Joseph DUFRÈNE

 

Joseph Dufrène (photo de Disdéri)

 

 

Joseph DUFRÈNE

 

ténor français

(– ap. 1893)

 

 

Ténor léger sorti du Conservatoire de Paris, il chanta un instant à l’Opéra en 1846, puis à Lyon de 1849 à 1851. Il débuta à l'Opéra-Comique en 1851, chanta en province (Marseille, 1853 ; Toulouse, 1858), puis à nouveau à l'Opéra de Paris à partir de 1858. Il chanta également aux Concerts du Conservatoire (sociétaire le 27 décembre 1859). Il fut professeur au Conservatoire de Toulouse (en poste en 1878), où il eut entre autres élèves les ténors Léonce Escalaïs, Agustarello Affre, Antoine Muratet et Gabriel Hippolyte Gandubert ; il fut à ce titre nommé officier de l’Instruction publique le 21 novembre 1889. En 1893, ayant quitté ce poste, il donnait des cours de chant 21 rue Duperré à Paris 9e. Son nom a été parfois orthographié DUFRÊNE et DUFRESNE.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il débuta salle Le Peletier le 20 mai 1846 dans Robert le Diable (Raimbaut, rôle repris le 08 juin 1859), puis à nouveau le 16 août 1858 dans la Juive (Léopold).

 

Il y participa à la première le 09 juin 1860 de Sémiramis (Idrène) de Gioacchino Rossini [version française de Joseph Méry].

 

Il y chanta le Comte Ory (le Comte Ory, 1858) ; Lucie de Lammermoor (Edgard, 1861).

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il débuta à la 2e salle Favart le 01 décembre 1851 en créant le Château de la Barbe-Bleue (Gaston de Rochambeau) d’Armand Limnander.

 

Il y créa le 04 novembre 1852 les Mystères d’Udolphe (Arved) de Louis Clapisson.

 

 

 

 

 

M. Dufresne, qui débutait par le rôle de Gaston, possède le physique de l’emploi, et, ce qui vaut mieux, une belle et bonne voix de ténor, vibrante dans les notes aiguës de poitrine, sympathique dans les sons mixtes.

(E. Viel, le Ménestrel, 07 décembre 1851)

 

 

Opéra-Comique. Le temps des ténors serait-il à sa période de retour ? M. Dufrène le donnerait à penser. Nous considérons sa bienvenue à l'Opéra-Comique, comme un événement heureux pour le public et les auteurs. Simple débutant, il y a quelques années, à Montmartre, dans la troupe de banlieue de M. Seveste, M. Dufrène a fait du chemin depuis cette époque. Il donnait déjà quelque espérance, puisque le Grand-Opéra crut devoir l'enlever à Montmartre ! Revenue d'un mouvement trop prompt, notre Académie de musique laissa s'envoler son ténor, qui a voyagé, pérégriné, jusqu'à ce jour. Les voyages ne forment donc pas seulement l'esprit et le cœur, si nous en jugeons par le retour de Dufrène, qui prouve même de l'aisance, de la tenue en scène, qualités qu'on lui refusait. Avec un peu plus d'animation et de chaleur, M. Dufrène deviendra une précieuse acquisition pour M. Perrin. Sa voix mixte, dont il abuse un peu, est d'un grand charme, puis il sait chanter fort, sans crier. Bref, sa personne et son talent ont paru sympathiques à l'unanimité des auditeurs du Château de la Barbe-Bleue, dont la reprise s'est effectuée cette semaine avec le plus grand éclat.

(J.-E. Heugel, le Ménestrel, 14 décembre 1851)

 

 

[les chanteurs de l'Opéra]

Chante les cocodès... Remplace Boulo.

(L. Félix Savard, la Causerie, 08 septembre 1861)

 

 

 

 

 

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