Constant LEMAIRE

 

 

 

Constant Augustin LEMAIRE dit Constant LEMAIRE

 

acteur et basse comique français

(Calais, Pas-de-Calais, 03 février 1805 [14 pluviôse an XIII]* Paris 19e, 06 janvier 1865*)

 

Fils de Constant Joseph LEMAIRE (1773 ap. 1829), artiste dramatique, et de Marie Philippine Thérèse KOÉ-RADENEZ, mariés.

Frère de Pierre Constant Adolphe LEMAIRE (Nîmes, Gard, 27 novembre 1811* ap. 1872), acteur qui joua au Théâtre de la Gaîté de 1859 à 1872 [épouse à Bruxelles le 08 septembre 1847 Anne Marguerite PERCEVAL (Paris, 30 mars 1826 ), artiste dramatique].

Epouse 1. à Rouen, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], le 22 avril 1829* Marie Sophie Emilie MOUCHOT (Nancy, Meurthe [auj. Meurthe-et-Moselle], 08 octobre 1812* av. 1848), artiste dramatique.

Epouse 2. à Paris 5e le 19 août 1848* Elisabeth Adrienne RIVAL (Nancy, 22 janvier 1831* – ap. 1883) ; parents de 6 enfants dont Georges Augustin LEMAIRE (Paris 19e, 14 décembre 1861* – Paris 9e, 29 mai 1883*), violoniste, élève au Conservatoire de Paris où il obtint en 1877 une 3e médaille de solfège et en 1880 un 1er accessit de violon.

 

 

Fils de comédiens. Il joua au théâtre de l’Odéon en 1847. Bon acteur, il fut engagé le 24 mai 1848 à l’Opéra-Comique (2e salle Favart) pour l’emploi de laruette. En 1862, il partit jouer au théâtre du Vaudeville.

En 1855, il habitait 2 rue Sainte-Geneviève à Belleville, Seine [auj. dans Paris] ; en 1861, 12 cité Henry à Paris 19e, où il est décédé à cinquante-neuf ans.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 24 mai 1848 dans le Nouveau seigneur du village (le Bailli).

 

Il y créa le 13 septembre 1848 la Sournoise (Luquet) d’Alphonse Thys ; le 07 juillet 1849 la Nuit de la Saint-Sylvestre de François Bazin ; le 12 janvier 1850 les Porcherons (Picard) d’Albert Grisar ; le 16 octobre 1850 le Paysan de Charles Poisot ; le 19 mars 1852 le Farfadet (le Bailli) d’Adolphe Adam ; le 26 mars 1852 Madelon (Bourgillon) de Bazin ; le 04 novembre 1852 les Mystères d'Udolphe (le Comte d'Udolphe) de Louis Clapisson ; le 18 août 1854 l’Opéra au camp (Vanbruth) d’Alphonse Varney ; le 11 avril 1855 la Cour de Célimène (un Vieillard) d’Ambroise Thomas ; le 23 février 1856 Manon Lescaut (M. Durozeau) d’Esprit Auber ; le 12 décembre 1856 Maître Pathelin (le Bailli) de Bazin ; le 20 mai 1857 la Clé des champs (Pompon) de Louis Deffès ; le 20 juin 1857 le Mariage extravagant (Darmancé) d’Eugène Gautier ; le 30 septembre 1857 le Roi Don Pèdre de Ferdinand Poise ; le 04 avril 1859 le Pardon de Ploërmel (Loïc) de Giacomo Meyerbeer ; le 12 août 1859 Voyage autour de ma chambre (Coquillard) de Grisar ; le 17 décembre 1859 Don Gregorio (Voltino) de Nicolò Gabrielli ; le 23 avril 1860 le Château Trompette (Raffé) de François-Auguste Gevaert ; le 20 août 1860 le Docteur Mirobolan (Mirobolan) de Gautier ; le 30 avril 1861 Salvator Rosa (Capuzzi) de Jules Duprato ; le 10 janvier 1862 Jocrisse (Mr Duval) de Gautier ; le 17 février 1862 le Joaillier de Saint-James (John Porter) de Grisar ; le 08 novembre 1862 le Cabaret des amours (Lesturgeon) de Prosper Pascal ; le 11 février 1863 l’Illustre Gaspard d’Eugène-Prosper Prévost.

 

Il y chanta le Déserteur (Jean-Louis, 1848) ; la Fille du régiment (Hortensius, 1848) ; Régine (Sauvageon, 1849) ; l’Irato (Pandolphe, 1852) ; les Voitures versées (le Rond, 1852) ; Richard Cœur de Lion (Mathurin, 1856) ; Joconde (le Bailli, 1858) ; la Fête du village voisin (Rémi, 1858) ; les Rendez-vous bourgeois (Dugravier, 1858) ; l’Etoile du Nord (Reynolds, 1858) ; la Dame blanche (Mac Irton, 1858) ; le Chercheur d’esprit (Philippe, 1858) ; le Muletier (Rodrigue, 1858) ; Bonsoir, monsieur Pantalon (Tiritofolo, 1859) ; les Diamants de la couronne (Campo Mayor, 1859) ; Jean de Paris (Pedrigo, 1859) ; le Petit Chaperon rouge (1860) ; Rose et Colas (Mathurin, 1862).

 

 

 

 

Lemaire est la grimace triste et lugubre dont se compose le masque stéréotypé des vieux farceurs du théâtre départemental. Une année d’engagement, 4.000 fr.

(H. de Villemessant et B. Jouvin, Figaro, 22 octobre 1854)

 

 

[Théâtre de la Gaîté]

Lemaire est le frère de Lemaire de l’Opéra-Comique. Depuis qu’ils sont au monde, ces deux hommes se lancent un défi perpétuel ; si l’un chargeait plus que l’autre, l’autre mourrait de chagrin.

(L. Félix Savard, Figaro-programme, 20 janvier 1859)

 

 

Les débuts de M. Constant Lemaire [au théâtre du Vaudeville, place de la Bourse] auront lieu du 1er au 15 mai sur le théâtre de la Bourse, où il a paru en 1829 avec distinction. Cet excellent trial aura des successeurs ; mais il ne sera plus jamais remplacé dans les pièces bouffes de l'ancien répertoire.

Les vieilles traditions, comme les vieux édifices, tombent sous le marteau du temps. Aussi M. Perrin disait-il à M. Dormeuil, le jour du départ de son regrettable pensionnaire :

— Le dernier bailli de l'Opéra-Comique sera Lemaire du Vaudeville.

(P. de Faulquemont, le Tintamarre, 27 avril 1862)

 

 

On n'a peut-être pas perdu le souvenir d'un ancien acteur de l’Opéra-Comique, Lemaire, qui amusa toute une génération dans les Rendez-vous bourgeois ainsi que dans quelques autres pièces où il se montrait comique excellent. Le pauvre artiste mourut, il y a une douzaine d'années, sans aucune fortune, mais riche de famille : il laissait six enfants.

Nous apprenons avec une vive douleur que l'aîné de ces enfants, Georges Lemaire, élève du Conservatoire, et dont le travail était le principal soutien des siens, vient de succomber à vingt-un ans des suites d'une affection de poitrine.

Cette mort prématurée est d'autant plus regrettable que Georges Lemaire, élève de la classe de violon de M. Sauzay, dans laquelle il avait déjà remporté un accessit, s'apprêtait à concourir de nouveau cette année et qu'il promettait d'être un jour un artiste distingué.

(Jules Prével, le Figaro, 31 mai 1883)

 

 

 

 

 

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