Louis VAURS

 

Louis Vaurs en 1911

 

Louis VAURS

 

baryton français

(rue du Cazal, Bessan, Hérault, 05 août 1881* – Nice, Alpes-Maritimes, 10 août 1921*)

 

Fils de Bertrand VAURS (1848 – av. 1909), tonnelier, et de Marie Joséphine GUY (1852 – ap. 1909).

Epouse à Paris 5e le 28 juillet 1909* Jenny FAYOLLE, cantatrice.

 

 

Au Conservatoire de Paris, il fut élève de Jean Lassalle pour le chant et de Max Bouvet pour l'opéra. Il y obtint en chant, un 2e accessit en 1906, un 1er accessit en 1907 et un second prix en 1908 ; en opéra-comique, un 1er accessit en 1907 et un second prix en 1908 ; en opéra, un second prix en 1907 et un premier prix en 1908. Il débuta à l'Opéra-Comique le 20 décembre 1908, où il participa à beaucoup de créations. Il chanta également au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, où il participa à la première d'Aphrodite (Timon) de Camille Erlanger le 04 décembre 1919. Lors de son décès par suicide, il était domicilié Villa Augusta, avenue Thérésa à Nice ; son corps a été trouvé à l'embouchure du Var le 10 août 1921, le décès paraissant remonter à deux jours environ.

En 1909, il habitait 22 rue de Beaune à Paris 7e.

 

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 20 décembre 1908 dans Cavalleria rusticana (Alfio).

 

Il y créa le 10 mars 1909 Solange (un Homme du peuple) de Gaston Salvayre ; le 30 octobre 1909 Chiquito le Joueur de pelote (Patyn) de Jean Nouguès ; le 08 décembre 1909 le Cœur du Moulin (un Vendangeur) de Déodat de Séverac ; le 07 mars 1910 Léone (Piéri) de Samuel Rousseau ; le 04 mai 1910 le Mariage de Télémaque (Éléonus) de Claude Terrasse ; le 30 mai 1910 On ne badine pas avec l'Amour (un Cabaretier) de Gabriel Pierné ; le 28 décembre 1910 Noël (un Ouvrier) de Frédéric d'Erlanger ; le 26 avril 1911 la Jota (Rodrigo) de Raoul Laparra ; le 15 décembre 1911 Bérénice (le Chef de la flotte) d'Albéric Magnard ; le 07 février 1912 la Lépreuse (un Paysan) de Sylvio Lazzari ; le 18 décembre 1912 la Sorcière (Ramiro) de Camille Erlanger ; le 20 mars 1913 le Carillonneur (le Gouverneur) de Xavier Leroux ; le 01 décembre 1913 Céleste (l'Orateur) d'Emile Trépard ; le 25 février 1914 la Marchande d'allumettes (deuxième Apache) de Tiarko Richepin.

 

Il y participa aux premières le 09 décembre 1908 de Sanga (Patron Marc) d'Isidore de Lara ; le 13 janvier 1910 de Paillasse (un Paysan) de Ruggero Leoncavallo [version française d'Eugène Crosti] ; le 06 janvier 1914 de la Vie brève (Manuel) de Manuel de Falla [version française de Paul Milliet].

 

Il y chanta Aphrodite (Callidès, Timon) ; la Bohème (Marcel, Schaunard) ; Carmen (Moralès, Escamillo) ; le Chemineau (Thomas) ; Cendrillon (Pandolfe) de Massenet ; les Contes d’Hoffmann (Hermann, Schlemil) ; le Déserteur (Courchemin) ; Don Juan (Mazetto) ; la Flûte enchantée (un Prêtre) ; Iphigénie en Tauride (un Scythe) ; le Jongleur de Notre-Dame (un Moine musicien ; Boniface) ; Joseph (Siméon) ; le Juif Polonais (Yéri) ; Julien (un Bûcheron, un Bohème, un Camarade) ; Lakmé (Frédéric) ; la Légende du Point d'Argentan (Pierre) ; Louise (le Chansonnier, le Peintre) ; Madame Butterfly (le Commissaire impérial) ; le Maître de Chapelle (Barnabé) ; Manon (Lescaut) ; Mârouf (Ali) ; Mireille (Ourrias) ; la Navarraise (Bustamente) ; les Noces de Jeannette (Jean) ; les Noces de Figaro (Antonio) ; le Pardon de Ploërmel (Hoël) ; Phryné (Arogagine) ; la Reine Fiammette (Lucagnolo) ; Richard Cœur-de-Lion (Mathurin) ; le Roi d'Ys (Jahel, Karnac) ; Sapho (Césaire) de Massenet ; Thérèse (un Officier) ; la Traviata (le Baron) ; le Voile du bonheur (Li-Lao) ; Werther (Albert).

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il ne chanta qu'une fois au Palais Garnier : en représentation, il participa à la première le 20 octobre 1910 de Fedora (de Sirieix) d'Umberto Giordano [2e acte seul, en italien], sous la direction du compositeur, au cours d'un Gala au bénéfice du Monument Sardou.

 

 

 

 

 

Hier, a eu lieu à la mairie du Ve arrondissement le mariage de M. Louis Vaurs avec Mlle Jenny Fayolle tous deux de l'Opéra-Comique. Les témoins étaient : Pour M. Louis Vaurs : M. Victor Boisard, accompagnateur au Conservatoire, et M. L. Teissié de l'Opéra. Pour Mlle Fayolle : M. Peyronnet, chef de cabinet du ministre du Travail, et M. Léon Martin, directeur honoraire à la Préfecture de la Seine.

(Comœdia, 30 juillet 1909)

 

Nice, 10 août 1921. Louis Vaurs, de l'Opéra-Comique, âgé de quarante-deux ans, s'est tué d'un coup de révolver, à la suite de chagrins intimes. Le corps a été trouvé sur la butte du champ de tir du quartier du Var.

(le Petit Parisien, 11 août 1921)

 

On a découvert, sur la butte du champs de tir du Var, le cadavre de M. Louis Vaurs, baryton de l'Opéra-Comique, qui s'est suicidé pour des raisons intimes. M. Louis Vaurs, qui appartint longtemps à l'Opéra-Comique, où il remporta d'honorables succès, avait quitté ce théâtre depuis quelques mois.

(le Temps, 12 août 1921)

 

Un nouveau deuil pour le théâtre. Louis Vaurs, de l'Opéra-Comique, est mort. A la suite de chagrins intimes, il s'est tué d'un coup de révolver, là-bas, au pays des pins parasols et des oliviers. Vaurs était un garçon robuste, fort, droit, dont la voix de baryton était d'un solide métal. Après être sorti du Conservatoire en 1908 avec le premier prix d'opéra et les seconds prix de chant et d'opéra-comique, il débuta salle Favart. Il y demeura plusieurs années au cours desquelles on lui confia presque tous les rôles du répertoire. Puis il quitta Paris, et s'en fut chanter en province et à l'étranger. La nouvelle de sa disparition consternera les nombreux amis qu'il comptait à l'Opéra-Comique.

(l'Homme libre, 12 août 1921)

Nous avons annoncé le suicide du baryton Vaurs, auquel nous avons consacré hier une note en tête des théâtres.

Dans une lettre adressée au commissaire de police, M. Vaurs donne les raisons de son suicide. Il n'a pu survivre au chagrin qu'il éprouvait de la mort de sa femme, née Jenny Fayolle, artiste lyrique également, décédée récemment.

Qui disait donc qu'on ne meurt plus d'amour ?

(l'Homme libre, 13 août 1921)

 

 

 

 

 

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