Madame VADÉ

 

 

 

Adélaïde Joséphine BIBRE dite Madame VADÉ

 

soprano français

(mars 1806 avril 1865)

 

Epouse VADÉ dit VADÉ-BIBRE ( vers 1844), acteur.

Mère de Caroline VADÉ, soprano.

 

 

Pensionnaire de l’Ecole royale de musique (Conservatoire de Paris) de 1822 à 1827, élève dans la classe de déclamation lyrique de Baptiste aîné, elle y a obtenu en 1825 les seconds prix de vocalisation et de chant. Elle débuta sous le nom d’Adèle Bibre, puis chanta sous le nom de Mme Vadé-Bibre, et enfin de Mme Vadé. Elle s’est produite à l’Opéra de Paris (1826), au Théâtre d’Anvers avec son mari (1837-1838), à l’Opéra-Comique (1841), et surtout au Théâtre-Lyrique (1851). On lui doit les Aveux de Colette, romance avec accompagnement de guitare (1823). Son mari a joué à Lyon (Gymnase Lyonnais) en 1832, à Rouen (Théâtre des Arts) en 1835-1836, et fut directeur du Théâtre de Dijon de 1842 à 1844.

En 1855, elle habitait 40 rue des Fossés-du-Temple à Paris.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 14 avril 1826 dans Œdipe à Colone (Antigone).

 

Elle y chanta Iphigénie en Tauride (Iphigénie) le 21 avril 1826.

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 22 novembre 1841 dans le Pré-aux-Clercs (Marguerite).

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Elle y débuta en 1851.

 

Elle y créa le 02 octobre 1852 Flore et Zéphire (Mme Vertbois) d’Eugène Gautier ; le 08 décembre 1852 Guillery le trompette de Salvatore Sarmiento ; le 11 mars 1853 les Amours du Diable (Thérésine) d’Albert Grisar ; le 28 avril 1853 le Colin-maillard (Pélagie Bonneau) d’Aristide Hignard ; le 03 septembre 1853 la Moissonneuse d’Adolphe Vogel ; le 31 décembre 1853 Elisabeth (Marie) de Gaetano Donizetti ; le 16 décembre 1854 le Muletier de Tolède (la camarera mayor Béatrix) d’Adolphe Adam ; le 01 mars 1856 la Fanchonnette (une Marchande de fleurs) de Louis Clapisson ; le 23 mars 1856 Mam’zelle Geneviève d’Adolphe Adam ; le 30 décembre 1857 la Demoiselle d’honneur de Théophile Semet ; le 16 avril 1858 Don Almanzor de Renaud de Vilbac ; le 23 mars 1860 Gil-Blas (Léonarde) de Théophile Semet ; le 19 décembre 1860 les Pêcheurs de Catane (Dame Andréa) d’Aimé Maillart ; le 22 octobre 1861 le Neveu de Gulliver de Théodore de Lajarte.

 

Elle y participa à la première le 23 avril 1852 de la Pie voleuse de Gioacchino Rossini [version française] ; le 18 janvier 1856 du Sourd d’Adolphe Adam ; le 23 mars 1856 de Richard Cœur de Lion (Mathurine) d’André Grétry ; le 05 juin 1860 des Rosières (Mme Brigitte) de Louis-Ferdinand Herold.

 

 

 

 

 

Opéra-Comique. – Mme Vadé-Bibre, cantatrice de province un peu trop mûre pour aspirer à tenir un rang quelconque dans un théâtre lyrique parisien, a débuté, lundi, dans le Pré-aux-Clercs, par le rôle de Marguerite. Nous serons galants envers Mme Vadé-Bibre en ne parlant ni de son extérieur, ni de sa voix. Quant à son talent de cantatrice, elle a reçu une excellente leçon de Mme Félix, qui remplissait le rôle d’Isabelle, et qui l’a parfaitement chanté. C’est Emon qui jouait le rôle de Mergy. Nous disons : jouait, car avec M. Emon il ne peut être question de chant, attendu que ce brave ténor n’a jamais eu de voix et ne peut pas filer le moindre son. Heureusement, Mme Potier et Sainte-Foy remplissaient les rôles de Nicette et Cantarelli. Pour terminer le spectacle, Mme Rossi-Caccia chantait le rôle de la Princesse de Navarre dans Jean de Paris. Donc, le public n’a pas été volé.

(l’Indépendant, 25 novembre 1841)

 

 

On annonce la mort de Mme Vadé-Bibre. Cette artiste avait commencé sa carrière à l’Opéra, il y a tantôt quarante ans. Elle l’avait continuée à l’étranger et en province avec plus de succès. Après y avoir joué longtemps les fortes chanteuses, les dugazons, les premiers rôles de mélodrame, Mme Vadé aboutit à l’Opéra-National, et resta au Théâtre-Lyrique, où elle a tenu l’emploi des duègnes pendant une dizaine d’années, donnant souvent des preuves d’un talent réel.

(le Ménestrel, 09 avril 1865)

 

 

 

 

Caroline VADÉ

 

soprano français

(vers 1830 )

 

Fille de Mme VADÉ, soprano, et de VADÉ-BIBRE, acteur.

 

 

 

 

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Elle y débuta en 1851.

 

Elle y créa le 28 avril 1853 le Colin-maillard (Florine) d’Aristide Hignard ; le 01 mars 1856 la Fanchonnette (une Marchande de plaisirs) de Louis Clapisson ; le 27 décembre 1856 la Reine Topaze (une Hôtelière) de Victor Massé ; le 05 novembre 1857 Margot de Louis Clapisson ; le 23 mars 1860 Gil-Blas (Florimonde) de Théophile Semet ; le 22 octobre 1861 le Neveu de Gulliver de Théodore de Lajarte ; le 18 mars 1862 la Chatte merveilleuse (la Princesse) d’Albert Grisar.

 

Elle y participa à la première le 01 juin 1854 du Tableau parlant (Isabelle) d’André Grétry ; le 23 mars 1856 de Richard Cœur de Lion (Colette) d’André Grétry.

 

 

 

 

 

Mademoiselle Vadé, qui n’est aux Délassements-Comiques qu’en représentations, a fait ses débuts au Théâtre-Lyrique, où sa mère, madame Vadé, remplit l’emploi des duègnes.

C’est une grande et belle jeune fille, qui vient d’accomplir, pendant quatre mois, un travail devant lequel Hercule lui-même eût reculé. Elle a joué cent vingt fois de suite seize tableaux d’une revue dans laquelle elle était en scène presque continuellement. Nous ne dirons pas qu’à la fin elle chantait juste, mais enfin elle chantait…

Si l’on fondait un prix pour les artistes qui exécutent ces tours de force, mademoiselle Vadé aurait certainement de grandes chances de l’obtenir.

(le Figaro, 20 mai 1855)

 

 

 

 

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