Julien SERMET

 

 

 

Jules Marie Elzéar dit Julien SERMET

 

publiciste, romancier et auteur dramatique français

(Nice, Alpes-Maritimes, 24 février 1855* – Paris 17e, 01 septembre 1906*)

 

Fils de Joseph Emile Célestin SERMET (1824 – av. 1882), docteur en médecine, et d’Elisabeth Joséphine GLEIZE (1828 ap. 1882), mariés à Saint-Jean, Sardaigne, le 28 mars 1853.

Frère de Mario Désiré Alexis SERMET (Paris 11e, 15 août 1857* ap. 1931), journaliste.

Epouse à Paris 10e le 02 octobre 1882* Marie Henriette HUCHET (Sancerre, Charente, 02 mai 1857 ap. 1906), employée ; parents de Julien Henri Georges Mario Robert SERMET (Paris 10e, 10 février 1882* ), dessinateur.

 

 

Il débuta dans le journalisme. Il a fait représenter un grand nombre de vaudevilles, revues, opérettes, etc. En 1897, Julien Sermet, qui cumulait les fonctions d'Inspecteur des théâtres au Ministère des Beaux-Arts et celles de critique dramatique au Petit Parisien, avait depuis quelque temps renoncé aux vaudevilles et aux revues. Il a publié : Une Cabotine, roman sur le monde spécial des petits théâtres (1887). Le 05 janvier 1904, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur.

En 1882, il habitait 32 rue d'Hauteville à Paris 10e ; en 1897 20 rue Beaurepaire à Paris 10e ; il est décédé en son domicile, 25 rue Ruhmkorff à Paris 17e.

 

 

 

 

livrets

 

Cherchez le Kroumir !, revue en 2 actes, avec Victor Meusy, musique de Jacques Roques (Scala, 13 décembre 1881)

les Petits lapins, opérette en 1 acte, avec Louis Battaille, musique d’Albert Petit (concert de l’Horloge, 18 juin 1887)

la Princesse Babouche, fantaisie hindoue en 1 acte, avec Louis Battaille, musique de Tac-Coen (concert de la Scala, 16 avril 1888)

le Rosier de Théodule, opérette en 1 acte, avec Mullem, musique de Léopold Gangloff (Concert Européen, 26 septembre 1890)

la Princesse Niagara, opéra-comique en 3 actes, avec Louis Battaille, musique d’Edmond Missa (Reims, 12 mars 1892)

le Mariage de Chérubin, opéra-comique en 1 acte, musique de Missa (en préparation en 1897)

 

chansons

 

Ah! Mince!, monologue, avec Jules Jouy, musique de F. Wohanka (1885)

Vin lorrain, chanson patriotique, avec Louis Battaille, musique de Frédéric Doria

 

 

 

 

 

M. Julien Sermet, après de solides études au lycée Condorcet, est admis en 1874 au Conservatoire de musique. Mais il ne s'attarde pas aux arts lyriques, et débute avec éclat au Tintamarre en 1875. Ses fantaisies primesautières, ses attaques comiques aux gens de l'ordre moral, ses sonnets réalistes y sont fort remarqués. Puis il entre au Rappel en 1876 sous l'égide d'Auguste Vacquerie, et mène de front les chroniques d'actualité, les comptes rendus de réunions publiques si importantes à l'époque, et la gazette du turf et des sports. Fonde, avec son frère Mario, en 1877, le Paris-Revue, de brillante mémoire. En 1879, fait la critique d'art et le feuilleton musical au Journal à un sou, dirigé par Tony Révillon. Puis, secrétaire de Camille Pelletan, passe avec ce dernier à la Justice en 1880. Il est chargé de la Première d'hier, critique du lendemain des spectacles. Il s'occupe en même temps de vaudevilles, de romans et de poésies. En 1886 il quitte la Justice pour entrer au Télégraphe. Puis il collabore à divers journaux, tout en donnant des revues de fin d'année fort en vogue à Paris. A publié de nombreux feuilletons au rez-de-chaussée de l'Intransigeant. Aujourd'hui inspecteur des théâtres à la direction des Beaux-Arts, il continue avec assiduité sa collaboration à des feuilles parisiennes, au Rappel, au vaillant Cocorico, où il donne les délicates Notes d'un paysan, à la Revue des Revues, où il publie d'attrayants articles de démographie et des contes exquis. Son dernier roman est Baiser suprême. Membre de l'Association des journalistes républicains depuis 1882 et de l'Association des journalistes parisiens depuis 1896.

(Henri Avenel, la Presse française au vingtième siècle, 1901)

 

 

 

 

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