneviève ou la Jalousie paternelle, vaudeville en un acte (Gymnase, 30 mars 1846) ; la Protégée sans le savoir, vaudeville eu un acte (Gymnase, 5 décembre 1846) ; Maître Jean ou la Comédie à la cour, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Gymnase, 14 janvier 1847) ; Ne touchez pas à la reine, avec Gustave Vaez, musique de Boisselot, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 janvier 1847) ; Irène ou le Magnétisme, avec Lockroy, vaudeville en deux actes (Gymnase, 2 février 1847) ; le Sultan Saladin, musique de Bordèse, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 8 février 1847) ; l'Aranda ou les Grandes passions, vaudeville en deux actes (Gymnase, 6 avril 1847) ; Une femme qui se jette par la fenêtre, avec Gustave Lemoine (Gymnase, 6 avril 1847) ; la Déesse, avec Xavier Saintine, vaudeville en trois actes (Gymnase, 30 octobre 1847) ; Didier l'honnête homme, avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 19 novembre 1847) ; Haydée ou le Secret, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 28 décembre 1847) ; le Puff ou Mensonge et vérité, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 22 janvier 1848) ; la Nuit de Noël ou l'Anniversaire, musique de Reber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 février 1848) ; Jeanne la folle, musique de Clapisson, opéra en cinq actes (Opéra, 6 novembre 1848) ; O amitié ! ou les Trois époques, avec Varner, vaudeville en trois actes (Gymnase, 14 novembre 1848) ; Clélia ou les Filles du docteur, avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 10 février 1849) ; Adrienne Lecouvreur, avec Ernest Legouvé, drame en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 avril 1849) ; le Prophète, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 16 avril 1849) ; la Fée aux roses, avec de Saint-Georges, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 1er octobre 1849) ; Héloïse et Abailard ou A quelque chose malheur est bon, avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 12 avril 1850) ; la Statue équestre, musique de Clapisson, à-propos en un acte (Grand-Théâtre de Lyon) ; Giralda ou la Nouvelle Psyché, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 juillet 1850) ; les Contes de la reine de Navarre ou la Revanche de Pavie, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 octobre 1850) ; la Chanteuse voilée, avec de Leuven, opéra-comique en un acte, musique de Victor Massé (Opéra-Comique, 26 novembre 1850) ; l'Enfant prodigue, musique d'Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 6 décembre 1850) ; la Dame de pique, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 28 décembre 1850) ; la Fille du roi René ou le Val des fées, avec Gustave Lemoine, drame-vaudeville en deux actes (Gymnase, 28 décembre 1850) ; la Tempesta, paroles traduites en italien par Giannone, musique d'Halévy, opéra séria en deux actes précédé d'un prologue (Italiens, 25 février 1851) ; Bataille de dames, avec Ernest Legouvé, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 17 mars 1851) ; les Malheurs heureux, proverbe en trois parties (publié dans le Constitutionnel) ; Zerline ou la Corbeille d'oranges, musique d'Auber, opéra en trois actes (Opéra, 16 mai 1851) ; Florinda ou les Maures en Espagne, musique de Thalberg, opéra italien en quatre actes (théâtre de Sa Majesté, à Londres, 3 juillet 1851) ; Mosquita la sorcière, avec Gustave Vaez, musique de Boisselot, opéra-comique en trois actes (Théâtre-Lyrique, 27 septembre 1851) ; Madame Schlick, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 février 1852) ; le Juif errant, musique d'Halévy, opéra en cinq actes (Opéra, 23 avril 1852) ; le Vieux château, musique de Van der Does, opéra-comique en un acte (théâtre de La Haye, mai 1852) ; les Mystères d'Udolphe, avec Germain Delavigne, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 4 novembre 1852) ; Marco Spada, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 21 décembre 1852) ; la Lettre au bon Dieu, avec de Courcy, musique de Gilbert Duprez, opéra-comique en deux actes (Opéra-Comique, 28 avril 1853) ; le Nabab, avec de Saint-Georges, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 1er septembre 1853) ; Mon étoile, comédie en un acte et en prose (Comédie-Française, 6 février 1854) ; l'Etoile du Nord, musique de Meyerbeer, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 février 1854) ; la Fiancée du Diable, avec Hippolyte Romand, musique de Victor Massé, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 5 juin 1854) ; la Nonne sanglante, avec Germain Delavigne, musique de Gounod (Opéra, 18 octobre 1854) ; la Czarine, drame en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 15 janvier 1855) ; Jenny Bell, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 2 juin 1855) ; Jacqueline, avec Léon Battu et Edouard Fournier, musique du comte d'Osmond et de Jules Costé, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 8 juin 1855) ; les Vêpres siciliennes, musique de Verdi, opéra en cinq actes (Opéra, 13 juin 1855) ; Manon Lescaut, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 23 février 1856) ; Marco Spada ou la Fille du bandit, avec Mazilier, musique d'Auber, ballet-pantomime en trois actes et cinq tableaux (Opéra, 1er avril 1857) ; Feu Lionel ou Qui vivra verra, avec Charles Potron, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 23 janvier 1858) ; les Doigts de fée, avec Ernest Legouvé, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 29 mars 1858) ; Broskovano, avec Henri Boisseaux, musique de Louis Deffès, opéra-comique en deux actes (Théâtre-Lyrique, 29 septembre 1858) ; les Trois Maupin ou la Veille de la Régence, avec Henri Boisseaux, comédie en cinq actes (Gymnase, 23 octobre 1858) ; les Trois Nicolas, avec Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 décembre 1858) ; Rêves d'amour, avec de Biéville, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 1er mars 1859) ; les Petits violons du roi, avec Henri Boisseaux, musique de Deffès, opéra-comique en trois actes (Théâtre-Lyrique, 30 septembre 1859) ; Yvonne, musique de Limnander, drame lyrique en trois actes (Opéra-Comique, 29 novembre 1859) ; la Fille de trente ans, avec Emile de Najac, comédie en quatre actes et en prose (Vaudeville, 15 décembre 1859) ; Barkouf, avec Henri Boisseaux, musique d'Offenbach, opéra bouffe en trois actes (Opéra-Comique, 24 décembre 1860) ; la Circassienne, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 2 février 1861) ; Madame Grégoire, avec Boisseaux, musique de Clapisson (Théâtre-Lyrique, 8 février 1861) ; la Beauté du diable, avec Emile de Najac, musique de Jules Alary, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 28 mai 1861) ; la Frileuse, sous le pseudonyme d'Augustin Debersy, comédie en trois actes (Vaudeville, 6 septembre 1861) ; la Fiancée du roi de Garbe, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 11 janvier 1864) ; l'Africaine, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 28 avril 1865).

 

(Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1876)

 

 

 

 

 

la maison d'Eugène Scribe, 12 rue Pigalle à Paris 9e

 

 

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