Paul d'IVRY

 

Marquis d'Ivry, photo atelier Nadar [BNF]

 

 

Xavier Désiré Paul, marquis DE RICHARD D'IVRY dit Paul D'IVRY

 

compositeur français

(Beaune, Côte-d’Or, 04 février 1829* – Chalet Victoria, Hyères, Var, 16 décembre 1903*)

 

Fils de Charles, marquis DE RICHARD D’IVRY (Beaune, 11 décembre 1786* – Beaune, 08 avril 1841*) [fils de Nicolas, marquis DE RICHARD D’IVRY], et de Marie Claire LEBAS DE GIRANGY (Düsseldorf, Allemagne, 26 décembre 1797 – Bourbon-Lancy, Saône-et-Loire, 13 juillet 1852*).

Epouse à Sevrey, Saône-et-Loire, le 20 juillet 1857* Marie Camille AMIOT (Autun, Saône-et-Loire, 27 janvier 1837 – Dijon, Côte-d’Or, 21 juillet 1920*).

Père de 12 enfants dont Charles Frédéric Marie DE RICHARD D’IVRY dit Charles D’IVRY (château de Corabœuf, Ivry-en-Montagne [auj. Val-Mont], Côte-d’Or, 27 octobre 1867* – Drom, Sainte-Eulalie, Cantal, 15 mai 1945), compositeur qui obtint le premier Grand prix de Rome en 1896 [épouse 1. à Paris 16e le 27 novembre 1897* Hubertine Fanny Pauline SCHMIDT (Montmorency, Seine-et-Oise [auj. Val-d’Oise], 19 juillet 1848* – Paris 16e, 04 décembre 1928*) ; épouse 2. à Paris 16e le 20 février 1930* Marie Antoinette VAISSIER, nom devenu le 02 juillet 1921 VEYSSIER (Drignac, Cantal, 09 mars 1885* – Drom, Sainte-Eulalie, Cantal, 22 août 1958)].

 

 

On doit à cet amateur de talent, installé à Paris à partir de 1854, des opéras, des mélodies, des hymnes, etc. De 1860 à 1870, il fut maire d’Ivry-en-Montagne où il possédait le château de Corabœuf.

Il est décédé en 1903 à soixante-quatorze ans, domicilié à Ivry-en-Montagne.

 

 

 

œuvres lyriques

 

Fatma, opéra en 1 acte, livret et musique (1850)

Quentin Metzys, opéra-comique (1852)

la Maison du docteur, opéra-comique en 1 acte, livret d’Henry Boisseaux (Théâtre de Dijon, 04 janvier 1855) => partition

Omphale et Pénélope, opéra-comique en 1 acte (1855)

les Amants de Vérone, drame lyrique en 5 actes, sous le pseudonyme de Richard Yrvid (1864 ; Salle Ventadour, 12 octobre 1878) => fiche technique

Persévérance d’amour, opéra en 4 actes, livret et musique, d’après un conte de Balzac (Hôtel de Ville de Beaune, 1895)

 

 

 

 

Un amateur qui était, vraiment un compositeur de talent, le marquis Richard d'Ivry, est mort il y a une dizaine de jours à Hyères, où il était allé pour tâcher de rétablir sa santé ébranlée. Il n'avait pas 80 ans, comme on l'a écrit par erreur, car il était né à Beaune le 4 février 1829. Il avait fait, sur le tard, des études sérieuses, travaillant le contrepoint avec Leborne et la composition avec Aristide Hignard. Après avoir publié quelques romances, il avait écrit les paroles et la musique d'un opéra intitulé Fatma, puis mis au jour deux petits opéras-comiques : Quentin Metzys et la Maison du docteur, sans trouver un directeur qui consentit à les accueillir. Il fit cependant jouer ce dernier à Dijon, en 1855. Mais il avait une ambition plus haute, et, enthousiaste de Shakespeare, il résolut de s'attaquer à Roméo et Juliette, et venait de terminer le poème et la musique de cet ouvrage lorsqu'il apprit que Gounod en préparait un sur ce sujet. Douloureusement ému à cette nouvelle, il voulut cependant prendre date et fit graver sa partition, qui parut peu de jours avant la représentation du Roméo et Juliette de Gounod. Il avait changé le titre de son œuvre, qu'il appelait les Amants de Vérone, et qu'il signait du pseudonyme anagrammatique de Richard Yrvid. Il n'avait pas renoncé d'ailleurs à la présenter au public, et en effet, le 12 octobre 1878, les Amants de Vérone faisaient leur apparition à la salle Ventadour, les deux rôles principaux étant tenus à souhait par M. Capoul et Mlle Heilbronn, les autres par MM. Dufriche, Taskin, Fromant, Mme Lhéritier et Mlle Rey. L'ouvrage reparut peu après, le 15 février 1879, sur la scène de la Gaîte. Sans être assurément de premier ordre, la partition des Amants de Vérone était néanmoins digne d'intérêt et ne manquait ni d'éclat ni de couleur. Depuis lors, le marquis d'Ivry s'était occupé d'un autre ouvrage important, dont j'ignore le titre, mais qu'il se préparait à publier et dont je sais qu'il venait de corriger les épreuves au moment où il est mort. Esprit cultivé, possesseur d'une belle fortune, le marquis d'Ivry était un parfait galant homme.

(le Ménestrel, 27 décembre 1903)

 

 

 

 

 

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