Jules TRUFFIER

 

Jules Truffier en 1902

 

 

Charles Jules dit Jules TRUFFIER

 

comédien français

(Paris 5e, 25 février 1856* – 63 boulevard Victor-Hugo, Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 30 novembre 1943*)

 

Fils de Charles Joseph TRUFFIER (1824 ap. 1881), serrurier, et de Marie Victorine CHAPUIS (1824 ap. 1881).

Epouse à Paris 9e le 09 mai 1881* Zoé MOLÉ-TRUFFIER, cantatrice.

 

 

Elève de Louis Monrose au Conservatoire, où il obtint un 3e accessit en 1872, puis un 1er accessit de comédie en 1873, il entra cette année-là à l'Odéon, où il joua pendant deux ans les seconds comiques. Engagé comme pensionnaire à la Comédie-Française, il y débuta en 1875 et fut nommé sociétaire en 1888. Il prit sa retraite en 1914, mais resta cependant directeur des études classiques jusqu’en 1920. Il joua les valets et les paysans dans l'ancien répertoire ; mais son meilleur rôle est celui du maître à danser dans le Bourgeois gentilhomme de Molière, qu'il a interprété lors des représentations de cette pièce à l'Opéra de Paris les 18 mars 1899, 11 mars 1900, 15 octobre 1903 et 26 décembre 1905. Au Palais Garnier, il interpréta également, de Molière, le 19 mai 1892 Monsieur de Pourceaugnac (Obrigani) et le Sicilien ou l'Amour peintre (Hali), le 11 mars 1900 le Malade imaginaire (Thomas Diafoirus), le 18 mars 1900 Tartuffe (Monsieur Loyal), et en mars 1900 le Dépit amoureux (Gros-René) ; il y a également interprété, de Racine, les Plaideurs (l'Intimé, 15 mars 1900 ; Petit Jean, 26 avril 1900). A la Comédie-Française, il reprit avec succès le rôle du sous-préfet dans le Monde où l'on s'ennuie, et créa Clavaron de Daniel Rochat, Marteens des Corbeaux, Bernardet d'Antoinette Rigaud, Barnabé de Monsieur Scapin, Jean de Casillac dans Francillon, etc. Professeur de déclamation dramatique au Conservatoire à partir du 06 novembre 1905, il fut admis à la retraite le 01 août 1929. Truffier a collaboré à de nombreux ouvrages représentés au Théâtre-Français et à l'Odéon, avec Valade, André Gill, L. Cressonnois, Vicaire, Millanvoye, Emile Blémont et O. des Armoises, dont le Dîner de Pierrot, comédie en un acte avec Bertrand Millanvoye [qui en tirera un opéra-comique] (Odéon, 26 octobre 1881) ; Fleurs d’avril, avec Gabriel Vicaire (Odéon, 1890). Il a donné à la Comédie plusieurs à-propos raciniens : Petit Jean (1878) et la Phèdre de Pradon (1885), etc. ; des réductions ou arrangements de Don Japhet d'Arménie, d'Arlequin poli par l'amour, de Crispin médecin et une imitation en un acte en prose des Ménechmes, sous le titre des Deux Palémon (1897). Il a publié de petits vers galants dans le goût du XVIIIe siècle : Sous les frises (1879) ; les Travaux et les Jeux ; etc. Il fut nommé chevalier (17 janvier 1908), puis officier (11 janvier 1931) de la Légion d’honneur.

En 1881, il habitait 2 cité de Trévise à Paris 9e ; en 1895, il habitait avec sa femme au 178 rue de Rivoli à Paris 1er ; lors de son décès, il était domicilié 13 avenue Foch à Paris 16e.

 

 

 

 

livrets

 

Saute, marquis !, opéra-comique en 1 acte, musique de Paul Cressonnois (Opéra-Comique, 17 mai 1883)

 

 

 

 

 

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