Léonce TEISSIÉ

 

 

 

Antonin Léonce TEISSIER dit Léonce TEISSIÉ

 

baryton français

(Saint-Affrique, Aveyron, 09 juin 1880* – Paris 15e, 17 juin 1955*)

 

Fils de Gédéon Mathieu TEISSIER (1848 ) gantier, et de Lydie PEYRE (1846 ).

Epouse à Paris 15e le 17 septembre 1910* Maria OSTY (Bordeaux, Gironde, 13 juillet 1879* Paris 15e, 17 janvier 1960).

 

 

Au Conservatoire de Paris, il obtint en chant : un 2e accessit en 1906, un 1er accessit en 1907, un second prix en 1908 ; en opéra : un 2e accessit en 1906, un second prix en 1907, un premier prix en 1908.

En 1909, il habitait 14 rue Lecuirot à Paris 14e ; en 1910, 239 rue de Vaugirard à Paris 15e, où il est décédé.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il y débuta le 14 novembre 1908 dans Samson et Dalila (le Grand Prêtre de Dagon).

 

Il y a chanté Lohengrin (le Héraut, 1909 à 1912 ; de Telramund, 1922 à 1924) ; Sigurd (Grand Prêtre d'Odin, 1909 ; Gunther, 1924) ; Roméo et Juliette (Capulet, 1909 ; Mercutio, 1920) ; Faust (Valentin, 1909) ; les Huguenots (Nevers, 1909) ; Aïda (Amonasro, 1909) ; Rigoletto (Rigoletto, 1910) ; Armide (Ubalde, 1910) ; les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Kothner, 1911) ; le Crépuscule des dieux (Gunther, 1911) ; Guillaume Tell (Guillaume Tell, 1916) ; la Favorite (Alphonse, 1918) ; Salomé (Iokanaan, 1920) de Mariotte ; Rebecca (Eliézer, 1920) ; Paillasse (Sylvio, 1920) ; Thaïs (Athanaël, 1920) ; Castor et Pollux (Pollux, 1920) ; les Troyens (Chorèbe, 1921) ; Ascanio (Charles Quint, 1921) ; Hérodiade (Hérode, 1922) ; Falstaff (Ford, 1922) ; Grisélidis (Marquis de Saluces, 1923) ; le Trouvère (de Luna, 1923).

 

Il y a créé le 14 décembre 1910 le Miracle (Tirso) de Georges Hüe ; le 27 janvier 1921 Néron (Sénèque) de Humberto Lami.

 

Il y a participé le 10 juillet 1920 à la première de Sept Chansons (le Chanteur de Complainte) de Gian Francesco Malipiero (version française d'Henry Prunières).

 

 

 

 

 

Théâtre du Ramier [Toulouse] Samson et Dalila

L'annonce de la représentation, au Théâtre en plein air du Ramier, de Samson et Dalila, avec une distribution qui égale, si elle ne les dépasse point, celles de l'Opéra de Paris les soirs de gala, a suscité, non seulement à Toulouse, mais encore dans tout le Sud-ouest, le plus vif intérêt, et c'est par milliers que le 16 mai prochain, les spectateurs afflueront dans notre ville de tous les points de la région.

Nous avons entretenu le lecteur de M. Paul Franz, le jeune et déjà célèbre ténor qui, actuellement, dans le rôle de Samson, n'a pas d'égal à l'Académie nationale de musique. Ses partenaires seront dignes de lui.

Ce n'est pas aux Toulousains qu'il faut présenter Mlle Charbonnel. Durant plusieurs saisons, ils ont eu le plaisir d'entendre son superbe contralto, aux sonorités si chaudes et si prenantes. Mlle Charbonnel est hautement appréciée de M. Camille Saint-Saëns. L'illustre compositeur, qui l'entendit à Béziers dans les Hérétiques, la retint pour créer l'Ancêtre au Théâtre de Monte-Carlo. C'est lui qui signala ensuite aux directeurs de l'Opéra sa voix si exceptionnellement belle. Depuis qu'elle a débuté sur la première scène de la capitale, son jeu est devenu encore plus classique et plus pur, son style plus émouvant et plus ample ; elle a pris l'air de la grande maison ; dans ce rôle écrasant de Dalila, dont elle est aujourd'hui titulaire, il n'en est pas de plus parfaite.

M. Léonce Teissié sera le Grand-Prêtre de Dagon. M. Teissié est un de nos voisins ; il est né, en effet, à Saint-Affrique (Aveyron). Ancien élève du Conservatoire de Toulouse, il entra au Conservatoire de Paris, d'où il est sortit avec les premiers prix d'opéra et de chant. Ce jeune baryton a déjà obtenu à l'Opéra des succès éclatants, notamment dans Samson et Dalila, dans Sigurd, dans Lohengrin.

Enfin, pour assurer une exécution impeccable, M. le docteur Charry n'a pas hésité à engager, pour le rôle très bref du vieillard Hébreu, une des premières basses qui soient : M. Vallier, dont la sûre intelligence scénique et la voix si dramatique et si colorée ont su conquérir, en des circonstances récentes, les suffrages unanimes des Toulousains.

Avec de tels éléments et si le soleil veut bien nous sourire, l'après-midi du 16 mai verra une manifestation d'art dont notre ville et la région garderont un long souvenir.

(l’Express du Midi, 7 mai 1909)

 

 

M. Teissié, l'excellent baryton de l'Opéra, après une brillante série de représentations à Nice et à Cannes où il se fit applaudir dans le répertoire : Hamlet, Sigurd, Samson, Hérodiade, Thaïs, etc., et eut tout particulièrement l'occasion d'un gros succès personnel tant comme comédien que comme chanteur dans le rôle de Pétrone de Quo Vadis qu'on dut jouer à Nice à bureaux fermés, vient d'être engagé pour la saison d'été à Deauville et à Vichy, nos félicitations sincères au sympathique artiste.

(Lyrica n°53, juillet 1926)

 

 

 

 

 

Discographie

 

N° catalogue N° matrice Date d'enreg. Compositeur Librettistes Œuvre Extrait Interprètes Accompagnement
ODEON
A 73015 Po 157 01/07/1908 GOUNOD (Charles) O. Pradère FAUST Invocation "Avant de quitter ces lieux" Léonce TEISSIé, baryton  
A 73016 Po 126 01/07/1908 DONIZETTI (Gaetano) Alphonse Royer et Gustave Waez FAVORITE (LA) "Pour tant d'amour, ne soyez pas ingrate" Léonce TEISSIé, baryton  
A 73018 Po 156 01/07/1908 VERDI (Giuseppe) trad fr Edouard Duprez RIGOLETTO "Courtisans, race vile et damnée" Léonce TEISSIé, baryton  
A 73021 Po 130 01/07/1908 BIZET (Georges) Henri Meilhac et Ludovic Halévy CARMEN "Votre toast, je peux vous le rendre" Léonce TEISSIé, baryton  
IDEAL, saphir (Paris)
6432   vers 1912 MASSENET (Jules) Louis Gallet ROI DE LAHORE (LE) Acte IV. Arioso "Promesse de mon avenir" Léonce TEISSIé, baryton Orchestre
6947   vers 1912 PLANQUETTE (Robert) Henri Meilhac et Albert de Saint-Albin PANURGE Berceuse Léonce TEISSIé, baryton Orchestre

 

 

Voir les enregistrements du Roi de Lahore (acte IV "Arioso")

 

 

 

 

 

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