Éléonore COLON

 

 

 

 

Augustine DEJEAN-LEROY dite Éléonore COLON

 

cantatrice française

(Saint-Quentin, Aisne, 22 juillet 1807* – Nantes, 4e canton, Loire-Inférieure [auj. Loire-Atlantique], 13 août 1893*)

 

Fille naturelle de Sophie DEJEAN-LEROY, artiste dramatique.

Mère naturelle de Pierre Chéri COLON (Paris, 29 février 1828* –) ; et de Félix PRADHER DIT DE JEAN LEROY COLON (Paris 2e, 10 novembre 1829* –), banquier [reconnu par André Louis Isidore PRADHER (1800 –), négociant], épouse à Dieppe, Seine-Inférieure (auj. Seine-Maritime), le 01 mars 1859* Marie Berthe Laure Evélina PREVOT (Dieppe, 09 août 1838 –).

Epouse 1. à Paris le 26 février 1831 Eugène PRÉVOST, compositeur ; parents de Léon Eugène PRÉVOST (Le Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 03 décembre 1831* – La Nouvelle-Orléans, 11 octobre 1877), musicien ; et de Toussaint PRÉVOST [devenu le 08 mai 1865 Toussaint PRÉVOST-RITTER] dit Théodore RITTER (Nantes, 5e canton, 05 avril 1840* – Paris 9e, 05 avril 1886*), compositeur et pianiste [son père serait en réalité Toussaint BENET, armateur, qui est également le père de Stella Marie LAMPE dite Cécile RITTER, cantatrice].

Epouse 2. à Nantes, 5e canton, le 20 novembre 1875* Jacques Henri Jean Baptiste SERVANT (Marseille, Bouches-du-Rhône, 27 janvier 1814 – Nantes, 1er canton, 03 août 1894*), contrôleur des théâtres municipaux.

 

Elle fut signalée à Nantes comme un prodige et débuta à l'Opéra-Comique, où elle ne réussit que médiocrement dans les rôles de dugazons de 1822 à 1829. Intelligente et sensible, on lui conseilla de prendre la comédie. Elle joua à Genève (1845-1847), Rouen (1849-1850), Bruxelles (1852), Toulouse (1853-1854), Carcassonne, Montpellier, Toulouse (1863-1864), Nîmes, Nantes, Toulouse (1867), Nantes (1868-1874). En 1869 elle toucha 300 frs de pension à Nantes.

Elle est décédée à quatre-vingt-six ans en sa demeure, 67 rue de Vertais à Nantes.

Elle a été dite à tort sœur de la cantatrice Jenny Colon, qui est certainement sa cousine ; ayant chanté à ses côtés en 1822, elle a été appelée Colon l’aînée pour les distinguer l'une de l'autre.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle débuta salle Feydeau le 17 avril 1822 dans la Lettre de change (Eugénie) de Bochsa et les Deux petits Savoyards (Michel) de Dalayrac.

 

Elle y créa le 11 septembre 1822 le Coq de village (Mathurine) de Frédéric Kreubé ; le 03 mai 1825 le Maçon (Zobéïde) d’Esprit Auber ; le 27 décembre 1827 Masaniello ou le Pêcheur napolitain (Thérésia) de Michele Enrico Carafa.

 

 

 

 

Mademoiselle Colon a été signalée à Paris comme un prodige par le Journal de Nantes. On voit bien que son talent a été cru sur parole de correspondant ; elle venue prendre possession de quelques rôles à soupirs du répertoire de l’Opéra-Comique ; mais elle a totalement échoué, quoique applaudie depuis quelques petites excursions qu’elle a voulu faire dans le domaine de madame Gavaudan. Elle ne manque ni d’intelligence, ni de sensibilité, et pourra devenir une amoureuse agréable ; sa voix n’a pas assez d’étendue pour le cadre de Feydeau, l’orchestre la couvre entièrement. Nous demandons pour elle un engagement à l’Ambigu comme actrice de vaudeville.

(Grande biographie dramatique, 1824)

 

 

 

 

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