Théodore COULON

 

 

 

Théodore Jean Joseph COULON dit Théodore COULON

 

basse belge

(Nivelles, Belgique, 20 mai 1822 – Neuilly-sur-Seine, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 21 octobre 1874*)

 

Fils de Louis Joseph COULON (– av. 1872) et de Marie Catherine GILBERT (– av. 1845).

Epouse 1. à Paris 2e le 27 novembre 1845* Gilbertine Esther ALBERTIER (Paris, 09 novembre 1822* – Paris 2e, 29 décembre 1848*), professeur de musique et artiste lyrique, fille naturelle de Marguerite ALBERTIER, rentière.

Epouse 2. à Paris 9e le 18 juillet 1872* Léonie LEVIELLI, soprano.

 

 

Il étudia au Conservatoire de Paris, où il obtint un accessit d’opéra-comique en 1848. Il chanta en province, puis fut engagé à l’Opéra-Comique en 1851 et fut prêté par ce théâtre en 1853 au Théâtre-Lyrique pour créer les Amours du diable. Il chanta ensuite à l’Opéra de 1853 à 1862, puis il se produisit à Bruxelles, en Italie (Scala de Milan, 1870), à Bordeaux, à New York, à La Nouvelle-Orléans (1871). Il chanta également aux Concerts du Conservatoire (sociétaire le 03 novembre 1857). Veuf, il avait épousé en secondes noces Mlle Levielli de l’Opéra, avec laquelle il entreprit une tournée en Amérique (New York, 1872) et en Italie, mais, malade, il est décédé prématurément.

En 1872, il habitait 16 rue Laval [auj. rue Victor-Massé] à Paris 9e. Il est décédé à cinquante-deux ans, en son domicile, 128 avenue de Neuilly à Neuilly-sur-Seine.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 25 août 1851 dans la Fée aux roses (Atalmuc).

 

Il y créa le 01 décembre 1851 le Château de la Barbe-Bleue (le Boucanier) d'Armand Limnander ; le 04 novembre 1852 les Mystères d'Udolphe (l'Amiral Norby) de Louis Clapisson.

 

Il y chanta la Fille du régiment (Sulpice, 18 novembre 1851) ; les Porcherons (22 avril 1853).

Sa carrière au Théâtre-Lyrique

 

Il y débuta le 11 mars 1853 en créant les Amours du diable (Belzébuth) d’Albert Grisar.

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il y débuta en 1853.

 

Il y créa le 17 octobre 1853 le Maître chanteur (le Landgrave) d'Armand Limnander ; le 13 juin 1855 les Vêpres siciliennes (le Sire de Béthune) de Giuseppe Verdi ; le 27 septembre 1855 Sainte Claire du Duc de Saxe-Cobourg-Gotha ; le 04 mars 1859 Herculanum (Satan) de Félicien David ; le 15 août 1859 la cantate le Retour de l'armée d'Auguste Gevaert ; le 30 décembre 1861 la Voix humaine (Godefroy) de Giulio Alary ; le 28 février 1862 la Reine de Saba (Methousaël) de Charles Gounod.

 

Il y participa à la première le 27 septembre 1855 de Santa Chiara du duc de Saxe-Cobourg-Gotha ; le 07 septembre 1859 de Roméo et Juliette (Capulet) de Vincenzo Bellini [version française de Charles Nuitter] ; le 09 janvier 1860 de Sémiramis (Oroès) de Gioacchino Rossini ; le 13 mars 1861 de Tannhäuser (Bitterolf) de Richard Wagner [version française de Charles Nuitter].

 

Il y chanta le Prophète (Oberthal, 06 septembre 1854 ; Zacharie, 1854) ; le Maître chanteur de Limnander (1854) ; la Reine de Chypre (1854) ; la Favorite (Balthazar, 1854) ; les Huguenots (Comte de Saint-Bris, 1854) ; Robert le Diable (Bertram, 1855) ; Guillaume Tell (Melchtal, 1856 ; Walter, 1860) ; la Juive (Cardinal de Brogni, 1858) ; le Trouvère (Fernand, 1858) ; Lucie de Lammermoor (Raymond, 1861).

 

 

 

 

Théodore Coulon, un artiste fort estimé, vient de mourir. Il avait appartenu pendant une dizaine d'années à la scène de l'Opéra, où sa belle voix de basse, sa conscience et son talent l'avaient fait sérieusement apprécier.

 

Théodore Coulon quitta l'Opéra pour embrasser la carrière italienne. Il y a deux ans, il épousa Mlle Levielli, qui tenait avec succès l'emploi des chanteuses légères à l'Opéra, et entreprit avec sa femme une tournée en Amérique, puis en Italie.

 

Revenu à Paris, Coulon déjà souffrant, vit son état empirer rapidement, et il a succombé, il y a deux jours, aux suites d'une maladie de foie.

 

Ses obsèques ont eut lieu hier à l’église de Neuilly.

 

En tête des amis qui ont conduit Théodore Coulon à sa dernière demeure, nous avons remarqué M. Halanzier, directeur de l'Opéra.

 

(le Figaro, 25 octobre 1874)

 

 

 

 

 

 

 

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