Eugène PRÉVOST

 

 

 

 

Eugène Prosper PRÉVOST dit Eugène PRÉVOST

 

compositeur français

(Paris, 23 avril 1809 – La Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, 30 août 1872)

 

Fils de Jean Nicolas PRÉVOST et d’Anne Aimée MAUD.

Frère de Zoé PRÉVOST, soprano.

Epouse à Paris le 26 février 1831 Augustine DEJEAN-LEROY dite Éléonore COLON,  cantatrice ; parents de Léon Eugène PRÉVOST (Le Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 03 décembre 1831* – La Nouvelle-Orléans, 11 octobre 1877), musicien ; et de Toussaint PRÉVOST [devenu le 08 mai 1865 Toussaint PRÉVOST-RITTER] dit Théodore RITTER (Nantes, 5e canton, 05 avril 1840* – Paris 9e, 05 avril 1886*), compositeur et pianiste [son père serait en réalité Toussaint BENET, armateur, qui est également le père de Stella Marie LAMPE dite Cécile RITTER, cantatrice].

De son union avec Marie GRIFFE est né Eugène PRÉVOST (La Nouvelle-Orléans, 1840 – La Nouvelle-Orléans, 19 octobre 1856).

 

 

Il entra au Conservatoire de Paris le 27 mars 1827, et y reçut des leçons de contrepoint de Zelensperger et de Seuriot. En même temps, il devint élève de Lesueur pour la composition. En 1829, il obtint, au concours de l’Institut de France, le second grand prix de composition (prix de Rome) ; le sujet de ce concours était la cantate de Cléopâtre. Le premier prix lui fut décerné, en 1831, pour la composition de la cantate Bianca Capello. Il avait déjà fait représenter à l’Ambigu-Comique, au commencement de cette même année, deux petits opéras-comiques en un acte, l'Hôtel des Princes, qui eut du succès, et le Grenadier de Wagram. Après ces deux essais de jeunesse, Prévost partit pour l'Italie en juillet 1831 et revint, en 1834, à Paris pour faire représenter à l’Opéra-Comique son opéra de Cosimo, qui obtint du succès. Ayant épousé en 1831 Eléonore Colon, cantatrice, qui fut engagée au théâtre du Havre, il fut nommé, en 1835, chef d'orchestre de ce théâtre. En septembre 1837, il donna à l'Opéra-Comique le Bon garçon, dont la musique manquait de distinction, et qui ne réussit pas. Après avoir tenté vainement de faire jouer de nouveaux ouvrages, il partit avec sa femme pour Le Havre, où il était engagé comme chef d’orchestre, et s'embarqua en 1840 pour La Nouvelle-Orléans, où il exerça les fonctions de chef d'orchestre au théâtre français et de professeur de musique ; il y fit jouer un autre opéra-comique, Blanche et René. De retour à Paris vers 1862, après plus de vingt ans, il donna à l’Opéra-Comique l’Illustre Gaspard, petit ouvrage en un acte (1863), devint un instant chef d’orchestre aux Bouffes-Parisiens, à l’époque de la direction de Varney, puis au concert des Champs-Élysées. En septembre 1867, il alla se fixer de nouveau à La Nouvelle-Orléans, comme professeur. On lui doit également des messes et des oratorios. Il découpa, en fantaisies instrumentales, l'Africaine et autres chefs-d'œuvre. Il a publié des articles critiques dans la Gazette musicale.

Il est décédé à soixante-treize ans.

 

 

 

œuvres lyriques

 

l'Hôtel des Princes, opéra-comique en 1 acte, livret de Ferrières et Marconay (Ambigu-Comique, avril 1831) => détails

le Grenadier de Wagram, opéra-comique en 1 acte, livret d’Hippolyte Lefebvre et Saint-Amans (Ambigu-Comique, 14 mai 1831) => détails

Cosimo, opéra bouffe en 2 actes, livret de Paul Duport et Amable Villain de Saint-Hilaire (Opéra-Comique, 13 octobre 1835) => détails

les Pontons de Cadix, opéra-comique en 1 acte, livret de Paul Duport et François Ancelot (Opéra-Comique, 08 novembre 1836)

le Bon garçon, opéra-comique en 1 acte, livret d’Auguste Anicet-Bourgeois et Lockroy (Opéra-Comique, 22 septembre 1837)

la Esméralda, opéra, livret de Victor Hugo (La Nouvelle-Orléans, 1842)

Alice et Clari, opéra en 3 actes (New York, 1846)

les Orléanais, drame lyrique, livret de Jules Brésil (La Nouvelle-Orléans)

l’Illustre Gaspard, opéra-comique en 1 acte, livret de Félix Duvert et Augustine de Lauzanne (Opéra-Comique, 11 février 1863) => détails

Blanche et René, opéra-comique en 2 actes, livret de Louis Placide Canonge (La Nouvelle-Orléans, juin 1871)

 

 

 

 

Une douloureuse dépêche, venue d’Amérique, annonce la mort de M. Eugène Prévost, grand prix de Rome et musicien de grand talent, qui succombe, hélas ! après une vie de labeur tout entière consacrée à son art.

Eugène Prévost, quand il obtint le grand prix de Rome, comptait parmi ses concurrents, Ambroise Thomas devenu et resté l’un de ses meilleurs amis.

Il fit jouer à l’Opéra-Comique Cosimo, le Bon garçon, les Pontons de Cadix, œuvres très applaudies. Plus tard, il partit pour La Nouvelle-Orléans, où il fit représenter un opéra-comique en deux actes, intitulé : Blanche et René, sur un livret de M. Placide Canonge. Nous l’avons vu chef d’orchestre des concerts Besselièvre pendant plusieurs années.

Prévost s’éteignait il y a quelques jours, à La Nouvelle-Orléans, entouré de l’affection et de l’estime de tous. Il s’y était consacré à l’enseignement.

(le Ménestrel, 08 septembre 1872)

 

 

 

 

 

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