Marie BENGRAF

 

 

 

Marie Louise Angélique BENGRAF dite Marie BENGRAF

 

soprano français

(Mâçon, Saône-et-Loire, 01 janvier 1833* Paris 9e, 05 janvier 1867*)


Fille de Georges Joseph
BENGRAF (Wissembourg, Bas-Rhin, 20 avril 1801 [30 germinal an IX]
1867/1879), musicien au 4e régiment d’infanterie de la Garde Royale puis professeur de musique [fils de Joseph BENGRAF ( Wissembourg, 16 août 1819), organiste, et de Louise HUBER ( av. 1819)], et de Jeanne Marguerite Appoline ECK (Metz, Moselle, 10 mars 1806 ap. 1879) [fille de Jean-Baptiste ECK ( ap. 1822), musicien, et d’Anne Marguerite JUGE ( ap. 1822)], mariés à Paris 7e le 14 novembre 1822*.

Sœur d’Anne Marguerite Joséphine BENGRAF dite Cécile BENGRAF (Orléans, Loiret, 16 novembre 1824* 19 rue Durantin, Paris 18e, 25 janvier 1879*), soprano [épouse à Montmartre, Seine [auj. Paris 18e], le 07 mai 1850* Joseph Jules TARBY (Besançon, Doubs, 05 février 1807* Paris 18e, 07 juillet 1876*), ex-officier].

Epouse à Paris 18e le 11 mars 1862* Eugène VAUTHROT, chef de chant.

 

 

Elle débuta à l’Opéra en 1848, où elle était dans les premiers dessus des Chœurs sous le nom de Bengraf 1re. En 1855, elle était coryphée dans les seconds soprani des Chœurs. En 1863, elle était encore à l’Opéra et chantait comme premier dessus (externe) à la Société des Concerts du Conservatoire sous le nom de Marie Bengraf-Vauthrot. Son nom a été également orthographié à tort BENGRAFF.

En 1862, elle habitait 4 rue Durantin à Paris 18e. Elle est décédée à trente-quatre ans en son domicile, 41 rue des Martyrs à Paris 9e.

 

Sa sœur, Cécile BENGRAF, épouse TARBY, soprano et professeur de musique, était dans les premiers dessus des Chœurs à l’Opéra en 1848 sous le nom de Bengraf 2e. Elle prit sa retraite en mars 1875 après 17 ans et 8 mois de service à l’Opéra. Elle ne doit pas être confondue avec Mme Tarby, mezzo-soprano.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle débuta à la salle Le Peletier en 1848.

 

Elle y créa le 16 avril 1849 le Prophète (une Paysanne) de Giacomo Meyerbeer ; le 17 mars 1858 la Magicienne (une Dame) de Fromental Halévy ; le 09 mars 1860 Pierre de Médicis (une Dame) de Joseph Poniatowski.

 

Elle y participa à la première le 09 juillet 1860 de Sémiramis (Azéma) de Gioacchino Rossini [version française de Joseph Méry].

 

Elle y chanta la Favorite (Inès, avril 1857) ; le Comte Ory (Alice, avril 1860) ; les Huguenots (une Dame, août 1860).

 

 

 

 

Une coryphée qui joue les suivantes et les confidentes.

(Yveling Rambaud et E. Coulon, les Théâtres en robe de chambre, Opéra, 1866)

 

 

Nous avons aussi à déplorer la mort bien prématurée d’une estimable artiste de l’Opéra, Marie-Louise Bengraf, enlevée à l’âge de trente-quatre ans à sa famille et à ses amis. Depuis quelques années, Mlle Bengraf avait épousé l’honorable chef du chant de l’Opéra, M. Vauthrot, si cruellement éprouvé en cette douloureuse circonstance. Les témoignages de la plus vive sympathie lui ont été prodigués.

(le Ménestrel, 13 janvier 1867)

 

 

[Bengraf 2e]

Une question de droit qui intéresse les artistes et employés de théâtre.

Mlle Bengraf, aujourd’hui Mme Tarby, attachée depuis dix-huit ans au théâtre de l’Opéra, invoque le décret de 1856, qui a créé une caisse de retraite, et celui de 1866, qui ne permet pas de modifier la situation d’un artiste sans une autorisation ministérielle.

Elle se présente devant le tribunal civil et prétend que le directeur de l’Opéra, M. Halanzier, est aujourd’hui lié par ces décrets ; qu’il doit, en conséquence, lui payer ses appointements depuis le jour de la réouverture de l’Opéra, c’est-à-dire depuis juillet 1871.

Me Chaix d’Est-Ange, au nom de M. Halanzier, répond que tous les engagements ont été résiliés sans réserve en 1870, à la suite du retrait de la subvention.

Le tribunal a jugé que les engagements ont été rompus, par ce fait que, à cette date de 1870, la clôture a duré plus de trois mois. Par suite, la direction et les artistes ont réciproquement recouvré leur pleine et entière liberté. Au surplus, ajoute le jugement, le droit du directeur de choisir les artistes est constant. Donc, et sans porter atteinte aux droits à une pension de retraite, Mme Tarby est déboutée de sa demande.

(Emile Marsy, le Rappel, 31 mai 1873)

 

 

 

 

 

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