Constantin STROESCO

 

Constantin Stroesco (Ambrosio Sopranelli) dans le Million, film de René Clair (1931)

 

 

Constantin Nicolas STROESCO dit Constantin STROESCO

 

ténor roumain

(Sulita, Botosani, Roumanie, 02 mars 1887 –)

 

Fils de Nicolas STROESCO (– av. 1925) et d’Annette COLASIU (– ap. 1925).

Epouse 1. à Montréal, Québec, Canada, le 05 janvier 1913 (divorce le 07 avril 1924 [acte du 26 août 1924* à Paris 16e]) Yvonne COURSO, contralto.

Epouse 2. à Fontainebleau, Seine-et-Marne, le 13 novembre 1925* Marie Suzanne GUNDSTOËTT (Paris 9e, 19 mai 1887* – Fontainebleau, 19 novembre 1954*), artiste des Chœurs de l’Opéra-Comique, fille d'Henri GUNDSTOËTT (Binswangen, Bavière, Allemagne, 24 avril 1865 – Paris 10e, 05 mai 1930*), hautbois à l'Opéra-Comique [fils de Jacques Léopold GUNDSTOËTT (– av. 1890), négociant, et de Fanny EPSTEIN (1841 – ap. 1890), fabricante de cravates], et d’Eugénie RAMPONT (Paris 20e, 22 octobre 1864* – ap. 1930), couturière, mariés à Paris 9e le 13 mai 1890*.

 

 

Il débuta à la salle Favart en 1920. Par ailleurs, il chanta notamment le rôle de Pelléas à Alger (janvier 1927), à Marseille (mars 1927), et participa à des émissions de radio (Festival Vincent d’Indy, 31 octobre 1932) et à des concerts (Kursaal d’Ostende le 02 juillet 1922 ; mélodies de Fauré et Debussy à l’Ambassade de Bucarest en octobre 1936). Il tourna également des films : le Million de René Clair (1931), où il joua et chanta le rôle du ténor Ambrosio Sopranelli aux côtés d’Odette Talazac [fille du ténor Jean-Alexandre Talazac] ; la Margoton du bataillon de Jacques Darmont (1933), où il joua et chanta le rôle de M. Pélican, professeur de chant. Dans les années 1960, il a enseigné au Conservatoire de Bucarest, où il eut notamment comme élève le soprano Ileana Cotrubaş.

En 1925, il habitait 35 rue des Martyrs à Paris 9e.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 19 mai 1920 en créant Lorenzaccio (Maffio, Alamano Salvati) d’Ernest Moret.

 

Il y chanta la Tosca (Mario Cavaradossi) ; la Bohème (Rodolphe, 1920) ; Pelléas et Mélisande (Pelléas, 1922).

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il n’y chanta qu’une seule fois, en représentation, en créant le 01 juillet 1920 le Lys de la vie (le Prince), livret de Marie de Roumanie, musique de scène empruntée à Debussy, Grieg, Mendelssohn et Rimski-Korsakov, chorégraphie de Loïe Fuller, donné lors d’un Gala roumain en présence de la reine Marie de Roumanie.

 

 

 

 

 

Festival Wagner

M. Liohan a donné au Trocadéro un festival Wagner : tâche ardue qui, malgré d’indéniables qualités, sembla un peu dépasser ses forces ainsi que celles de Mme Gabrielle Gills et M. Stroesco, par ailleurs chanteurs de mérite.

(Lyrica, décembre 1926)

 

 

Mlle Gundstoëtt [seconde épouse de Constantin Stroesco, qui obtint une 1re médaille de solfège au Conservatoire en 1911]

Une excellente musicienne ; elle a, d’ailleurs, de qui tenir : son père, parfait et simple artiste, est un des meilleurs musiciens de l’orchestre de l’Opéra-Comique. Je sais que le soprano de Mlle Gundstoëtt est de belle qualité, et qu’elle chante avec la sensibilité la plus sincère et la plus sobre dignité.

Blonde, d’une plastique aimable, et qui conviendra bien au théâtre, Mlle Gundstoëtt pourra accomplir, sans doute, une double carrière d’artiste lyrique et de cantatrice de concert.

Elle est depuis deux ans au Conservatoire. Elle est élève de M. Engel pour le chant, et de M. Melchissédec pour la déclamation lyrique. Elle ne concourt qu’en chant.

(Georges Pioch, Comœdia, 10 juin 1912)

 

 

 

 

Constantin Stroesco (Ambrosio Sopranelli) dans le Million, film de René Clair (1931)

 

Constantin Stroesco (Ambrosio Sopranelli) et Annabella (Béatrice) dans le Million, film de René Clair (1931)

 

Constantin Stroesco (Ambrosio Sopranelli) et Odette Talazac (la Chanteuse) dans le Million, film de René Clair (1931)

 

 

 

extrait du film le Million (1931) de René Clair, avec Constantin Stroesco (Ambrosio Sopranelli) et Annabella (Béatrice)

 

 

 

 

 

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