Mariette SULLY

 

Mariette Sully dans le Voyage avant la noce (Thylda) en décembre 1902

 

Mariette SULLY

 

soprano belge

(Bruxelles, Belgique, 09 décembre 1878 vers 1940)

 

 

Elle fit d'abord ses études pour l'obtention du brevet supérieur, puis aborda le théâtre. Elle débuta au Casino de Nice en 1893 dans l'emploi des secondes chanteuses, passa ensuite à Monte-Carlo puis à Bucarest où elle joua le Grand Mogol (Irma). Engagée aux Bouffes-Parisiens, elle débuta le 09 février 1894 en créant les Forains (Clorinde) de Louis Varney, et y créa le 19 avril suivant le Bonhomme de neige (Edwige) d'Antoine Banès ; puis elle chanta Miss Helyett aux Menus-Plaisirs. Elle débuta ensuite à la Gaîté en reprenant Rip (Kate). Elle repris successivement à ce théâtre le Grand Mogol (Irma), les 28 Jours de Clairette (Clairette), y créa le 22 novembre 1895 Panurge (Caterina) de Robert Planquette, repris une seconde fois les 28 Jours de Clairette (Clairette), joua les Cloches de Corneville (Serpolette), et créa le 21 octobre 1896 la Poupée (Alésia) d'Edmond Audran et, le 15 novembre 1897, Mam'zelle Quat'sous (Thérésette) de Robert Planquette, et pris le rôle de Rose Michon dans la Jolie Parfumeuse le 12 février 1898. Entre temps, elle avait créé la commère de Paris-Fumiste, revue de l'été 1896 aux Folies-Marigny. Le 20 septembre 1898, elle créa les Quatre Filles Aymon (Micheline) de Paul Lacôme aux Folies-Dramatiques. Passée aux Bouffes-Parisiens, elle y créa le 10 décembre 1898 Véronique (Hélène) d'André Messager ; le 04 octobre 1899 la Demoiselle aux camélias (Césarine) d'Edmond Missa ; le 23 novembre 1899 Shakespeare ! (Eponine) de Gaston Serpette. Puis elle créa le 22 décembre 1900 le Petit Chaperon rouge (Nichette) de Marius Baggers au Théâtre du Châtelet ; le 10 janvier 1902 la Bouquetière du Château-d'Eau (Rosinette) de Constantin Lubomirski au théâtre du Château-d'Eau ; le 18 avril 1902 Princesse Bébé (Maïa) de Louis Varney aux Nouveautés ; le 19 décembre 1902 le Voyage avant la noce (Thylda) de Louis Varney au théâtre Trianon ; en novembre 1904 Country girl (Sophie) de Lionel Monckton [version française de Victor de Cottens et Fordyce] à l'Olympia ; le 13 février 1905 les Dragons de l'Impératrice (Cyprienne) de Messager au Théâtre des Variétés ; le 14 avril 1906 Hans, le joueur de flûte (Lisbeth) de Louis Ganne au théâtre de Monte-Carlo ; en 1908 Œil de gazelle de Justin Clérice à Monte-Carlo ; le 14 décembre 1910 Rhodope (Rhodope) de Louis Ganne au Casino de Monte-Carlo ; en 1912 la Rose de Grenade de Valverde à l'Olympia ; le 18 novembre 1916 les Maris de Ginette (Ginette) de Félix Fourdrain au théâtre de l'Apollo ; le 26 avril 1917 la Fiancée du lieutenant d'Henri Goublier au théâtre de l'Apollo. Elle a également participé aux reprises des P'tites Michu (Blanche-Marie) en 1900 aux Folies-Dramatiques ; la Petite Bohème (Musette) le 03 février 1907 aux Variétés ; Véronique (Hélène) le 30 janvier 1909 aux Folies-Dramatiques avec le baryton belge René Vermandèle (Florestan). Après de longues années d'absence, elle créa le 25 septembre 1935 la Nuit est belle (Madame Denizot) d'Henri Goublier au théâtre Antoine, aux côtés de Vanni-Marcoux.

 

 

 

 

Mariette Sully en 1895, photo Nadar

 

 

 

Se destinait à l'enseignement et obtint son brevet supérieur. Elle aborda le théâtre au Casino de Nice, en qualité de seconde chanteuse. — Monte-Carlo et Bucarest l'applaudirent dans le rôle d'Irma, du Grand Mogol.

Entrée aux Bouffes-Parisiens en 1894, elle y fit des créations dans les Forains et le Bonhomme de neige. Aux Menus-Plaisirs, elle reprit Miss Helyett, et elle débuta à la Gaîté dans la joyeuse Kate, de Rip ; reprit plusieurs rôles, créa Clairette des 28 Jours de Clairette, Serpolette des Cloches de Corneville, Catarina, de Panurge ; Alesia, de la Poupée, où ingénieusement articulée, elle s'est décidément posée en étoile. En l'applaudissant dans ce rôle, on se rappelait madame Beaugrand dans Coppélia, où la sylphide personnifiait si plaisamment une poupée.

Miniature, petit Saxe d'une vivacité, d'une adresse, d'une turbulence réjouissante. Et, de plus, fine et intelligente et chantant avec beaucoup de charme.

(Adrien Laroque, Acteurs et actrices de Paris, juillet 1899)

 

La mignonne créatrice du rôle de Thérèse Rascalou dans Mam'zelle Quat'sous, est une des étoiles de l'opérette les plus aimées des Parisiens. Petite et mignarde, distinguée et intelligente, c'est après avoir obtenu son brevet supérieur qu'elle bifurqua tout d'un coup vers le théâtre, débutant comme seconde chanteuse au Casino de Nice, puis à Monte-Carlo et à Bucarest. En 1894, elle vint à Paris où elle se fit remarquer dans diverses créations, les Forains, le Bonhomme de neige, aux Bouffes-Parisiens, et reprit le rôle de Miss Hélyett, aux Menus-Plaisirs, puis à la Gaîté, Kate, de Rip ; Clairette, des 28 jours de Clairette ; Serpolette, des Cloches de Corneville, et, enfin, créa la rôle de Catarina, dans Panurge et celui d'Alésia, dans la Poupée, dont l'originale et artistique conception l'a placée au premier rang de nos artistes. A créé aussi le rôle de la commère dans la revue estivale, Paris-Fumiste, à Marigny.

(Annuaire des Artistes, 1898)

 

Mlle Mariette Sully est, à cette heure, au premier rang de nos divettes parisiennes, elle met dans tous ses rôles une gaminerie gracieuse, un entrain endiablé et un art spirituel de chanteuse.

Elle est née en Belgique. Après avoir fait ses études pour l'obtention du brevet supérieur, elle aborda le théâtre et débuta au Casino de Nice dans l'emploi des secondes chanteuses, passa ensuite à Monte-Carlo, puis à Bucarest où elle joua Irma du Grand Mogol.

Engagée aux Bouffes-Parisiens, elle débuta dans les Forains (création 1894), créa ensuite le Bonhomme de Neige au même théâtre, puis chanta Miss Helyett aux Menus-Plaisirs.

Engagée enfin, à de très brillantes conditions, au théâtre de la Gaîté, elle reprend le rôle de Kate dans Rip, Clairette dans les 28 Jours de Clairette, crée Catarina dans Panurge (1895), chante Serpolette des Cloches de Corneville et crée le rôle d'Alesia dans la Poupée (1896), crée le rôle de Thérèse Rascalou dans Mam'zelle Quat'sous (1897), joue Rose Michon dans la Jolie Parfumeuse (1898) et passe, la même année, aux Bouffes-Parisiens, pour y créer Véronique dans Véronique (10 décembre 1898), Césarine dans la Demoiselle aux Camélias et Eponine dans Shakespeare.

Le 22 décembre 1900, elle crée au théâtre du Châtelet le rôle de Nichette du Petit Chaperon rouge.

Depuis, Mlle Mariette Sully, séduite par de brillants engagements, s'est fait vivement applaudir et a remporté des triomphes éclatants, notamment à Monte-Carlo, à Lisbonne, à Madrid, etc.

Elle a été, en 1902, engagée au théâtre du Château-d'Eau pour y créer le rôle de Rosinette dans la Bouquetière du Château-d'Eau, de M. Lubomirski.

Elle est l'étoile applaudie, cet hiver, de la troupe de Trianon-Théâtre où son succès, comme toujours, est éclatant.

(Annuaire des Artistes, 1903)

 

 

 

 

Mariette Sully dans les P'tites Michu (Marie-Blanche) aux Folies-Dramatiques en 1900

 

 

 

Mariette Sully dans les P'tites Michu (Marie-Blanche)

 

 

 

Mariette Sully dans le Voyage avant la noce (Thylda) en décembre 1902

 

 

 

"J'aime à la voir fouler nerveusement les planches

De tout autre façon que vous, Mounet-Sully,

Et l'état où je suis en reluquant ses hanches,

Me fait rêver d'avoir Mariette... Sully."

(Félix Galipaux, Paris qui chante, 15 mars 1903)

 

 

 

Mariette Sully devant l'affiche de Country girl [Paris qui chante, 20 novembre 1904]

 

 

 

Mariette Sully dans Country girl (Sophie) [Paris qui chante, 20 novembre 1904]

 

 

 

Mariette Sully (Sophie) dans la scène du Tableau, de l'acte I de Country girl [Paris qui chante, 20 novembre 1904]

 

 

 

 

 

Du sein des corolles pâmées (Philippe Maquet)

 

 

couplets de Véronique (André Messager)

 

 

 

 

 

l'Ancien Paris (Lucien Boyer)

 

couplets des Quatre filles Aymon (Paul Lacôme)

 

 

les Vieux papillons (Georges Fragerolle)

 

 

Rondel galant (Ed. Filippucci)

 

 

 

Paris qui chante n° 146 du 05 novembre 1905 consacré à Mariette Sully

 

 

 

 

Mariette Sully en 1925

 

 

 

 

Discographie

 

N° catalogue N° matrice Date d'enregistr. Compositeur Œuvre  Extrait Interprètes Accompagnement

 ODÉON (Paris)

X 60836 xP 4141 01/06/1908 LECOCQ (Charles) GIROFLé-GIROFLA "Le punch scintille" Mariette SULLY (Giroflé) Orchestre
X 60837 xP 4143 01/06/1908 AUDRAN (Edmond) GRAND MOGOL (LE) Chanson du Kiri-kiribi "Allons, petit serpent" Mariette SULLY (Irma) Orchestre
X 97365 xP 4723 01/04/1909 MESSAGER (André) VéRONIQUE "Allure martiale" Mariette SULLY (Hélène) & René VERMANDèLE (Florestan) Orchestre
X 97366 xP 4724 01/04/1909 MESSAGER (André) VéRONIQUE "Adieu, je pars" Mariette SULLY (Hélène), René VERMANDèLE (Florestan) & MARXELLE Orchestre

 

 

 

 

 

Brindisi "Le punch scintille"

extrait de l'acte II de Giroflé-Girofla de Lecocq

Mariette Sully (Giroflé) et Orchestre

Odéon X 60836, mat. xP 4141, enr. le 01 juin 1908

 

 

 

"Qui se souvient ?"

Souvenirs sur la création de Véronique

Mariette Sully, créatrice du rôle d'Hélène

 

 

 

 

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