Arthur HEULHARD

 

 

 

Octave Louis HEULHARD dit Arthur HEULHARD

 

journaliste et critique musical français

(Lormes, Nièvre, 11 mai 1849* – Troyes, Aube, 02 janvier 1920)

 

Fils de Jean-François HEULHARD (1812–1861), propriétaire, maire de Lormes de 1852 à 1858, et de Jeanne Françoise Marguerite GUIÉTAND.

Petit-neveu de Philibert Charles Gilbert HEULHARD, devenu le 24 mars 1860 HEULHARD DE MONTIGNY (Lormes, 10 novembre 1771 – Lormes, 14 janvier 1872), homme politique.

 

 

Il débuta de très bonne heure dans la presse démocratique parisienne, et fut attaché successivement au Courrier de Paris, journal hebdomadaire, à la Réforme, dont il fut secrétaire de la rédaction, et au Courrier Français, où il rédigeait une chronique politique quotidienne (1869-1870). Attiré vers la critique musicale, Arthur Heulhard était en même temps collaborateur de l'art musical et de 1a France Chorale. Au mois de juillet 1873, il a fondé la Chronique Musicale, recueil unique en ce genre dans le monde entier sous le rapport des conditions littéraires et artistiques, et qui a été honoré d’une souscription de la direction des Beaux-Arts à titre d’encouragement (11 volumes gr. in-8, avec musique, eaux-fortes et gravures, 1873-1876). Il a été rédacteur musical du journal l’Évènement pendant environ une année (1874-1875), du Voltaire et du Télégraphe (1879-1880). Puis Arthur Heulhard s'est tourné de préférence vers les travaux littéraires de tout genre. En 1878, il a fondé, avec Jules Noriac, le Moniteur du bibliophile, gazette littéraire, anecdotique et curieuse (11 vol. gr. in-8) dans laquelle il a publié quantité de documents intéressants pour l'histoire de la littérature française, notamment l'Anglais mangeur d'opium, traduit de l'anglais par Alfred de Musset (1 vol. in-8) et le Journal de Colletet, premier petit journal parisien (1 vol. in-8). En même temps, il écrivait des contes, des nouvelles, des chroniques ou des articles de critique dramatique à la Revue de France, au Moniteur Universel, au Voltaire, aux Nouvelles de Paris, au Beaumarchais, à l'Illustration, à la Vérité, à l'Art, à l'Art et la Mode, etc. ; enfin au Figaro dont il était vers 1890 un des principaux rédacteurs. Il signa également une chronique dramatique du Courrier de l'art. Il a publié : une Etude sur « Une Folie à Rome », opéra bouffe de Federico Ricci (in-12 avec portrait, 1870) ; la Fourchette harmonique, histoire de cette société gastronomique, littéraire et musicale, avec des notes sur la musicologie en France (in-12, 1872) ; Incendies des salles de l’Opéra, 1763-1781-1788-1871-1873 (1873) ;  la Foire Saint-Laurent, son histoire et ses spectacles (1 vol. in-12, 1878) ; Pierre Corneille, ses dernières années, sa mort, ses descendants (in-12, 1884) ; Jean Monnet, vie et aventures d'un entrepreneur de spectacles au XVIIIe siècle, avec un appendice sur l’Opéra-Comique de 1752 à 1758 (1884) ; Scènes de la vie fantaisiste (in-12, 1884) ; Rabelais et son maître (1884) ; Rabelais chirurgien (1885) ; Bravos et sifflets (1886) ; Rabelais légiste (1887) ; Entre deux stations (1888) ; Rabelais, ses voyages en Italie, son exil à Metz (1891) ; Une lettre fameuse, Rabelais à Erasme (1902) ; le Mensonge chrétien (11 vol. gr. in-8, 1908-1910), dans lequel il déclare que Jésus-Christ n’a pas de caractère historique, et qu'il publia à compte d'auteur.

En 1911, il habitait 6 rue Saulnier à Paris 9e ; en avril 1896, il avait acquis le château de Bordeaux, près de Claye-Souilly (Seine-et-Marne).

 

=> la Chronique musicale (1873-1876)

=> Etude sur "Une folie à Rome" (1870)

=> la Fourchette harmonique (1872)

=> Incendies des salles de l'Opéra (1873)

=> la Foire Saint-Laurent (1878)

=> Jean Monnet (1884)

=> Bravos et sifflets (1886)

=> site Arthur Heulhard (avec des articles de critique musicale)

 

 

 

 

Très intéressante, très curieuse est la notice que publie, chez Lemerre, un autre de nos confrères, M. Arthur Heulhard : Jean Monnet, « Vie et Aventures d'un entrepreneur de spectacles au XVIIIe siècle ». Il y a là, après une préface des plus humoristiques, des traits fort piquants sur ce directeur de l'Opéra-Comique, « amalgame prématuré d'Harel, de Lireux, de Mabille et de Barnum », fait pour prouver aux directeurs actuels, comme le dit l'auteur, qu'ils n'ont rien inventé, pas même la faillite. L'ouvrage est, d'ailleurs, des plus utiles à consulter comme document pour servir à l'histoire du théâtre de l'Opéra-Comique.

(Louis Gallet, la Nouvelle Revue, 01 janvier 1885)

 

 

 

 

 

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