Pierre ZIMMERMAN

 

Pierre Zimmerman par le baron Gros (1808) [Musée du Château de Versailles]

 

 

Pierre Joseph Guillaume ZIMMERMAN [souvent orthographié ZIMMERMANN] dit Pierre ZIMMERMAN

 

compositeur, pianiste et professeur français

(Paris, 17 mars 1785 – Paris 2e, 29 octobre 1853) enterré au cimetière d’Auteuil (57 rue Claude Lorrain à Paris 16e).

 

Epouse à Paris 2e le 23 août 1820 Victoire Hortense LEDUC (Paris 2e, 19 août 1801 – Saint-Cloud, Seine-et-Oise [auj. Hauts-de-Seine], 07 mai 1888*), parents de Juliette ZIMMERMAN (Paris, 14 mai 1822 – 06 août 1855), sculptrice [épouse le 11 janvier 1852 Édouard DUBUFE (Paris, 31 mars 1819 – Versailles, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 11 août 1883), peintre ; parents d'Édouard Marie Guillaume DUBUFE (Paris, 16 mai 1853 – en mer, au large de Buenos Aires, 25 mai 1909), peintre] ; de Joséphine Zéa ZIMMERMAN (Paris 2e, 18 décembre 1824 –) [épouse 1. à Auteuil, Seine [auj. Paris 16e] le 22 juillet 1847 Jean Lazare DUGLÉ ; 2. PIGACHE, médecin] ; d’Anna Marie ZIMMERMAN (31 mai 1829 – Paris 17e, 19 octobre 1906*) [épouse le 20 avril 1852 Charles GOUNOD, compositeur] ; de Berthe ZIMMERMAN (08 février 1832 – 04 décembre 1908) [épouse Jean-Baptiste PIGNY (Montlignon, Seine-et-Oise, [auj. Val-d’Oise], 14 février 1821 – Saint-Cloud, 23 juillet 1881), architecte].

 

 

Fils d’un facteur de pianos parisien, il entra au Conservatoire de Paris en 1798 où il fut élève de Boieldieu pour le piano et de Cherubini pour l’écriture, il y obtint un premier prix de piano en 1800 (an VIII), et un premier prix d'harmonie en 1802 (an X). Nommé le 01 avril 1816 professeur de piano à l'École royale de chant et de déclamation (Conservatoire de la Restauration), il compta parmi ses élèves Alkan, Ambroise Thomas, Marmontel, etc. En 1821, il remporta au concours la place de professeur de composition, mais il préféra garder sa classe de piano. D'une prodigieuse activité comme professeur, il trouvait encore le temps de se livrer à la composition et fit représenter un opéra-comique en 3 actes l'Enlèvement (Opéra-Comique, 1830), qui eut un certain succès ; puis il a présenté à l’Opéra sa partition de Nausicaa, qui n’a jamais été jouée. Ses productions pour le piano consistent en sonates, concertos, rondeaux, variations, contredanses, 24 études et 6 recueils de romances. En 1848, il prit sa retraite de professeur au Conservatoire et y devint inspecteur honoraire des classes de piano. Parmi ses multiples ouvrages pour le piano, dont une Méthode élémentaire de piano, il n’est plus guère possible de retenir que son importante Encyclopédie du pianiste, qui renferme un cours complet de cet instrument, initiant l’élève à la fois à la technique de son instrument et à l’écriture harmonique et contrapuntique. Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur. Son gendre, Charles Gounod, a hérité de sa magnifique collection musicale, et a dédié à sa mémoire sa Messe solennelle de Sainte Cécile.

 

 

 

 

œuvres lyriques

 

l'Enlèvement ou les Guelfes et les Gibelins, opéra-comique en 3 actes, livret de Jacques Bins de Saint-Victor, Eugène Scribe et Jean-Baptiste Violet d'Epagny (Opéra-Comique [salle Ventadour], 26 octobre 1830, décors de Julien-Michel Gué, avec Mme Pradher, MM. Jean-Baptiste Chollet, Féréol.

     « Malgré les défauts considérables du poème, qui exerce en France une grande influence sur le succès des ouvrages lyriques, le public remarqua dans la partition de cet opéra une facture savante, une mélodie franche, naturelle et d’un beau caractère, enfin des effets neufs d’harmonie et d’instrumentation. » (François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1866-1868)

Nausicaa, grand opéra inédit

 

mélodies

 

6 recueils de romances

Mon fils est là !!!, romance, paroles d'Eugène Scribe => partition

 

 

 

 

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